La Dissociété
éditions du Seuil, 5 octobre 2006
nouvelle ed. revue et augmentée, Points-Seuil, 2008
L'avis de la Fnac
Texte de la couverture
« Ce livre est motivé par la conviction qu’à l’époque des risques globaux, la plus imminente et la plus déterminante des catastrophes qui nous menacent est cette mutation anthropologique déjà bien avancée qui peut, en une ou deux générations à peine, transformer l’être humain en être dissocié, faire basculer les sociétés développées dans l’inhumanité de « dissociétés » peuplées d’individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres. Éradiquer ce risque commande notre capacité à faire face à tous les autres. Car seules d’authentiques sociétés, soudées par la solidarité et le primat du bien commun sur la performance individuelle, seront en mesure d’atteindre le niveau considérable et inédit de coopération et de cohésion qui sera indispensable, tant au sein des nations qu’entre les nations, pour affronter les grands défis du XXIe siècle.
C’est pourquoi ici, j’entends moins faire œuvre de science politique que de conscience politique. Car la dissociété qui nous menace n’est pas un dysfonctionnement technique dont la correction appellerait l’invention de politiques inédites. Il s’agit d’une maladie sociale dégénérative qui altère les consciences en leur inculquant une culture fausse mais auto-réalisatrice. »
La notice du diffuseur canadien
« Nous vivons une catastrophe humanitaire rampante, la mutation de la société en dissociété : processus de destruction des liens sociaux au profit du culte de la performance individuelle et de la compétition. Nation éclatée en communautés, ghettoïsation, villes privées, rivalité exacerbée entre collègues, exclusion, repli sur le cocon familial, repli sur soi.
Pourquoi des sociétés démocratiques tolèrent–elles l’avènement d’une société inhumaine où règnent la solitude, le stress et la violence incivile ?
L’enquête philosophique (du XVIIe à nos jours) de Jacques Généreux montre que la dissociété repose sur une conception moderne de l’homme commune à la plupart des courants politiques, mais contraire à la nature réelle de l’être humain. On comprend alors la souffrance de l’homme dissocié : un écartèlement permanent de l’individu s’efforçant à l’amputation impossible de son désir d’être avec les autres qui est aussi vital que son désir d’être soi.
L’individu écartelé anesthésie sa douleur par l’enivrement délirant dans le narcissisme et par la surconsommation de biens. Comment combattre ce processus infini de servitude volontaire ? En engageant la bataille culturelle pour dépolluer la pensée moderne de ses préjugés erronés et la refonder sur une conception juste de l’humanité et de la société.
Un grand traité de sciences humaines passionnant et lisible par tous. »














