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Quand le PS a rendez-vous avec l'histoire ... il évince L. Fabius !

Par Jacques Généreux • Parti de Gauche-Socialisme • Samedi 04/06/2005 • 77 commentaires • Version imprimable

C'est avec une ironie certaine que je situe les propos qui suivent dans cette très sérieuse rubrique. Après le désaveu massif de sa ligne par le peuple de gauche en général et les électeurs socialistes en particulier, tout le monde espère que le PS réagira par une refondation profonde de sa ligne et de son discours, que le PS manifestera ainsi qu'il a entendu le cri de joie populaire accompagnant la victoire du "non" et l'espérance ravivée d'une autre politique. Or la première décision, et donc le premier message adressé aux Français par la direction du PS a consisté aujourd'hui dans l'éviction de Laurent Fabius, c'est-à-dire du seul partisan du "non" qu'elle comptait en son sein. Quelle tragi-comédie ! Le PS a rendez-vous avec l'histoire... et il le rate. Il suffisait de quelques mots pour être au rendez-vous. Reconnaître la grandeur d'un peuple mobilisé pour débattre sérieusement de la Constitution, reconnaître dans le "non" ce qu'il est, une victoire de la gauche pro-européenne, et rejoindre son camp, celui des classes populaires, des salariés, des chômeurs. En lieu et place de ce qui eut été une réaction salutaire et fait de la victoire du "non" finalement aussi un nouveau départ pour le PS, nous avons assisté à un mesquine opération de police intérieure. Le PS a rendez-vous avec l'Histoire... alors il évince Laurent Fabius !

Comme vous le savez sans doute, j'appartiens à la direction nationale du courant Nouveau monde (H. Emmanuelli / J.-L.Mélenchon) et je combats publiquement le projet de traité constitutionnel depuis octobre 2003 (date de ma première tribune sur le sujet dans Libération). Je me situe donc dans ce que les médias ont coutume d'appeler la "gauche du parti". Je n'ai donc jamais été dans le courant de Laurent Fabius et je fais même partie de ceux qui ont critiqué quelques-uns des choix faits par ce dernier au pouvoir. Je ne suis donc pas là en service commandé pour mon camarade Laurent. Seulement en service commandé pour rappeler mon parti à l'intelligence, comme l'ont fait aujourd'hui l'ensemble des minorités.

En effet, aujourd'hui, au Conseil national du PS, la gauche du parti a dénoncé fermement l'attitude d'une direction qui tire comme seule leçon immédiate du "non" de gauche et du "non" des électeurs socialistes l'impérieuse nécessité d'exclure le seul de ses membres qui se trouvait en phase avec le peuple de gauche!

Oh je sais, les médias partisans du "oui" ont beaucoup dénigré l'engagement de Laurent Fabius. A titre personnel, j'ai été à de nombreuses reprises questionné à la télévision ou à la radio sur le positionnement de Laurent Fabius que les médias ont l'habitude de présenter comme un "choix purement stratégique" et voici quelle est en substance et avec la plus grande constance ma réponse :

" Si vous appelez "comportement stratégique" le fait que L. Fabius choisisse une ligne qui est en phase avec l'aspiration du peuple de gauche et qui est la seule capable de réunir toute la gauche pour construire une alternative, eh bien voyez-vous, c'est une bonne stratégie et c'est aussi la mienne ! A dire vrai, l'incroyable est que ce ne soit pas la stratégie de toute la direction du PS.

" Certes L. Fabius a pris officiellement position contre le traité un an après nous. Mais le fait d'avoir été les premiers ne nous rend nullement chagrins de voir d'autres grands dirigeants socialistes faire le même choix que nous. Il était bien plus difficile et plus courageux d'assumer cette position pour L. Fabius, membre de la direction du PS, que pour nous qui sommes dans la minorité. Et on ne voit pas pourquoi le plus long délai pris pour mûrir une décision déprécierait celle-ci. N'est-ce pas au contraire une garantie supplémentaire qu'elle est ferme et définitive ? On a hélas vu d'autres responsables socialistes hurler contre cette Constitution dès ses premiers jours et s'aligner ensuite sur la ligne officielle pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le contenu de ladite Constitution.

" Et l'essentiel n'est pas le jour et l'heure auxquels quelqu'un décide qu'il se rendra à la bataille. L'essentiel est qu'il soit là au jour et à l'heure de la bataille. L. Fabius était au rendez-vous de la bataille dans le référendum interne au PS. Il était à nouveau là pour convaincre des Français de dire "non" dans le référendum populaire. Chacun a pris sa part dans la victoire du "non". Nous sommes convaincus que notre long et constant engagement public contre ce traité, en tant que socialistes, est pour beaucoup dans le fait que nos électeurs aient majoritairement voté "non". Mais nous sommes également convaincus que l'intervention de L. Fabius a aussi convaincu d'autres de nos électeurs qui, peut-être, ne nous auraient pas suivis. Elle a contribué à augmenter la crédibilité d'un "non" de gauche et pro-européen. Elle a (modérément certes) tempéré l'acharnement de certains médias à nous présenter comme des ringards anti-européens."

Aujourd'hui, 4 juin 2005, en prenant pour seule vraie décision (outre celle du lancement d'un Congrès anticipé) l'éviction de Laurent Fabius, la direction du PS a fait ce qu'elle reproche régulièrement au gouvernement français : se comporter comme si les Français ne rejetaient pas clairement sa ligne politique. Désormais, le PS n'est plus dirigé que par des partisans du "oui" attristés par une défaite qui a fait sauter de joie tout le peuple de gauche et que 59% d'électeurs socialistes considèrent comme une grande victoire pour l'Europe, pour la démocratie et pour le socialisme.

La seule explication plausible à un tel grand écart est là aussi "un comportement purement sratégique". Il s'agit de contrôler l'appareil du parti en espérant retrouver au Congrès la même majorité d'adhérents qui à 58% ont dit "oui" au référendum interne. Car, qui tient le parti, maitrise les investitures aux prochaines élections... Et, même si les électeurs de gauche ne sont pas satisfaits d'avoir à voter en 2007 pour des socialistes partisans du "oui", ils n'auront pas le choix espèrent certains : les Français seront tellement excédés par la politique de la droite et tellement désireux d'une alternance qu'ils voteront de toute façon pour n'importe quel candidat de gauche.

Stratégie suicidaire en vérité. Les électeurs de gauche ne veulent pas une alternance, mais une véritable alternative politique. Ils ne voteront pas pour un PS autiste qui rendrait la terre entière responsable de ses échecs et n'avouerait aucune erreur, qui ne ferait pas leur juste place à tous ceux qui sont constamment en phase avec les aspirations du peuple de gauche. Partout où ces électeurs ont voté à plus de 60 % pour le "non", ils ne voteront pas en 2007 pour un candidat partisan du "oui".

Cette évidence devrait, espérons-le, ramener beaucoup d'élus et de candidats à la raison : si le PS de 2007 est le même que celui du 29 mai 2005, les candidats socialistes iront à l'abattoir. Alors n'est-il pas plus raisonnable de convaincre nos électeurs que leur "non" n'a pas seulement gagné le référendum, mais aussi gagné dans notre parti ? Vous voyez bien que la stratégie électorale cela a parfois du bon. A la seule condition de ne pas choisir la mauvaise.


Jacques Généreux.
Membre du Conseil national du Parti socialiste. Professeur à Sciences Po

Auteur de Manuel critique du parfait Européen. Les bonnes raisons de dire "non" à la Constitution (Seuil, mars 2005) et de Sens et conséquences du "non" français (Seuil, juin 2005)

Commentaires

En 2007... par chichoi34 le Samedi 04/06/2005 à 22:18

Je voterai sarkozy pour encore une fois barrer la route à Lepen.


Re: En 2007... par guiraud le Samedi 04/06/2005 à 22:48

Merci J.Généreux d'être l'honneur de la gauche ou au moins l'un d'entre eux...
Comment des militants du PS qui ont combattu contre l'AGCS, qui se mobilisent contre l'OMC  ont ils choisi de dire OUI...
Comment maintenant qu'ils sont désavoués par leur base peuvent ils écarter Laurent Fabius...
J'ai une crainte : que pour finir, ce soit la rue qui tente de régler le problème...à moins que ce ne soit par défaut l'extrême droite qui prenne le pouvoir en 2007...
Quel problème  ces hommes et femmes politiques tellement surs d'avoir raison qu'ils en deviennent méprisants vis à vis de ceux qui ont l'outrecuidance de ne pas aller dans leur sens...
Comment pouvaient ils accepter ce traité qui fait fi de la démocratie...aucun contre pouvoir seule garantie contre la dictature...(Montesquieu)
et maintenant comme vous le soulignez dans votre article ils appliquent ce qu'ils reprochent à chirac : ils n'écoutent pas le sens du NON...
restons mobilisés... merci encore, vous et tant d'autres qui ont contribué à élever le débat...


Re: En 2007... par alainM le Mardi 07/06/2005 à 10:51

Non je ne voterai pas Sarkosy en 2007 pour barrer la route de Lepen. Je m'abtiendrai. Quelle tristesse, après l'espoir qu'a fait naître la victoire du Non le 29 mai. Chirac nous a fait le coup aux présidentielles de 2002 et au référendum cette année: "Choisissez, c'est Lepen ou moi." Sarkosy serait trop heureux de nous offrir le même choix une troisième fois.
    Quelle sera l'alternative à gauche? Sans le PS, la gauche n'a aucune chance de gagner. Mais qui à gauche votera pour un PS socio-libéral (ou libero-social)? Abstention, abstention, tu nous guettes... Si quelqu'un a une autre idée, je suis preneur, merci d'avance.


Re: Re: En 2007... par violette le Jeudi 19/10/2006 à 12:23

et si on se munissait tous d'un bulletin "Fabius", ça ne sera pas comptabilisé bien sûr, mais c'est préférable à l'abstention et au vote blanc (puisque pas compté non plus), et pour une fois on se ferait plaisir, c'est tellement rare de voter "POUR" quelqu'un ou quelque chose ! j'en ai assez de devoir voter utile (??)


par Annie le Dimanche 05/06/2005 à 07:04

D'abord Merci à toi (Nouveau Monde), Dolez (Forces militantes) et Filoche (Nouveau parti socialiste) d'avoir fait l'unité pour votre tour de France.

Nous (les adhérents PS et les électeurs français) avons besoin de cette unité; Vous nous donnez l'exemple depuis un an.

Il est vrai que je suis partagée sur l'attitude de Fabius. Je suis heureuse d'apprendre que c'est par une vraie compréhension des aspirations du Peuple qu'il a pris cette position. Il s'est peu exprimé sur les médias (non de sa faute, bien sûr) et dans le parti court des bruits divers. L'information de première main que tu nous donnes ainsi est essentielle. Car il est vrai que nous avons besoin de "chefs" dignes de notre aspiration, et de militants convaincu du sens du mot Socialisme, et d'électeur.

Qu'il ait  pris sa position plus tardivement n'a pas grande importance. L'important est qu'il l'ait prise et à temps. Et de plus qu'il n'est pas eu peur de se faire voir aux médias, tout en restant à l'écart dans les meetings et débats (ce que je regrette).

Mais tu ne me rassures nullement sur la montée du Front national.

En effet, ayant eu moi-même subie une longue période de chômage et la pauvreté inhérente, j'ai été en contact fréquent avec les Rmistes et exclus divers (dont j'étais) et donc j'ai entendu pourquoi ils votent Le Pen. J'ai compris qu'ils étaient un potentiel de gens de gauche, ignorant eux-mêmes qu'ils le soient (un peu comme le Bourgeois Gentilhomme). Bien sûr ils ont pris des boucs émissaires en la personne des émigrés qui leur ont été désignés.

Je me disais il y a un manque d'éducation politique dans le Peuple. Et je suis donc revenu au PS en mai 2004 sur une position de gauche, après une longue absence.

Et cette campagne m'a comblé. Le Peuple s'est révélé digne comme je le présentais.

Et maintenant j'ai un peu peur de la suite. J'osille entre l'espoir et le désespoir au vu du comportement des oui socialistes toujours imbus d'eux-mêmes et des dissensions à l'intérieur même des non.

Bien sûr je ne me relâcherai pas, et les militants socialistes qui m'entourent non plus. Et nous voyons autour de nous les autres partis de gauche à l'aguet de notre évolution. Tout est envisagé pour le Parti Socialiste de la déchirure à la prise de la majorité par la gauche.

Pour se battre nous avons besoin de garder l'espoir en cette alternative politique dont tu nous parles, dont beaucoup sont porteurs dans le parti. Rassemblez vos forces.

Nous avons aussi besoin pour se faire du renfort des espérants en la démocratie, toute la démocratie.


vous avez dit "démocratique" ? par Stéphane le Dimanche 05/06/2005 à 09:09

Je trouve affligeante cette décision d'exclusion. A première vue, elle se présente comme "démocratique". Mais c'est un malentendu qu'il faut dissiper avec force.

Cette décision fait en effet l'objet d'une double justification. En premier lieu, le parti socialiste est un parti qui fonctionne à l'aide de règles qui forgent sa démocratie interne. Celui qui transgresse ces règles méritent donc l'exclusion.Comment en effet croire qu'une personne ne respectant pas les règles démocratiques de son parti puisse le cas échéant, respecter celle de l'Etat une fois au pouvoir ? En second lieu, il est nécessaire d'avoir une unité à la tête du parti, et celui qui diverge doit êre exclu. La clarté d'une ligne politique et partant, les espoirs d'un retour au pouvoir sont à ce prix.

A vrai dire, le premier argument a été souvent avancé dans cette campagne référendaire, notamment pour répondre aux critiques de la partie III, mais sous une forme légèrement différente. C'est ainsi que l'on a pu avancer (François Hollande), y compris après les résultats, que l'on ne pouvait mettre en cause la légitimité démocratique des traités existants, dans la mesure où ils étaient le fruit - pour la plupart - de l'exercice de la démocratie représentative ; en contester le caractère démocratique participerait d'une réaction "poujadiste", antidémocratique.

Or, si l'argument vaut avant les résultats d'une consultation référendaire, il ne tient bien entendu plus après celle-ci. Le principe même d'une démocratie représentative (semi-représentative si on préfère), c'est aussi un principe hiérarchique entre la voix des citoyens, et celle de ses représentants. (d'où les précautions à prendre pour l'oganisation d'un référendum). A ce titre, les résultats du référendum constituent aussi une sanction de "l'existant" - dont on nous a dit qu'en votant non on se retrouvait avec, ce qui est vrai -. Les lattitudes d'interprétation des résultats permettront sans doute ne n'y attacher aucune conséquence, à court terme au moins. Mais s'agissant de la position "oui"/"non" pour cette consultation, et sans entrer dans la mutiplicité des sens possibles à attribuer à ces positions, la situation est on ne peut plus claire : les tenants du "non" au sein du PS sont aujourd'hui ceux qui sont le plus en accord avec la majorité des citoyens, des électeurs du PS, et peut-être même des militants -de quand date la consultation des militants ?-. La seule exclusion démocratique de la direction du PS ne pouvait avoir lieu qu'à l'issu d'une nouvelle consultation des militants. Voilà ce qui serait le respect réel du principe même de la démocratie, fut-elle représentative.

Quand à la question de l'unité, de la clarté politique, elle ne peut se décréter par ceux là même qui sont mis en cause face aux résultats, pas davantage par ceux qui ont vu leur position gagner, mais là encore, elle ne peut être issue que d'une nouvelle consultation de la base, d'un nouveau débat.

Ce débat aura lieu, j'espère. Mais en attendant, l'argumentaire fondé sur la notion de démocratie masque mal une réalité : une pure et simple logique d'appareil. Et partant, cette méthode même est en décallage profond avec la signification indiscutable du résultat négatif au référendum.

Ce résultat exprime en effet, en plus du rejet du TCE, du néolibéralisme, en plus de l'aspiration à un nouveau projet de "gauche" au plan national, une critique du fonctionnement de nos institutions.

Car enfin une crise est là. Chirac y a contribué largement. Il a quand même résussi à mettre à mal les grands piliers de la cinquième : réduction du mandat, la dissolution, le référendum...

Si on ajoute que ces atteintes -quoi qu'on en pense sur le fond, notamment quand à la réduction du mandat - interviennent sur le fond d'une crise de représentativité de l'ensemble de nos institutions -syndicats, partis politiques, etc...-, le moins que l'on puisse attendre du PS et de sa direction, au sortir de ce rejet par les citoyens du TCE, ce serait précisément une attitude qui ne participerait pas à alimenter cette désaffection des "institutions représentatives". Il me semble que "le sens de responsabilité politique" qui manquerait à Fabius d'après Hollande se trouverait précisément là, et non dans cette "logique d'appareil".

Vous avez dit "démocratique" monsieur Hollande ? Je n'y vois que de l'autisme, et la démontrastion d'une inaptitude à relever le véritable défi politique de notre temps.

NB : bravo pour ce site que je découvre, pardon par avance si cette première contribution est trop longue...


Re: vous avez dit par francois le Dimanche 05/06/2005 à 11:43

Bonjour,

Je suis sympathisant de gauche, après le référendum j'avais décidé d'adhérer au parti socialiste mais maintenant, il n'en est plus question. Je pensais que la direction socialiste serait assez intelligente pour ne pas se tromper d'ennemi et surtout pour entre le choix du peuple de gauche.

Chirac comme je le dis souvent avec mes collègues de travail, il doit sabrer le champagne tous les jours. De mon point de vue il fait partie des hommes pour lesquels seul le pouvoir est important, le peuple, la justice... Le premier résultat de ce référendum qu'il a obtenu au niveau national est de faire imploser le parti socialiste, quel coup de maître. Dans son camp il réussi à mettre en place une cohabitation qui aboutira à un échec entre les deux frères ennemis Villepin et Sarkosy, et si les deux se plantent en beauté, qui croyez vous osera se présenter comme le sauveur en 2007 ?

La direction socialiste fait preuve d'une bêtise sans nom, elle mérite la fessée, comment maintenant prôner l'union de la gauche alors que la première décision est de virer Fabius qui sert de bouc émissaire mais surtout un rival en moins pour un DSK aux dents longues... La bataille pour le pouvoir à donc déjçà commencé au parti socialiste, quel spectacle lamentable. Sur quelles bases et quelle légitimité vont ils pouvoir maintenaint faire l'union et convaincre le peuple de gauche de voter pour eux ?

Merci encore à Monsieur Généreux d'accepter de dialoguer et de poster avec ses amis les attentes du peuple de gauche.

Amicalement,

François


Re: Re: vous avez dit par Stéphane le Dimanche 05/06/2005 à 12:11

Cher François,

J'étais comme vous sur le point d'adhérer au PS. Toutefois, je n'ai pas encore renoncé. Je pense plutôt que c'est précisément le moment d'adhérer non ? Je m'interroge néanmoins sur les possibilités d'action réelle au sein d'un parti pour un nouveau venu...mais je suppose que le meilleur moyen d'y répondre est sans doute d'adhérer.


Re: Re: Re: vous avez dit par Annie le Dimanche 05/06/2005 à 20:28

A François et à Stéphane si c'est justement le moment d'adhérer pour renverser cette direction. Il faut que la gauche prenne le pouvoir dans le Parti. Pour ça nous avons besoin que la gauche du parti soit forte et vote au prochain congrès.
Donc nous avons besoin de vous en urgence.


Re: Re: Re: Re: vous avez dit par Guillaume le Lundi 06/06/2005 à 13:49

Je crois savoir que le referendum interne du PS sur le TCE s'est joué à 20 000 voix .
La victoire du non aura, j'imagine, fait bougé cet écart mais peut être pas suffisament et du renfort serait surement bienvenu.
Je ne suis pas au fait du fonctionnement interne du PS, un nouvel adhérent peut'il esperer peser dans les choix du prochain congrés ?
Si oui je serais trés interessé de savoir où et comment adhérer (chose que j'ai déjà essayé de faire le 31 mai au matin sur le site web du PS, sans réponse pour l'instant).
Guillaume


Re: Re: Re: Re: Re: vous avez dit par Annie le Lundi 06/06/2005 à 14:10

Le mieux et le plus rapide est de chercher les coordonnées de ta section sur le site du PS, pas d'adhérer sur le site, et de contacter par tél la fédé ou ta section.
ta voix comptera si tu adhères avant le 18 juin! six mois sont nécessaires pour voter. nous voudrions une ouverture aux adhésions, mais la règle étant 6 mois (à jour des cotisations le jour du vote), et la droite ayant peur de perdre sa majorité nous n'aurons pas l'ouverture.
Ce pendant de mon point de vue ils ont tord car le PS n'est plus en accord avec son electorat, et les adhérents en masse courant DSK depuis 2 ans ont fait beaucoup de tord au parti. le PS risque actuellement troischoses concomittentes :
- montée du FN,
- absention
- non-élection de ses candidats

autrement dit un 21 avril en pire


Re: Re: Re: Re: Re: Re: vous avez dit par Guillaume le Lundi 06/06/2005 à 14:19

Merci de ces précisions, je vais essayer de m'inscrire avant le 16 juin.

Guillaume


Re: Re: Re: Re: Re: Re: vous avez dit par Henrique le Mardi 07/06/2005 à 14:12

Si je compte bien, du 18 juin au 18 novembre il n'y a que 5 moins : donc c'est déjà foutu ? Plus d'intérêt à adhérer au PS si on veut contribuer à y changer la donne ?

Si c'est le cas, on voit que les sociaux-libéraux qui tiennent le parti ont bien manoeuvré pour conserver le pouvoir : en mettant Fabius dans les pattes des courants de gauche du parti, cela va compliquer leur unification ; en avançant le congrès au 18 novembre, ils empêchent toute adhésion massive pouvant faire changer la balance en leur défaveur (quand bien même ce serait en faveur du peuple de gauche tel qu'il s'est exprimé !).


Re: Re: vous avez dit par Henrique le Dimanche 05/06/2005 à 12:29

Cher François,
Comme toi je suis sympathisant et je dénonce l'autisme de la direction actuelle du PS. Mais c'est un parti politique, tout y est question de rapports de force entre d'un côté ceux qui ne sont là que pour obtenir quelques sièges électoraux, prêts à se mettre au service du néolibéralisme s'il le faut, d'un autre côté ceux qui sont sincères dans leur croyance que le social-libéralisme est ce qu'il y a de mieux pour nous et d'un autre côté encore ceux qui pensent que la démocratie doit reprendre en main ce qui la concerne et ne plus laisser le marché sans bride politique. Nous faisons toi et moi partie de la dernière catégorie : nous sommes majoritaires en France dans ce sens, mais au sein du parti socialiste, puisque nous n'y avons pas encore adhéré, ceux qui défendent cette ligne sont minoritaires.

Comment ne pas voir que la seule solution pour éviter d'avoir un Jospin bis qui nous dit qu'il ne présente pas un projet socialiste et qui s'étonne ensuite de ce que ni la gauche ni la droite ne votent pour lui, pour éviter d'avoir donc à nouveau un second tour droite/extrême droite, c'est qu'un maximum de sympathisants de gauche, qui ne croient ni au social-libéralisme, ni au collectivisme dirigiste, adhèrent au PS et puissent ainsi permettre à l'aile gauche du PS de devenir majoritaire ? Pour que la direction du PS soit menée par des réformistes dignes de ce nom, pas des partisans du pansement social sur le cancer libéral, mais des réformistes ayant une ligne politique leur permettant d'agir sur les causes, il faut que le peuple de gauche investisse le PS. Autrement, n'est-ce pas trop facile de se plaindre du manque d'alternative politique ?


Re: Re: Re: vous avez dit par pascal le Dimanche 05/06/2005 à 21:21

Exactement; comme le dit Jacques Généreux lui-même (dans "une raison d'espérer"): si ceux qui souhaitent que la politique change ne font pas de politique, alors elle ne changera jamais! Je pense moi aussi adhérer; je ne vois pas d'autre solution. Bon courage!


Re: Re: vous avez dit par Laurent le Lundi 06/06/2005 à 12:49

Réponse à François et à d'autres

Je suis comme toi sympathisant de gauche et j'envisage de prendre ma carte au PS  pour pouvoir  soutenir les  gens comme Généreux ou Filoche au prochain congrès ; puisque la direction actuelle est complètement autiste, il faut renforcer les courants du NON au sein du PS ; c'est en novembre que ça se jouera ; l 'extension de la lutte contre le libéralisme passe par une nouvelle direction au sein du PS qui pourra ensuite porter nos revendications au niveau européen

Amicalement

Laurent


Il y a un avenir, et il est guidé par l'espoir, pas par le repli par Did le Dimanche 05/06/2005 à 15:34

Merci au trio d'enfer d'avoir été un point essentiel de l'honneur du PS. On n'oublie pas non plus Méluche, qui a eu une action décisive pour que le PC et tout notre électorat ne nous mette pas à la poubelle tous ensemble.

Je n'ai jamais été Fab', mon député et ami Bapt le sait, mais toute la gauche a eu le plaisir de voir Laurent adopter courageusement une position et un argumentaire dont personne n'a le droit de douter.

Ce qui vient de se passer au CN est contraire à l'histoire, contraire à notre intérêt dans les rapports avec l'électorat, contraire à l'intelligence qui veut que dans le doute on s'abstienne, contraire à la mission donnée par le militant qui commence par garantir l'intégrité du parti et la cohésion de ses membres.

N'importe qui, appelant à un congrès de refondation, aurait compris qu'en attendant il était urgent de sauver la maison, et bien non, FH fout le feu, change de pièce, et ferme la porte. Irresponsable en toute décision. Après avoir donné son opinion sur le TCE sans débat, défini les règles du jeu pendant la bataille, menacé sans moyens, appelé aux règlements de comptes, il constitue son secrétariat national comme Chirac son gouvernement. Toutes les erreurs seront donc commises, plus qu'on ne pourra jamais en imaginer.

La totalité des interventions sur les forums depuis hier soir est constituée de sympathisants prêts à adhérer et qui y renoncent, ou de récents militants décidés à rompre avec ce parti et ses méthodes. Si on rajoute les demandes d'exclusion, à combien de militants se comptera le parti au prochain congrès ?

De deux choses l'une:
Soit les militants partent tout de suite, écoeurés comme le souhaitent certains, et FH triomphant sur les ruines d'un petit part ridicule aura l'énorme chance d'aller se prendre la branlée de sa vie aux présidentielles, mais en prenant assez de voix de gauche pour lui retirer toute chance.
Soit on arrive à faire rester tout le monde, et le congrès est celui de la division, des règlements de compte. Celui qui en sortira vainqueur n'aura pas le temps de créer une base. Mais qu'y pouvons-nous ? C'est tout de suite que les choses doivent changer, et notre direction ne fait rien pour !

Nous avons plein de travail. Déjà rassurer un par un les camarades, les faire rester dans le débat, dans le parti, dans l'action, la défense de leurs idées.
Et après préparer une motion bien construite, et avec des procédés démocratiques. A tous les "leaders" de ces non socialistes de savoir ne pas jouer aux prétentieux, et créer le blog appelant les avis des adhérents et sympathisants, pour une vraie motion militante, conforme à l'attente de nos militants, de notre électorat naturel.
A vous, Marc, Jacques, Gérard, ainsi qu'Henri et Jean-Luc, et Arnaud (mais j'ai des doutes) de réagir intelligemment.
Sur le terrain, nous sommes prêts, motivés et nombreux. On vous attend !


Entre craintes et (des)espoirs? par Laurent F. le Dimanche 05/06/2005 à 19:00

Tout d'abord, je tiens à exprimer, comme beaucoup d'autres, mes remerciements à Jacques Généreux pour son engagement et le combat acharné (et sans doute épuisant) qu'il a mené durant la campagne référendaire.

Ce résultat, en dehors des analyses (?, disons commentaires non-avisés) qu'il a provoquées, a suscité chez moi comme dans mon entourage deux réactions concomitantes :
1 - c'est une grande victoire,
2 - combien de temps va-t-il falloir aux pontes pro-oui du PS pour anéantir cette victoire et la transformer en projet d'autodestruction du PS pour 2007 (et la suite...). réponse : une semaine (en fait, leurs commentaires d'après scrutin ne laissaient pas espèrer autre chose).

Je ne suis pas politologue, mais je crains sincèrement que, si lors du congrès de novembre un projet alternatif (non d'alternance comme l'a justement précisé Jacques Généreux) n'émerge pas avec, évidemment, pour le porter, une toute autre équipe dirigeante, le PS perdra un nombre conséquent de sympathisants.

En effet, lors de discussions post-referendum, j'ai constaté qu'un grand nombre de sympathisants de gauche, anticipant la stupide réaction des dirigeants majoritaires (??) actuels du PS et étant pour le moins sceptiques quant à son évolution, prévoient un duel Sarko - Lepen en 2007 et envisagent de se réfugier non dans un vote Lepen mais dans l'abstention, ce qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses !

Dernière chose, nous sommes quelques-uns à être persuadés de la nécessité et de l'urgence de s'"encarter" au sein du PS sur la ligne qui est la vôtre. Il s'agirait du premier "encartement" pour nous et je ne vous cache pas que nous avons certaines craintes concernant le fonctionnement général du PS.
Nous serions très heureux d'être convaincus !!!!!

Au plaisir de vous lire (et de vous réentendre dans le rendez-vous des politiques).

Cordialement.


Re: Entre craintes et (des)espoirs? par guiraud le Dimanche 05/06/2005 à 22:48

oui, adhérez au PS pour infléchir sa ligne...personnellement j'en suis sorti...les caciques de la section à laquelle j'adhérai... prétendent que je ne suis pas de gauche...
je suis maire d'une commune de qq 3000 hbts... j'ai fait campagne pour le NON...mes concitoyens semblent avoir compris mon choix puisqu'ils ont voté à 67.60% pour le non... le soir du résultat des militants du PS m'ont insulté...ce n'est pas grave...je suis toujours de gauche...
tout de même si vous êtes jeunes (j'ai 65 ans) adhérez et battez vous, j'avoue ne plus avoir ce courage...mais je suis de tout coeur avec vous...


Le coût d’une scission ? par Catherine le Lundi 06/06/2005 à 11:09

Je me doute bien qu'appartenir à un grand parti, permet de bénéficier de subventions substantiels (sans lesquelles aucun mouvement politique ne peut réellement influer et survivre), d'entrées plus aisées dans les diverses instances politiques (municipales, cantonales, parlementaires, régionales, européennes...) d'être ""considéré comme existant"" par les médias.

Mais il va bien falloir un jour faire un choix en conformité avec vos aspirations qui semblent s'éloigner de plus en plus de celles des "ténors" actuels de votre parti.

Soit (au prochain congrès) les adhérents (au demeurant fort peu nombreux) du PS désavouent leur actuelle direction, vous laissant ainsi "maître" du parti, soit ceux-ci préfèrent poursuivre sur la voie dite "sociale démocrate" et là je pense qu'ils vous faudra être cohérents avec  vos idéaux. Quitte à devoir entamer un long et difficile processus de création d'un nouveau parti. Mais les finances, l'influence, me direz-vous  et OUI, gros dilemme!

Votre NON (celui d’une autre vision ou idéal de l’Europe) et mon OUI (celui d’un meilleur outil que Nice pour une évolution interne) ne sont pas « incompatibles » aussi je visiterais régulièrement votre blog pour suivre vos propositions, comme à l’époque je vous écoutais le lundi sur France culture ou vous lisais dans Alternative économique.

Bon courage


Re: Le coût d’une scission ? par guiraud le Lundi 06/06/2005 à 12:49

je me souviens Catherine...que Chirac et Jospin nous avaient dit que le traité de Nice était une extraordinaire avancée...
Ben, voyez vous, je ne les crois plus... ils se moquent de nous...
Je suis un mouton noir...et je suis fier de ma négritude !!!


Re: Re: Le coût d’une scission ? par Catherine le Lundi 06/06/2005 à 14:33

Pourquoi fier ?

L'acte de voter non relevait donc de la bravoure ?

Ce ne sont pas Jospin (dont je ne me suis même pas donné la peine d'écouter les interventions) et encore moins Chirac ( qui, à mes yeux ne représente que 19% des électeurs en France) qui ont décidé de mon vote.

Je vais me répéter, mais j'ai pris cette constitution (à tord ou à raison selon les uns ou les autres) comme un simple outil.

Maintenant je crois qu'il est temps de penser à l'avenir


Re: Re: Le coût d’une scission ? par sanachie le Vendredi 17/06/2005 à 16:48

Les moutons noirs sont ceux qui ont voté "oui". La preuve par les urnes.
J'ai voté "oui", je suis un mouton noir et j'ai honte de mes concitoyens qui :
1- n'ont pas eu la peau de Chirac
2- n'ont pas eu de renégociation
3- n'ont pas permis la naissance d'un modèle social européen
4- ont ouvert la porte aux nationalismes de tout bord
5- sont vraiment des ?!§@& pour penser que Fabius incarne la cause du peuple.


Re: Re: Re: Le coût d’une scission ? par Thierry le Vendredi 17/06/2005 à 18:11

Les moutons noirs sont ceux qui ont voté "oui". La preuve par les urnes.
J'ai voté "oui", je suis un mouton noir et j'ai honte de mes concitoyens qui :

1- n'ont pas eu la peau de Chirac

La "peau de Chirac" n'était pas l'enjeu du référendum.

2- n'ont pas eu de renégociation

Il est un peu tôt pour affirmer cela. Ne confondez pas gesticulation et acte politique, l'échelle de temps n'est pas la même.

3- n'ont pas permis la naissance d'un modèle social européen

Vous l'avez vu dans le TCE, ce fameux modèle social? Dans ce cas, faites-moi savoir dans quels articles.

4- ont ouvert la porte aux nationalismes de tout bord

Expliquez-vous SVP.

5- sont vraiment des ?!§@& pour penser que Fabius incarne la cause du peuple.

Qu'est ce qui vous fait dire cela? Si c'est un sondage, donnez-donc la référence.


Re: Re: Re: Re: Le coût d’une scission ? par sanachie le Lundi 20/06/2005 à 14:43

1- "la peau de Chirac" n'était absolument pas un enjeu mais une conséquence souhaitée par beaucoup de socialistes qui ne pouvaient physiquement pas voter 2 fois de suite pour Chirac. J'en connais beaucoup.
2- certes mais l'avenir est bouché jusqu'en 2007. Mon sentiment est que tout est fini alors que ça aurait dû commencer en 2007.
3-  je ne dis pas que la constitution donne l'affirmative, mais au moins l'idée européenne aurait été préservée.
4- Osez vous démentir que le sentiment qu'il faille agir à l'échelle nationale, se protéger à l'échelle nationale, réduire son chômage national pour mieux l'exporter à l'échelle européenne, ne soit pas grandissant ? C'est peut-être les media qui affabullent encore ? Surement que ce sentiment est pré-existant au référendum, mais alors je n'ose faire le lien ...
Je pense que le salut viendra de l'europe et du fédéralisme, et grosso-modo d'une politique Keynesienne niveau européen. Pour cela, il faut que l'europe politique existe.
5- rectification : "certains de mes concitoyens", comme ça, plus besoin de sondages ou autres. Démentez-vous que L.F. soit le candidat le plus probable du "non" de gauche ?
Je trouve ça comique, c'est juste un point de vue.


Re: Re: Re: Re: Re: Le coût d’une scission ? par le Mardi 21/06/2005 à 11:11

1- "la peau de Chirac" n'était absolument pas un enjeu mais une conséquence souhaitée par beaucoup de socialistes qui ne pouvaient physiquement pas voter 2 fois de suite pour Chirac. J'en connais beaucoup.

On s'en fout, même si le monarque est encore au pouvoir, il est politiquement mort. Pour ma part je n'ai en aucun cas voté contre chirac et ce  gouvernement comme le prétendent les sociaux-traitres, j'ai voté contre ce texte, point barre.


2- certes mais l'avenir est bouché jusqu'en 2007. Mon sentiment est que tout est fini alors que ça aurait dû commencer en 2007.

Certes mais si on disait oui, l'avenir était bouché pour toujours car contrairement à ce que vous racontez, ce n'était pas l'europe fédérale qu'on votait dans ce texte, mais un aménagement cosmétique des institutions européennes avec sa constitutionnalisation ad vitam eternam et par la même occasion la constitutionnalisation des politiques anti-keynésiennes


3-  je ne dis pas que la constitution donne l'affirmative, mais au moins l'idée européenne aurait été préservée.

Mais l'idée européenne est toujours préservée. mais entre l'idée européenne inscrite dans cette constitution et celle du modèle social-démocrate suédois, il y a un fossé irrémédiable.


4- Osez vous démentir que le sentiment qu'il faille agir à l'échelle nationale, se protéger à l'échelle nationale, réduire son chômage national pour mieux l'exporter à l'échelle européenne, ne soit pas grandissant ? C'est peut-être les media qui affabullent encore ? Surement que ce sentiment est pré-existant au référendum, mais alors je n'ose faire le lien ...

Voici ma réponse : ce sentiment s'il existe, est justement la
Je pense que le salut viendra de l'europe et du fédéralisme, et grosso-modo d'une politique Keynesienne niveau européen. Pour cela, il faut que l'europe politique existe.
5- rectification : "certains de mes concitoyens", comme ça, plus besoin de sondages ou autres. Démentez-vous que L.F. soit le candidat le plus probable du "non" de gauche ?
Je trouve ça comique, c'est juste un point de vue.


Re: Re: Re: Re: Re: Re: Le coût d’une scission ? par le Mardi 21/06/2005 à 13:59

sociaux-traitres
Vous voulez parler de Fabius ?

constitutionnalisation des politiques anti-keynésiennes
Je suis borné mais je ne comprends toujours pas qu'elle est la différence entre une "constitutionnalisation" et le fonctionnement actuel : même domaine d'application, de compétence, même mode de modification à l'unanimité ...
La seule différence que je constate c'est qu'avec le "non" on peut dire qu'on est pas "pour" (ce qui est limite indéfendable quand on pense que c'est un président de droite élu au suffrage universel et un gouvernement/parlement de gauche élu aussi au suffrage universel qui ont ratifié le traité actuel sans provoquer aucun remou sur internet ou autres associations citoyennes). Bref, le "oui" comme le "non" instaure de fait ce traité.


Re: Le coût d’une scission ? par Annie le Lundi 06/06/2005 à 15:08

Se séparer du PS demande reflexion pour les deux côtés.
En effet. La droite laissée à elle-m^me dans un parti vidé de sa gauche, n'a plus de raison d'être. Il devient un parti emputé de sa moitiè (pour ainsi dire), donc plus du tout le 1er parti de France.
La gauche n'a pas plus interêt à partir, car il est rare dans l'histoire qu'un morceau de parti parte dans son entier, il reste toujours des morceaux dans le parti d'origine.
Deux exemples :
- Tour > plus de la moitié du parti socialiste est devenu le parti communiste. Il s'est donc trouvé exangue.
- le PSU en 71 à la sortie avec Roccard, le PS a pu se contruire, le PSU a survécu encore jusque fin des années 70 et est resté très vivace jusque milieu des années 70 (LIP, et autres)
Dans les deux cas c'était pour former un autre parti. Dans le premier un parti à crer, dans le deuxième un parti à reformer (SFIO). Le PSU est mort a relativement longue échéance, pas de son vidage mais de l'existence du PS. Dans le cas de Tour, le parti socialiste a mis bien une dizaine d'années a s'en remettre. Mais nous sommes actuellement dans une urgence politique, une demande du peuple, qui si elle n'est pas satisfaire peut se transformer en violence, ou en extrêmisme (vu le terrain, de droite).
Nous avons un potentiel important dans la gauche si nous additionnons : Attac, PC, LCR, et tous les inorganisés et tous les adhérents à gauche dans les Verts et le PS, acquis d'avance aux idées d'anti-libéralisme, alter-mondialisme....Tout ça fait beaucoup de monde.
Je ne vois pas dans les boules de cristal. Mais ceci n'est pas forcément un potentiel pour un nouveau parti. Nous avons des échéances éléctorales relativement proches. Je doute qu'un nouveau parti soit en capacité actuellemnt de faire une symbiose de tout ça. Il va falloir faire avec les structures existantes.


L'union des motions minoritaires par Manu le Lundi 06/06/2005 à 18:38

Tout d'abord bravo à M. Genereux que j'ai vu en meeting avec ces 2 camarades à Grenoble. Une question simple se pose à moi. Peut on esperer l'union des 3 motions minoritaires ( NPS, NM, FM ) lors du congrés qui aura donc lieu en Novembre? Ces motions représentent réellement l'avenir du ps. Cordialement.


Re: L'union des motions minoritaires par BS le Lundi 13/06/2005 à 11:15



... et pour compléter la question de Manu, qu'est-ce qui empêcherait (divergence dans les analyses, querelles de personnes ...) la réunion de ces trois courants ?

Merci de votre réponse.


par Marc le Mardi 07/06/2005 à 17:58

D'accord avec ce texte je suis de ceux qui,sans succès,depuis des années esaient de faire entendre à nos camarades que nous ne sommes plus en phase avec les attentes de notre électorat.Le problème n'est pas de porter un jugement sur la pertinance de ces attentes par rapport à l'analyse que font nos dirigeants de la situation ce qui est actuellement l'attitude adoptée mais d'y répondre.Nos sympathisants si ils ne sont pas radicalement hostiles à l'économie de marché le sont sans nul doute au néolibéralisme qui règne actuellement .La social-démocratie dans ses récentes évolutions n'est plus en phase avec notre électorat.


Re: par Didier le Mardi 07/06/2005 à 21:11

essai


par le Mercredi 08/06/2005 à 23:06

En espérant que les ringards dans ton genre prennent le pouvoir. On devrait être tranquille pour longtemps.

Salut à toi dinosaure bouffeur de subventions.


Re: par Vincent Carel le Samedi 11/06/2005 à 16:26

Amem


par claude le Jeudi 09/06/2005 à 01:18

J'adhère à l'article. je rappelle de plus que la gauche, ce n'est pas le PS et  les socialistes ne se résument pas au PS, et que donc vous avez plus que raison d'anticiper sur les ressentiments engendrés par ces autistes, internationalistes sur les projets européens ( du Medef?), mais souverainistes quand il s'agit de "leur" socialisme. Osons croire que les autres forces vives du socialisme fasse émerger autre chose que ce spectacle affligeant de guignols en déroute.


Re: par Esperanza le Lundi 13/06/2005 à 13:55

@ guiraud:

je ne pense pas que la direction du PS ait lutté contre l'AGCS. Et je ne pense pas que l'OMC soir mauvais en soi, mais qu'elle est mal utilisée, de là à demander sa fin l n'y a qu'un pas que je ne franchirai pas car ce peut être un instrument de régulation internationale

@ annie:

je pense que fabius a décidé de se positionner sur le non plus par calcul que par compréhension du peuple. Certes il a défendu sa vision mais comme il était grillé auprès des français, il avait tout intérêt a appelé pour le non


le marché ou la plan, mon cher! par jom31 le Lundi 13/06/2005 à 19:30


je ne connais pas Vincent Peuillon, qui passait sur France Culture vendredi soir 10 juin
qu'il ait été pour le NON mais par diiscipline de parti après le référendum interne n'ait pas voulu se lancer dns le combat comme Filoche, Généreux et d'autres,bon!
Peillon déroulait des arguments souvent intéressants devant les autres participants à l'émission du RDV des politiques, je crois
un thème m'a choqué cependant: quand il a regretté que le marché ne soit pas plus aimé en France et que dans le camp du NON il y ait eu trop d'anticapitalisme
je ne sais trop quel sens je donnerais à ce dernier terme, mais distinguer le marché libre et sans entrave d'un marché socialement et environnementalement régulé me parait le BABA d'un homme de gauche, à moins de feindre comme tel leader UMP que les électeurs du NON ne rêvent que du retour au Gosplan stalinien de la belle (?) période soviétique!
là, Peillon m'a semblé entrer dans la problméatique de ces bon penseurs qui nous assomment avec leur choix: le marché ou le plan! avec la variante "de gauche"" la social(démocratie réformiste et réaliste ou le radicalisme révolutionnaire néo-communiste!
comme si l'alternative aujourd'hui en 2005 à l'heure de la mondialisation néolibérale était celle-là, comme si le choix entre Bad Jodesberg 1959 ou le léninisme 1917 avait encore un sens pour la gauche, comme si les modèles de la guerre froide avaient encore une signification au delà de l'histoire, alors que le modèle rhénan craque de toute part et que Scröder fait plus penser à l'Agenda 2010 de "modernisation" néolibérale et à Hartz 4 de parfum blairiste ou chiracquo-sarkozien qu'à la cogestion paritaire entre patronat et syndicat!

comme économiste et avec des collègues historiens ou sociologues, vous avez du travail, Jacques Généreux, pour insuffler au PS un débat d'idées moins dépendant des demis-savants de l'Université ou des médias, comme disait Pierre Bourdeu!


Re: le marché ou la plan, mon cher! par BS le Mardi 14/06/2005 à 00:16



Pour les curieux je vous invite à consulter la "contribution du NPS au diagnostic de la société dans le cadre de l’élaboration du projet du Parti socialiste"  publiée le 9 juin dernier :

http://nouveau-ps.net/spip/article.php3?id_article=325

Je ne suis pas militant PS et ne représente pas le courant "Nouveau PS" (NPS) mais je trouve ce document assez pertinent. A vous de vous faire un avis :-)

A ce propos existe-t-il une "contribution de Nouveau Monde au diagnostic de la société dans le cadre de l’élaboration du projet du Parti socialiste"  ou quelque chose de similaire ?  


En vous lisant je me tapote le menton par J Verron le Mardi 14/06/2005 à 00:10

Cher Monsieur,

Sensible aux arguments du Non,surtout après celui du "Social " des régionales-cantonales-européennes j'ai néanmoins, après moultes réflexions-discussions( et avant les interventions de Jospin )décidé de voter Oui.Pourquoi ?j'ai trouvé que l'équation Hollande était la meilleure,la plus harmonieuse,la plus tranquille,la plus efficace :mettre en place l'europe politique,s'attaquer ensuite à la justice sociale avec les présidentielles de 2007.....je pourrais développer tout cela mais ce n'est plus le sujet car je dois dire que la victoire du non ne m'a pas catastrophé,ce qui nous réunit,je pense,c'est l'organisation d'une véritable justice sociale et là je dois faire noter que le congrès sur le projet,avancé,ouvert à tous sans exclusive me paraît une décision honnête,avec la remise en jeu de tous les mandats....

Quand vous serez dans la nouvelle Direction ne vous féliciterez-vous pas que le respect des règles doive être respecté? L.Fabius aurait dû prendre l'initiative d'une démission se mettant en accord à la fois avec ses convictions-analyses(que je ne mets pas en doute ),les règles qu'il était chargé de faire respecter ...et le beau rôle politique (côté cuisine ) que tout un chacun n'aurait pas manqué d'applaudir !

Laissons tout cela pour retenir que la moitié du non n'est pas socialiste(que pèsent Le Pen-de Villiers...- et LO peut-être  -contre lcr-pc-59% de l'électorat socialiste ?)

                                              que la "métaphore" du plombier polonais laissera des traces qui m'inquiètent,la boîte de Pandore est ouverte ,qui va s'y engouffrer?quelques -uns des nôtres?quelle est notre responsabilité en répondant ainsi "aux bonnes questions "de Le Pen ?(c'est l.fabius qui les qualifia de cette façon en condamnant les mauvaises réponses que le leader d'extrême droite apportait),est-ce maintenant la bonne réponse?

J'ai moi aussi le projet d'adhérer au parti socialiste parce que je crois à la justesse d'une méthode graduelle appliquée fermement,sans failles:on ne peut, hier ,dire "qu'on perdra les élections si on ne diminue pas les impôts "et ,aujourd'hui, faire preuve de "compassion" pour une souffrance sociale qui existait déjà: il n'y aura pas de renouveau à gauche sans justice sociale, effort partagé en France et en Europe.Travaillons ensemble pour que le plan B ne soit pas celui de Blair -Besancenot-Bartolone....mais celui d'une gauche qui emprunte à tous sans cynisme,sans opportunisme,avec un réalisme vraiment généreux!Sinon le NON aura porté au pouvoir le bonarpatiste  Sarkozi,vous verrez il sait y faire dans l'indignation,le nouveau modèle social versus...le plombier polonais et toute la sauce qui va avec.

                                                                 Jocelyn verron


Re: En vous lisant je me tapote le menton par franck le Mardi 14/06/2005 à 23:54

Jocelyn,

je suis d'accord; Fabius aurait peut etre du démissioner à la suite du ref interne en dec 2004. En tout cas, vu la situation actuelle, il me semble que Hollande aurait du démissioner s'il avait été honnête et non pas pas mettre Fabius au placard. C'est un peu comme Chirac qui tient absolument a se faire réélire pour éviter la justice. Donc il ne démissione pas et pousse au bord du précipice Villepin et Sarko. Conclusion, Hollande imite Chirac.


Re: Re: En vous lisant je me tapote le menton par J Verron le Lundi 20/06/2005 à 17:14

Cher Franck,

Il y a un principe fondamental en démocratie (sinon c'est autre chose...) :c'est l'autorité qui a fait qui peut défaire,donc,Hollande en devançant la tenue du congrés des militants pour tenir compte du vote des électeurs est parfait dans la correction et encore plus en remettant son mandat en jeu (super normal ).Pour cette raison je reste dubitatif mais sans naiveté sur le comportement de L.Fabius et les trop malins Weber/Bartolone.Je ne vois pas de sortie gagnante sans l'alliance forcenée entre efficacité économique et JUSTICE SOCIALE :que la meilleure équipe arrive à nous convaincre!


par le Mercredi 15/06/2005 à 18:05

C'est un très beau texte de M. Généreux, que je remercie de nous offrir régulièrement une telle qualité d'analyse. Cette hauteur de vue perce efficacement à jour les stratégies politiciennes qui coupent chaque jour un peu plus le PS de son électorat.

On connaissait le site M.Chouard, sur lequel celui-ci déplore, également, l'autisme des ditrigeants PS. Mais je viens, par un ami, de prendre connaissance de ce texte de Thibaud de La Hosseraye, qui n'est pas piqué des hannetons non plus :

" Que penser, alors, de l’attitude qui fut celle du « Bureau directeur » de ce parti envers Laurent Fabius, dès le soir des résultats du référendum ? Totalement imperméables à l’expression de la volonté du peuple, n’ayant rien de plus pressé que d’en détourner sciemment la signification pour la réduire à une simple manifestation de mécontentement populaire purement conjoncturel, se gardant bien, pour autant, d’exiger, en conséquence, la démission du chef de l’Etat, les ténors « socialistes » n’avaient déjà plus en tête que leur obsession de se positionner en vue de la course aux présidentielles de 2007, en commençant par en éliminer leur candidat, cette fois, en effet, le plus « naturel », c’est-à-dire par l’exclure de la direction du parti.
       Et à quel titre ? C’est ici que la tartufferie atteint vraiment à son comble : Laurent Fabius aurait manqué aux règles élémentaires de la démocratie qui gouvernent le parti socialiste !
Il faut donc savoir que, comme aux plus beaux jours du stalinisme, la démocratie, dans le parti, c’est que lorsqu’une majorité de ses adhérents s’est dégagée sur une position, non seulement, comme il se doit, la minorité ne dispose plus du pouvoir ni des moyens matériels de campagne qui sont alloués au parti, mais elle est en outre, et avant tout, condamnée à se taire ! Au fond, à disparaître.
       Voilà ce que nous enseigne de la « démocratie » François L’autre-pays-du-Non, Tartuffe en chef de Jack, Dominique et Martine Tartuffe dont le vertueux rigorisme ne se réveille qu’une fois connue l’issue du scrutin, une fois longuement consommée l’impardonnable transgression jusqu’alors si patiemment tolérée (ma minute récréative de politique-fiction : mettons que le Oui l’ait emporté, qui croit que Fabius aurait été exclu de la direction du PS ?), une fois seulement avéré que le fautif n’était en fait minoritaire que parmi les seuls encartés de son parti, et majoritaire aussi bien dans l’ensemble du pays que parmi les électeurs de ce même parti, donc dangereux pour la pitoyable coalition de présidentiables, premier-ministrables ou ministrables en herbe qui, bien plutôt que l’ombre d’aucune démocratie, dirige réellement cette pitoyable entreprise de démolition de la démocratie en France et dans l’Europe entière. "

(Source : www.ineditspourlenon.com)


La Démarche d'un programme socialiste par Minnelli le Samedi 06/08/2005 à 13:57

La démarche d’un programme socialiste.    

 

Les français ne sont pas heureux. Le nombre de manifestations pour motifs de politique intérieur, ces dernières années, en est la démonstration. Et un peuple malheureux est aux abois. Il s’agite. Il oublie son intérêt. Il est la proie à toutes les dérives extrêmes. Il est temps de s’enraciner plus encore dans la vie quotidienne des français pour mieux les comprendre. Arrêtons de parler du « destin de la France », inquiétons-nous d’abord des français, c’est eux la France, d’en bas et d’ailleurs. 

 

La sécurité des biens et des personnes leur paraît insuffisante ? Renforçons-la. Des risques liés à notre temps échappent à la sécurité sociale ? Adaptons-la. Les retraites sont insuffisantes ? Augmentons-les. Le travail fait défaut ? Mettons tout en place pour  faciliter la création d’emplois. Le logement décent à un prix qui l’est tout autant fait défaut ? Multiplions-le nombre de logement. La santé publique pose problème ? Examinons ces problèmes  et règlons-les…Et l’école, qui toujours et toujours défile dans la rue ? Trouvons-lui enfin une ligne de conduite qui assure à nos enfants leurs besoins d’aujourd’hui et de demain. Mettons-nous tous autour de la table, élèves, professeurs, parents, syndicats, politiques de toutes couleurs…et arrêtons enfin dans la durée un programme pour l’école. Parallèlement à cette approche de l’école, rappelons aux français que l’expérience acquise sur le terrain peut-être aussi utile que le diplôme. Valorisons d’ailleurs cette expérience.  

 

Les français ont besoin d’un rempart efficace contre les puissants ? Rappelons leur, par des mesures phares, que la liberté du pouvoir judiciaire n’est pas un vain mot, que le plus fort  peut être traduit en justice et condamné.  Les français estiment que la société traite des majorités en minorités ? Renversons la vapeur. Ici, les français pensent notamment aux femmes, à qui ils restent encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être enfin l’égales des l’hommes, en droit et en fait. Entretenons donc en le confortant notre souci d égalité, luttons au fin de suppression de la barrière de la couleur de peau, encore trop présente en de nombreuses occasions et notamment lors de l’embauche. Les français craignent que leurs services publics n’aillent à vau-l’eau ? Empêchons quiconque de les démembrer. Les français ont la volonté de laisser une terre vivante à leurs enfants, encourageons les entreprises d’économie durable.

 

Rendons le sourire aux français. Donnons leur l’occasion de montrer leur générosité : révisons le régime carcéral, permettons aux étrangers non européens de voter et de se présenter aux élections locales – donnons enfin une suite concrète à une des 110 propositions de Mitterrand -, abordons positivement l’homoparentalité, offrons à toutes les religions les mêmes possibilités dans le respect des lois et décrets de la République, luttons contre la marchandisation de la culture…Chiffrons le coût de notre démarche. Prévoyons les recettes. Militons pour un impôt plus juste. Rendons à l’impôt ses lettres de noblesse, expliquons son utilisation. Rappelons que sans lui aucune justice sociale n’est possible, aucune justice tout court. Prônons la solidarité.

 

Les français se tracassent. Ils entendent parler de l’Europe et de situations de par le monde, intolérables en soi, dont les retombées sont imprévisibles. Les français se questionnent. Que faire de l’Europe ? Comment répondre aux misères du monde et éviter que celles-ci créent conflits, dans le respect des règles tracées par l’ONU ?

 

Donc, l’Europe. L’Europe aussi, ne doit pas être absente de nos réflexions, les français le réclament. Dans cette affaire également nous avons le devoir d’y mettre notre empreinte, comme dans le passé. N’ayons de cesse de répéter et de lutter pour une Europe puissance, une Europe de l’emploi, de l’industrie et de la recherche, une Europe plus humaine. Une Europe des gens, enfin. Interprétons justement les multiples significations du « non » émis lors du referendum sur la Constitution européenne par le peuple de gauche.

 

Et, au-delà de l’Europe, il y a le reste du Monde, et, derrière ce mot, des gens à secourir, des pays à aider, des situations explosives à désamorcer, mais aussi des droits de l’homme à faire respecter. La misère des pays de l’hémisphère Sud se doit d’être combattue énergiquement. D’énormes moyens financiers sont indispensables, les idées ne manquent pas : suppression de la dette, mise en place de la taxe Tobin sur les mouvements de capitaux, mise en place d’un impôt mondial de solidarité…Nous nous devons d’être un acteur très actif, car s’il est des combats qui nécessitent la solidarité socialiste c’est bien ceux-là. Une des missions de la France  conforme à sa tradition républicaine de « Liberté, Egalité, Fraternité », est de s’attacher au respect scrupuleux des droits de l’homme conformément aux résolutions de l’ONU. Nous, socialistes,  veilleront que ces droits et celui d’ingérence qui en est la suite logique, ne soient pas manipulés à des fins mercantiles.

 

Faisons nôtres les préoccupations des français en se souciant de leur vie de tous les jours. Répondons à leurs soucis quant au rôle de l’Europe. Secourons les peuples du monde qui ont besoin de nous. Prônons un respect des droits de l’homme, en écartant de notre chemin toute tentative de néocolonialisme.

REDIGE PAR CHANTAL TREGUER ET MINNELLI voir http://cantaleu;paysdecaux.com.


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:47

Bonnet blanc......Blanc bonnet,

Ceux qui n'ont pas compris que les risques provoqués par l'élection d'un libéral


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:47

La campagne


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:48

La campagne électorale


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:48

La campagne électorale récente a


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:48

La campagne électorale récente a démontré


horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 14:48

La campagne électorale récente a démontré que le


Horizon 2007 par Furacci le Samedi 18/06/2005 à 15:12

Pardon pour ces bugs intempestifs, indépendants de ma volonté !

Comme l'a démontré la campagne électorale récente, le PS a besoin de personnalités fortes pour affronter l'échéance de 2007.

Dans ce Parti, qui devrait être la locomotive de la gauche, les dirigeants qui ont sû dire NON en dépit de la pression bien-pensante des "élites" médiatiques, énarchiques et patronales, ont reçu la validation démocratique de la grande majorité du pays et de ses forces vives le 29 mai dernier.

La gauche a besoin d'un PS fort et solide face aux libéraux coalisés, mais non d'une sociale démocratie de pailletes et de guimauve.

Ceux qui n'ont pas compris que les tous les libéraux se valent n'ont rien compris aux scrutins du 21 avril 2002, à ceux de 2003 et du 29 mai 2004.

Ils n'ont rien compris aux mouvements sociaux contre les réformes Fillon (retraites, éducation) et contre la mise sous la tutelle du Medef des intermittents du spectacle.

Le PEUPLE de gauche, et la population dans sa vaste majorité, exigent du  PS de lutter plus pour le social et moins pour le "sociétal".

Si la gauche le comprend un scénario catastrophe tel que celui de 2002 ne se reproduira pas.

C'est simple et limpide, le PS doit, enfin, retrouver ses bases Ouvrières, Employées, Salariées, Fonctionnaires.

Dans ces conditions, en 2007, il "n'y aura pas photo" !

Reveillez-vous, Camarades, il est temps.


Re: Horizon 2007 par BS le Vendredi 24/06/2005 à 13:53

En 2007 il n'y aura pas photo...

Et moi justement je me souviendrai longtemps de la photo de cette "une" de Paris-Match où Hollande posait souriant à côté de Sarko.

Une photo qui prend une dimension nouvelle alors que Hollande est le premier à railler les pseudo populistes de gauche et que dans le même temps Sarko montre son ancrage à l'extrême droite, à grands coups de Kärcher.

Pour 2007 je confirme : on est très mal barré !



Re: Horizon 2007 par Anonyme le Dimanche 26/06/2005 à 15:25

PLAN B AU PS

 

Confiant dans l’intelligence humaine, je suppose que François Hollande sait qu’il a tourné le dos à 2007 en choisissant le OUI. Visant un (gros) lot de consolation, il applique le plan B, B comme faBius.

 

Le numéro deux pouvait-il espérer mieux pour raviver aux yeux de toute la gauche son teint rose pâle. Son exclusion théâtrale du bunker socio libéral le hisse, rebelle solitaire, en vue de toute la gauche et lui évite la rhétorique périlleuse d’une motion commune avec la clique du OUI.

 

Chaque couche d’anathème le peint un peu plus en rouge. Chaque volée de bois vert le martyrise un peu plus et la grêle de pavés qu’il reçoit va finir par le déguiser en gauchiste.

 

Il reste a l’aile gauche de s’unifier et faire corps avec ceux qui se sentent bernés par la désinformation qui leur a fait dire oui en décembre (j’en suis) et le PS aura le meilleur candidat pour 2007.

 

Ceci dit, pour me faire voter au second tour, il faudra qu’il donne des gages sérieux de sa conversion.


Re: Re: Horizon 2007 par Furacci le Dimanche 26/06/2005 à 18:04

Ne faisons pas un fromage de Hollande et des erreurs passées de tel ou tel !

D'autant que les citoyens des Pays Bas ont, eux-aussi, voté massivement pour le NON.

Donc pas de procès d'intention et jugeons les militants et responsables aux actes.

A cet égard, force est de constater que Laurent Fabius a su écouter ses Concitoyens et les souffrances du Pays.

Il a sû résister à la pente facile d'un ralliement béat à la pensée unique, à la prétendue obligation pour un responsable politique de se prononcer pour le OUI.

Contre vents et marées médiatiques, il s'est opposé courageusement à la pression oligarchique des élites bien-pensantes.

Rendons lui ce courage et gageons que le PS respecte et entende désormais son électorat (ouvriers, salariés, petits paysans) et se dote enfin d'une direction composée de vrais militants du Social !

Face au populisme-libéral, nous aurons besoins de dirigeants de Gauche solides et courageux en 2007, au premier chef au PS, et non de politiciens de guimauve et de paillettes.

En France et en Europe quand fera-t'il jour camarades ?

Le jour où le PS retrouvera le SOCIAL......




Re: Re: Re: Horizon 2007 par Anonyme le Lundi 27/06/2005 à 14:48

Je parlais caviar et vous n’y voyez que du fromage. Libre a vous de passer les plats.


Maillon faible par furacci le Vendredi 24/06/2005 à 18:48

Maillon faible !

Pour que le candidat du PS ne soit pas le maillon faible en 2007, le PS doit enfin respecter son véritable électorat:

Ouvriers, salariés du Public et du privé, petits paysans.

En somme, les électeurs du NON du 29 mai 2005.

Les caciques du PS doivent, désormais, écouter le message des urnes et rassembler les forces vives du pays.

En 1974, à l'issue d'une campagne classe contre classe, François Mitterrand déclarait "Parceque vous représentez les forces de la jeunesse et du monde du travail, votre vicoire est inéluctable"

Sept ans après, en mai 1981, le candidat de la Gauche l'emportait sur le représentant de la droite libérale et médiatique.

Il est temps que le PS retrouve ses valeurs de gauche et sa loyauté à l'égard de son électorat populaire (ceux qui ont voté NON le 29/5).

Pour vaincre, il doit se réunir autour de militants aux personnalités fortes, partisans du NON et reflets de la population.

Alors, comme en 1981, c'est à ce prix que la Gauche vaincra le populisme libéral en 2007 !

Courage, et en avant ! 


le mieux place pour 2007 par le Dimanche 26/06/2005 à 21:31

soyons realistes  camarades

le ps doit retrouver son electorat

pensons -nous gagner sans les voix du pcf; attac;---pensons que ce peuple de gauche choisira un oui -ouiste vu que jospein avait parle de copatibilite de oui de gauche te de droite---

ainsi sans etre chauvin lolo est le mieux place pour faire gagner la gauche


le mieux place pour 2007 par kapela lonsa le Dimanche 26/06/2005 à 21:31

soyons realistes  camarades

le ps doit retrouver son electorat

pensons -nous gagner sans les voix du pcf; attac;---pensons que ce peuple de gauche choisira un oui -ouiste vu que jospein avait parle de copatibilite de oui de gauche te de droite---

ainsi sans etre chauvin lolo est le mieux place pour faire gagner la gauche


Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par J-Genereux le Mardi 28/06/2005 à 01:23

Point de vue de Eric Simon
professeur de Sciences économiques et sociales en lycée

La persévérance des médias, et des politiques partisans du oui de tout bord, à dénigrer les partisans du non, y compris après la victoire du non au référendum du 29 mai 2005 ne peut que provoquer une réplique du séisme du 21 avril 2002 en 2007. En justifiant de ne pas avoir donner autant de temps de parole aux partisans du non qu'aux partisans du oui en attribuant un temps de parole proportionnel à la représentation des élus, il ne peut s'en suivre qu'un détournement du vote utile, notamment dans le cas où les "principaux" candidats de la gauche et de la droite seraient, ce qui est très vraisemblable, des partisans nettement marqués du oui. Un électeur qui a voté pour un partisan du oui lors des dernières élections et pour le non lors du référendum, risque de regretter son choix antérieur et ne voter en 2007 que pour un partisan du non lors du référendum. La représentation des élus ne peut pas ne pas être modifiée si un tel comportement se généralise chez une grande partie
de 55% des électeurs. L'équation est particulièrement compliquée à résoudre à gauche où, s'il y a des électeurs qui ont voté non qui n'auront pas envie de voter en 2007 pour un candidat qui appelait à voter oui lors du référendum, il y a aussi des électeurs qui ont voté oui qui n'auront pas envie de voter en 2007 pour un candidat qui appelait à voter non lors du référendum. François Hollande pas plus que Laurent Fabius ne sont dans ces conditions en mesure de l'emporter en l'état actuel des choses. Les querelles de personnes afin de s'accaparer le pouvoir ne contribueraient alors qu'à laisser le pouvoir à d'autres. Les souverainistes de droite se rallieront plus facilement aux partisans du oui de droite.
Seule l'unité est en mesure de permettre un début de résolution du problème. Il faut pour cela s'appuyer sur la thèse développée par Jacques Généreux dans sa "lettre ouverte à François Hollande" du 02/02/05, à savoir le fait que la divergence n'était que tactique, l'objectif ultime restant le même. Les partisans du oui de gauche reconnaissaient la plupart du temps, comme les partisans du non de gauche que la constitution était loin de ce qu'ils étaient en droit d'espérer. Mais les partisans du oui de gauche pensaient pouvoir la réformer ultérieurement alors que les partisans du non de gauche pensaient que ce n'était pas possible à cause de l'unanimité obligatoire pour réformer la constitution même avec la procédure simplifiée. L'objectif ultime était toutefois bien le même, à savoir l'élaboration d'une véritable Europe plus forte aussi bien d'un point de vue politique que d'un point de vue social.
A défaut d'une synthèse unitaire du P.S., l'échec de 2007 semble inévitable sauf à espérer que ce soit la droite traditionnelle qui arrive en troisième position cette fois, ce qui semble peu vraisemblable car la scission à droite est beaucoup moins profonde qu'à gauche. N'est-ce pas d'ailleurs pour diviser la gauche que Jacques Chirac a voulu ce référendum ? Il pensait en plus emporter enfin une victoire électorale après les échecs répétés des dernières élections (cantonales, régionales, européennes) parce qu'il n'imaginait pas quand il a lancé l'idée du référendum que le oui qui caracolait en tête avec 60% des intentions de vote finisse par devenir minoritaire en si peu de temps. S'il s'est trompé sur le deuxième point, il était quasiment sûr de réussir sur le premier point et ce quelle que soit l'issue du scrutin.
Espérons juste que la mauvaise direction prise samedi 04 juin 2005 soit corrigée lors du Congrès de novembre 2005. L'ampleur de la tâche à accomplir n'est certes pas facile. Il est en effet difficile de trouver un leader qui puisse faire la synthèse entre la vision des partisans du oui et la vision des partisans du non lors du référendum. Si les partisans du oui n'ont pas envie, ce qui est parfaitement compréhensible, de suivre Laurent Fabius, les partisans du non n'ont pas non plus envie de suivre, ce qui est tout autant compréhensible, François Hollande. Seule une direction bicéphale équilibrée entre les partisans du oui et ceux du non devrait permettre de ne pas tomber dans le piège tendu par Jacques Chirac et de remettre le P.S. dans la bonne direction. En faisant bande à part, les uns comme les autres sont condamnés à l'échec en 2007. Les partisans du oui de gauche ont autant besoin des partisans du non de gauche que les partisans du non de gauche ont besoin des partisan
s du oui de gauche pour l'emporter en 2007. Faute de retour à la raison d'ici novembre 2005, la répétition du scénario du 21 avril 2002 pourrait bien se reproduire.
Je ne suis qu'un sympathisant qui n'est même pas militant mais pour gagner une élection présidentielle, il ne faut pas se contenter d'une majorité interne au seul parti socialiste, à plus forte raison si elle débouche sur une scission qui ne peut provoquer que des lésions irréversibles au moins à court terme. Si la leçon du décalage entre le vote des militants qui donne une majorité pour le oui et le vote ne serait-ce que des sympathisants du P.S. qui donne une majorité pour le non n'est pas retenue, si les querelles de personnes pour prendre le pouvoir à la tête du P.S. l'emportent sur une analyse raisonnable d'une situation certes difficile mais voulue par le chef de l'Etat, il ne faudra pas regretter de devoir encore une fois arbitrer entre le pire et le moins pire !
J'espère, sans trop y croire, que Jacques Généreux puisse contribuer à faire en sorte que la raison l'emporte sur la course vaine au pouvoir au sein du P.S.
Eric Simon
professeur de Sciences économiques et sociales en lycée


Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Furacci le Mardi 28/06/2005 à 19:00

A Gauche, désormais, l'union n'est possible qu'autour de responsables ayant appelé à voter NON au TCE.

En effet, la quasi totalité des formations de gauche, des syndicats et des associations étaient opposés au traité et partisans de la reconstruction de l'Europe sur des bases sociales. Le "peuple de gauche" est massivement électeur du NON !

Si la prédominance relative du oui a pu momentanément faire illusion à certains hiérarques du PS en décembre dernier, après le référendum interne, c'est qu'alors l'unité interne du PS avait  habilement été mise en balance par  l'équipe de la rue de Solférino.

Le poids des fédérations, la culpabilisation (déjà) des partisans du non et la discipline de parti avaient fait le reste.

Les verts avaient échappé d'un cheveu à un fifti/fifti.

Aujourd'hui, à Gauche, le réalisme, l'idéal et l'espérance, plaident pour un rassemblement de toutes les forces de gauche autour d'un programme incisif, social, écologique, humain, sans concession au libéralisme, promoteur du Service Public, de la redistribution par l'Etat, de l'action publique et de la Solidarité.  

La nouvelle donne pour 2007 passe par un renouveau des (vraies) valeurs de Gauche autour d'un programme clair, puissant et social que seuls les dirigeants ayant défendu le non pourront incarner.

Camarades, pour gagner, il faut reconstruire la Gauche et dépasser les querelles de chapelles. Voilà l'impérieuse nécessité.


Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par kapela lonsa patrick le Mercredi 29/06/2005 à 12:11

bravo camarade

je suis  a 100 pour 100 d'accord avec votre analyse

soyons tous realiste

merçi


Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Aiglon le Vendredi 01/07/2005 à 14:25

Je viens d'entendre Jacques Généreux sur BFM. Il dit qu'il faut impérativement que le candidat en 2007 soit un noniste, sinon peu importe le résultat, quelqu'en soit les conséquences. Pour lui un ouiste de droite ou de gauche c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Sarkozy que ce soit DSK ou Lang ou Delanoé, il préfèrerait Sarkozy. Après moi le déluge, ça s'inscrit dans sa "stratégie" ... ce qui veut dire quoi ? Comme Fabius, comme tout le monde dit il, il a une stratégie.

Et de nous promettre un nouveau traité, une renégociation d'un meilleur dans les deux ou trois ans à venir. Si possible après 2007 peut être, qu'on n'ait pas le temps de voir à quel point il se trompe je suppose. L'espoir fait vivre, l'histoire tranchera. 

Il en appelle à l'union de la gauche, à gauche de la gauche pour recoller aux souhaits des  électeurs. Mais elle était où la gauche de la gauche en 2002 ? Pas avec le PS. Pas avec Jospin, qui n'était pas assez ci, pas assez ça ... De quoi nous obliger à voter Chirac, et ils sont fiers du résultat maintenant ? Ils veulent nous donner des leçons ces irresponsables ? On rêve. 

Si c'est ça le centre de la gravité de la gauche, moi sympathisant PS ouiste, je n'en veux pas. S'il y a un noniste PS au 1er tour, je n'irais pas voter pour lui. J'irai voir du côté des verts ou de Bayrou ou d'Arlette pourquoi pas ? Et si la droite passe, pas de problème, je dirai comme M. Généreux : blanc bonnet, bonnet blanc.


Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Furacci le Vendredi 01/07/2005 à 15:11

Aiglon a la vue courte,

Que de démagogie et de contre-sens dans ses propos !

Ce jeune oisillon a sans doute mal digéré les vertiges du vote massif des salariés et forces vives de notre pays pour le NON, un certain 29 mai.

Affirmer que la "gauche de la gauche" serait la cause de la défaite implacable du représentant social-démocrate en 2002 est une allégation de courte-vue, aussi naïve que l'aveuglement des stratèges de la rue de Solférino avant ce scrutin fatal.

Rappelons-nous le discours benoit des bo-bo-oui-ouistes, en 2002:

" l 'insécurité n'existe pas.... seul le sentiment d'insécurité doit être combattu ".

On connaît la suite !!!

Jacques Généreux analyse la situation du pays, et le devenir de la Gauche, sans aveuglement, mais en regardant la réalité en face.

Jean Jaurès disait : "Aller vers l'idéal en comprenant le réel". A gauche, aujourd'hui le réel est de combattre pour un programme social et humain, loyal au vote massif du NON dans le monde ouvrier, salarié, étudiant.

Aujourd'hui au PS, comme à gauche, nous avons besoin de dirigeants courageux, capables de s'opposer aux Ukases de la pensée "sociale-libérale-populiste".

Autour de ceux qui ont sû dire non, il faut reconstruire un projet d'alternance qui réponde aux attentes de la très forte majorité des symapathisants de Gauche, électeurs du NON !

Car le meilleur rempart contre le libéralisme et le populisme est une Gauche rassemblée autour de ses vraies valeurs.......

........Mais certainement pas un vote de dépit pour un candidat du renoncement ou de  la compromission avec le libéralisme.

Merci Monsieur Généreux pour votre courage et votre détermination.

Avec d'autres vrais militants de conviction, vous êtes l'honneur de la Gauche.


Re: Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Aiglon le Vendredi 01/07/2005 à 16:24

"les forces vives et les salariés" vont voter massivement pour Sarkozy en 2007, ne t'inquiètes pas. Le merveilleux peuple de gauche adore les tricheurs et les menteurs : il a élu Chirac deux fois, il peut bien élire un bâteleur agité du bocal la prochaine fois. Au moins il comprend le peuple Sarkozy, il parle comme lui, il est du côté des victimes lui. 

En effet c'est le sentiment d'insécurité en 2002, qui a plombé Jospin. Essaye de lire les statistiques de la criminalité depuis 2002, et tu verras l'arnaque. Mais on est content du spectacke, les français ont vu des flics dans les cités, des discours mucsclés, des descentes de police, et récemment le RAID (pourquoi pas l'armée ?) à la Courneuve. On a régressé au temps de Rome : du pain et des jeux. Pourquoi pas le retour de la peine de mort tant qu'on y est : je suis sûr que le "peuple" applaudirait des deux mains.

Dans deux ans, quand on se sera rendu compte que l'Europe est toujours en panne, qu'il n'y a pas et qu'il n'y aura pas de renégociation, que les autres pays européens loins de s'emballer pour notre modèle de protection sociale et d'europe politique, vont se tourner vers le nouvel axe anglo-allemand pour redynamiser l'économie au prix de plus de précarité pour les plus faibles, on saura qui aura eu tort ou raison.

Trois ans après 2002, la gôche de gôche persiste à croire que seule la crise est salutaire et qu'il valait mieux avoir Chirac que Jospin. Soit vous faites le jeu du facteur et des sectaires sans vous en rendre compte ou alors c'est à dessein et c'est de l'entrisme et c'est pire.

Sortez donc du PS, vous n'avez rien à y faire. Fondez donc votre parti de la révolution ou adhérez au PC ou à la LCR. Ou alors imposez vous au congrès en novembre. Mais précisez donc votre programme, qu'on voit bien ce que c'est qu'un vrai programme de gauche qui avance et qui gagne. Et si c'est le socialisme dans un seul pays : bienvenue en Albanie !


Re: Re: Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Furacci le Vendredi 01/07/2005 à 17:03

Je sens beaucoup  de colère et de haine dans ce discours d'exclusion.

Du mépris aussi, à l'encontre de "La France du bas" qui ne réclamerait que du "Panem et Circenses".

Quant à Rome, Aiglon oublie sans doute que l'empire Romain est mort d'avoir oublié les valeurs de la République et de s'être désintégré sous son poids hégémonique. 

D'ailleurs, ce sort funeste menaçait le futur empire Européen, contenu dans le TCE, si "la France du bas" avide de jeu et de cirque ne l'avait massivement rejeté !

"Si le peuple ne vous convient pas il faut dissoudre le peuple" (Brecht).

J'espère que le NON l'emportera au PS car les propos de quelques partisans désabusés du oui (heureusement pas de leur grande majorité), prêts à des alliances contre nature avec l'extrème-centre, me rappelent la boutade de Bertold Brecht, mais  n'augurent rien de positif pour l'avenir de la Gauche.......


Re: Re: Re: Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Roger le Jeudi 18/08/2005 à 18:12

Je suis d'accord avec Furaci.
Aiglon vole bas, trés bas...d'où sa courte vue sans doute.

Cette altitude et cette attitude me rendent etrêmement pessimiste sur la possibilité d'un PS "réuni".
Pourtant en s'élevant un tout petit peu, il est facile de repèrer ce que la gauche doit faire dans un projet politique: tout ce que la droite est en train de détruire systématiquement (et discrètement), pendant que Chirac annonce exactement l'inverse de ce que fait son gouvernement. Programme minimum commun=  refaire et verrouiller ce que la droite se dépêche de défaire. Ce serait déjà pas mal...

Mais cette fois-ci en  tenant compte de la capacité démocratique  qui s'est retrouvée dans ce beau mois de mai!

Car enfin, il en faut de la vigueur démocratique pour résister à une propagande massive, pour ne pas suivre béatement les partis politiques...Partis dont l'anémie démocratique ne peut plus échapper à personne (a droite c'est dans l'ordre des choses, mais a gauche c'est paradoxal!).


Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par J-Genereux le Dimanche 04/09/2005 à 19:34

La colère ça rend sourd.  Je n'ai jamais dit que MOI je me fichais du résultat des élections si le candidat socialiste n'était pas un partisan du "non". J'ai dit ce que m'ont dit des centaines d'électeurs de gauche parmi les trente mille que j'ai rencontré (en une centaine de réunions dans toute la France) : ils m'ont dit en substance, c'est bien ce que vous faites, nous sommes ravis de voir qu'il y encore de vrais socialistes... MAIS néanmoins on vous prévient, si vous nous proposer un candidat partisan du oui en 2007, nous ne voterons pas socialiste "QUELLE QUE SOIT LES CONSEQUENCES"... Ce sont nos électeurs qui le disent.  Moi je préfèrerais toujours un socialiste à Sarkozy, bien sur. Mais cela ne m'empêche pas d'entendre ce que disent nos électeurs. Un partisant du oui ne sera pas élu un point c'est tout.
aimitiés socialistes.
JG.


Re: Re: Re: Sans l'union à gauche, l'échec en 2007 est inévitable par Roger le Mercredi 07/09/2005 à 13:36

Pour l'instant j'ai un a priori trés négatif à l'égard d'un candidat qui aura défendu le oui  "aveuglément" (si la colère rend sourd, la suffisance rend aveugle). Comment, par exemple, coire à la sincèrité d'un DSK qui se porte candidat avant que le projet ne soit arrêté?
Un faux ami et beaucoup plus dangereux qu'un ennemi transparent.
Sarkozy est transparent: il est là pour engager la France et L'Europe sous la domination idéologique et économique états-unienne...Si les français l'élise ce sera en connaissance de cause.
Me voilà face à un sacré problème! Je ferai tout mon possible pour éviter Sarkozy, mais je ne voterai pas pour un "faux" socialiste...
Ceci est d'ailleurs autant mon problème que celui du PS.
Et puisqu'il paraît que certains tenants du oui, l'étaient par "stratégie" pour mieux imposer une europe sociale, je les invite à inventer la statégie qui permettra de surmonter ce problème!
Je suis d'ores et déjà à l'écoute...


par P.gras le Vendredi 12/08/2005 à 20:47

Effectivement la tentation est grande pour le PS. de suivre un ligne en demi-teinte, meme apres le 29 mai qui n'a pas semble t'il eu un effet electrochoc (du moins au PS.) .!

mais il est certain , que les sympathisants (et certainement la majorité des français )attendent une vraie alternative en 2007. et il serait mieux que ce soit le PS. et Fabius qui l'incarne , car grands sont les risques que d'autres empochent les mécontentements , et arrivent au pouvoir.

Un PS. en demi-teinte (comme dans la fin des années Jospin) qui marcherait sur le chemin de la droite  pour conforter un libéralisme économique débridé serait vouer à l'echec , car il est necessaire de  proposer des politiques de sécurité économique fortes et puissantes pour rassurer le grand nombre de concitoyens déroutés par les pratiques journalières de ses marchands de bénéfices et de profits !


Re: Du PS en demi-teinte au DSK floue... par Roger le Mercredi 31/08/2005 à 14:55

Pour l'instant le PS "marche à l'ombre"...
Rien de significatif en dehord du déni de démocratie que ses dirigeants continuent de perpétuer avec la complicité de Media pervers (Dans le dernier "Monde de l'Education", un article analysant l'image des enseignants estime que contre toute attente ils ont voté OUI à 62%, démontrant ainsi leur OUVERTURE  d'esprit (sic)..).
Toutefois DSK, au 20h de la 2,  s'est déclaré candidat à 2007 dans le plus pure style de langue de bois ou il s'agit de parler pour ne rien dire (sauf, je suis candidat à porter le projet du PS, ce n'est donc pas une question de personne, ce qui compte c'est le projet)...Sauf qu'il n'est pas censé encore le connaître!
Serait-t-il prêt à porter un projet correspondant au message au 29/05, lui qui considérait le jour même, avec une mine de circonstance, que ce vote était une lamentable erreur de français qui ne comprennent rien à la politique...
Camarade  (si j'ose dire!) DSK , je ne peux plus avoir confiance dans ta capacité à porter un projet qui ne soit pas plus socialiste que libéralo-capitaliste de marché...

Je ne voterai pas pour toi en 2007...


par Guillaume (PS 67) le Mercredi 02/11/2005 à 10:41

Il est très amusant de lire un tel commentaire avec quelques mois de décalage. Ainsi, "l'Histoire jugera"... En effet. Le peuple de gauche est sans doute encore tout à sa joie de voir les minoritaires  "nonistes" si unanimes ... pour ne pas s'unir face à la direction. Les  NPS-Emmanuellistes et fabiusiens ont-ils eux aussi raté le train de l'histoire et les lendemains qui chantent ? L'ironie de l'histoire est parfois ironique... comme le dit un personnage d'un film de Mel Brooks.

M. Généreux, les seuls vainqueurs du non, ce ne sont pas les salariés et les chômeurs qui espèrent encore dans la gauche mais les partisans du non nationaliste ou souverainiste (Dupont Teigneux, le vicomte and Co.) dont les thèses n'ont jamais eu autant de succès depuis (songeons aux récentes élections polonaises). Où est l'élan que devait prendre l'Europe après le non magistral de la France ?

Comme mon propre commentaire est lui aussi soumis à l'usure du temps qui passe, je suggère que vous me répondiez dans 5 ou 6 mois...


Re: par francois Ducau le Lundi 07/11/2005 à 15:47

Le débat actuel me fait penser à un titre du journal du monde (sur un autre sujet) "Dérisoires Zizanies"

C'est vraiment ce que je pense du débat actuel entre adhérents du PS et les partisants des Motions 1 et Motions 2 en particulier.

Je viens d'adhérer au parti socialiste dernièrement et je découvre ce débat interne qui m'apparait inutile et futile au regard des enjeux de 2007.

Vous pouvez en penser ce que vous voulez mais pour l'emporter en 2007 il faut d'abord un programme commun qui ralliera tous les gens de gauches, qu'ils soient adhérents ou pas à un parti politique et ensuite présenter un candidat unique.

Les batailles de pouvoir internes, sont ridicules, loins des préocupations du peuple de gauche, continue encore un peu plus à creuser le fosser entre les gens et certains hommes politiques avides de pouvoir.

Bien amicalement,

François


les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche par vivelasociale le Mercredi 09/11/2005 à 01:01



les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche, aux abonnés absents depuis 83; ou peut être en attendent ils autant que les algériens en attendaient de Guy Mollet.

Quant à l'europe néo féodale des nantis...
Allez je préfère l'UMP, ils vont à la soupe, comme vous, mais sans tartufferie.
Ils sont l'objet de moins de haine car, au moins, chez eux, c'est clair.
Ils n'en rajoutent pas (peu) dans l'hypocrisie alliée à l'ignominie.

Amuse toi bien mon pote, toi et les tiens seront toujours du "bon" coté: celui du manche.

Mais gare aux retours.




Re: les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche par Ducau Francois le Mercredi 09/11/2005 à 11:32

Bonjour "vivelasociale"

Je suis salarié et j'ai dans ma famille et mes amis des chômeurs qui ne se reconnaissent pas dans tes propos, ils attendent quelque chose de la gauche contrairement à ton affirmation. Je ne parle qu'en mon nom et je n'ai pas la prétention de parler au nom de tous les chômeurs et salariés.

L' UMP fait l'objet de moins de haine ? les évènements actuels dans nos banlieues nous montre l'inverse c'est quand même le patron de l'UMP qui a allumé la mèche non ? Ce n'est pas moi qui le dit, il suffisait de regarder l'émission sur France 3 avec des jeunes Français venant des banlieues qui expliquaient l'élément déclancheur. Cependant  la responsabilité de cet embrasement repose sur l'ensemble des Français, tout parti politique confondu et l'incapacité de notre société à proposer un avenir aux jeunes et c'est encore plus vrais pour nos jeunes issus d'une popultaion originaire de l'Afrique ou du Magreb.

Il n'a rajoute pas ou peu dans l' hypocrisie ?  Il n'y a qu'a regarder les relations amicales entre notre premier ministre et le ministre de l'intérieur :-)

Moi qui suis un humble ouvrier je ne suis pas près de préférer l' UMP et sa politique de toujours plus d'argent, de richesse aux riches et et plus de bâtons, de contrainte de culpabilisation, d'insjustice pour les plus démunis...

Tu sais quand les gens en ont marrent et se révoltent, le bâton il se retourne en effet mais vers les nantis....

Il faudra quand même comprendre qu'une partie de notre société n'a plus rien à perdre et ce n'est pas en appliquant le couvre feu et bientôt l'armée que 'on résoudra quoique ce soit.

A+

François


Re: Re: les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche par Roger le Samedi 12/11/2005 à 19:46

Oui François, si l'on ne peut plus rien attendre de la gauche, alors il n' y aura bientôt plus que la "révolte"... Ce que devrait au moins laisser soupçonner aux plus sourds et aux plus aveugles, ce qui se passe dans les banlieues...

Ceci dit, la provocation (trés délibérée) de Sarkozy, tellement bien soutenue par les media, n'est pas sans rappeler le scénario de la dernière élection Présidentielle...Et le PS trop occupé par ses "concours de beauté" pour savoir qui sera le candidat le plus acceptable aux yeux du Marché mondial,  ne voit pas la manoeuvre...ou ne veut pas la voire.


Re: Re: Re: les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche par le Dimanche 13/11/2005 à 09:31

Bonjour Roger,

Je suis tout à fait d'accord avec, notamment avec une émission fait sur mesure jeudi soir, quel héro ce Sarkozy, des chiffres, des faits précis, l'utilisation du "je" à tout va pour montrer un homme qui maîtrise son sujet, dynamique, bref du blablabla....

Malheureusement dans cette emission personne n'a élevé le niveau en posant certaines questions de fond comme "Quelle est l'origine de la violence danss nos banlieues ?" par exemple.

La droite est repartie pour nous refaire un tour sur l'insécurité pour 2007 et la gauche va t elle encore tomber dans le panneau ?

A+

François


Re: Re: Re: Re: les salariés et les chomeurs n'attendent rien de la gauche par Roger le Mercredi 03/05/2006 à 19:10

Je viens de relire tous ces échanges, on ne croyait pas si bien dire.

La preuve que tout cela est vrai, on vient de la voir administrer par les jeunes citoyens anti-CPE (sans que les partis de gauche y soit pour grand chose...ni le soutien mou des syndicats pourtant unis).
A presque 40 ans d'intervalle, j'ai revécu au milieu des étudiants, lycéens, collègiens, et leurs parents, le sentiment de  puissance qui émane d'une authentique mobilisation collective...J'ai découvert avec surprise la maturité, l'intelligence politique, l'authentique souci démocratique d'une jeunesse qui veut résister...

Qui pourra apparaître en 2007 comme un candidat authentique de la résistance au modèle néo-libéral?
Car nous, le peuple, nous savons, pour le vivre quotidiennement que ce modèle est une puissante machine  de domination. Au service de qui?...Cela crève les yeux! ...Pas à vous?


Bertolt Brecht par François Pelletier le Lundi 22/05/2006 à 10:10

Je suis électeur socialiste depuis vingt ans, mais je pense que je vais opter pour une autre position. Ce qui me frappe dans la position du PS, tant localement que nationalement, c'est son profond analphabetisme politique, sa totale inculture historique.
Pour expliciter le titre : en 1953, B.B. a déclaré (renseignez vous sur les circonstances)
"Le parti n'a qu'a disoudre le peuple, et en élire un autre"
Je n'ai aucune espèce d'affinité avec Laurent Fabius, mais je trouve que son éviction ressemblait facheusement à ce déni.
Quand la différence sociologique entre les militants et l'électorat devient si criante, c'est de la bêtise de faire voter les militants préalablement, sur une question qui, étant de nature référendaire, ne nécessitait pas spécialement une option partisane. Il fallait ouvrir la discussion et laisser les électeurs libres de leur choix, cela aurait été autrement démocratique et tactiquement beaucoup plus payant que de foncer tête baissée dans la fausse alternative lancée
par Chirac.
Cela me fait penser à une autre histoire de Brecht, celle de Mr Keuner qui dit : Le parti aurait avantage à faire la liste des questions auquelles il n'a pas de réponse toute prête, ce serait bien plus avantageux pour la propagande.
FP



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