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"L'Autre société". La suite de "La Dissociété"

Nouvelle édition du "Socialisme néomoderne" à paraître

Par Jacques Généreux • Mes livres • Mercredi 08/09/2010 • 3 commentaires • Version imprimable

L'Autre Société.
nouvelle ed. en poche. du Socialisme néomoderne, à paraître en février 2011,
coll. Points-Essais, Seuil,

Pour une présentation plus complète de l'ouvrage, lire des extraits, lire les articles, entretiens et critiques publiés sur cet ouvrage cliquez ici : L'Autre Société

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Ce livre est la suite de La Dissociété, ce que traduit très mal le titre un peu abscons que j'ai donné à sa première édition ! Il sera bientôt épuisé en grand format [avis aux collectionneurs d’éditions originales ;-)) ] Je prépare une nouvelle édition en poche qui paraîtra en février prochain, sous le titre : L’Autre société. Ce titre exprime mieux le contenu puisqu’il s’agit de poser les principes complets de l’alternative à la dissociété de marché. En poursuivant et en approfondissant la démarche initiée dans La Dissociété : refonder le discours politique et économique sur une « anthropologie générale » c’est-à-dire sur tout ce que nous enseignent les sciences physiques, humaines et sociales sur le fonctionnement des êtres humains et des sociétés humaines. Vous pouvez en consulter de larges extraits ici : http://neomoderne.fr. L’opus 3 de cette série, La Grande Régression parait en octobre 2010.

1. Présentation de l’éditeur

Le culte de l’individu auto-construit et la mondialisation du capitalisme libéral n’ont pas accompli la promesse moderne de l’émancipation. Elles ont juste défait les liens sociaux, sans lesquels aucune liberté ne peut grandir. L’hyper-libéralisme engendre une dissociété violente et désordonnée. Et face aux désordres, les nouveaux « libéraux » organisent le retour vers un ordre pré-moderne, mélange de répression policière, d’intégrisme religieux, de contrôle communautaire et d’abrutissement dans le travail.

Le défi politique du XXIe siècle est de penser un ordre social qui n’effacerait pas trois siècles d’émancipation. Il nous faut abandonner l’illusion d’une construction libérale de la société pour engager la construction sociale de la liberté. Or, tel a toujours été l’essence du projet socialiste, de Leroux à Blum, en passant par Marx et Jaurès. Les multiples dévoiements de ce projet ne le disqualifient pas ; ils exigent sa refondation néomoderne : une nouvelle modernité dont les principes politiques ne découlent plus du mythe moderne de l’individu autonome, mais de la réalité anthropologique de l’être social.

À la lumière des sciences humaines, et à l’opposé d’une gauche « moderne » qui s’attarde à courir derrière des idées libérales dépassées, l’auteur dessine un socialisme qui dépasse la modernité pour en accomplir la promesse, qui offre un nouvel avenir à la liberté.

Cet ouvrage est le deuxième opus d’une refondation anthropologique de la philosophie politique inaugurée par La Dissociété (Seuil, 2006), dont la nouvelle édition revue et augmentée est parue en poche en 2007 (coll.Points-Essais)

2. Vos commentaires

Commentaires

par Annie le Jeudi 09/09/2010 à 16:14

 merci de travailler pour nous
évidemment que tout ça amène à la violence quand on défait la cohésion sociale, la redistribution, qu'on détricote le collectif, que chacun est devant sa télé (Stiegler l'explique très bien aussi), que chacun est individualisé en consommateur à séduire par les pubs…

je vous lirai avec plaisir.


interpellation PG par Maréchal le Jeudi 30/09/2010 à 15:17

Je ne comprends pas trop le problème (il est très mal exposé pour un quidam, mais il réfère ....) 
La gauche (la vraie!!) en est interpellée ...

"JT Gio dit :

Ce qui est ahurissant dans toute cette histoire, c’est que l’on entend aucun représentant des partis de gauche (même de PG et le NPA) avancer l’argument de l’insolvabilité des banques pour marquer les esprits et relancer le nécessaire débat idéologique, car il est évident que le système capitaliste ne fonctionne et ne fonctionnera plus.
Ainsi, je n’ai entendu aucun intervenant de gauche parler du rapatriement en France des actifs toxiques de la Société Générale à hauteur de 35 milliards (en janvier 2010) lors des nombreux débats sur les retraites. Ces 35 milliards vont pourtant être « purgés » via des réductions d’impôts alors qu’ils couvrent presque l’intégralité des 50 milliards dont on aura besoin à l’horizon 2050 (selon les prévisions du COR).
En avançant un tel argument, on imagine pourtant facilement la mine déconfite et atterrée des politiques et éditorialistes qui assènent que l’on doit travailler plus longtemps car on vit plus longtemps. Il manque vraiment de splendides rhéteurs à gauche !


en cours de lecture par Givry le Mardi 07/06/2011 à 16:37

 Bonjour, 

Je suis en train de lire votre livre "L'autre Société". 
Un passage au début m'a frappé : alors que vous donnez toute une liste des disciplines de sciences sociales à utiliser pour avoir une approche scientifique de l'homme, n'apparaît jamais la philosophie. C'est ensuite, lorsque je suis arrivé au chapitre sur le "dualisme cartésien" et le conflit "qui n'a pas de sens" entre Marx et les idéalistes que j'ai compris que vous n'en lisez semble-t-il que peu (autre que politique).

Le prétendu dualisme cartésien n'existe pas chez Descartes, quand on sort des résumés pour étudiants en neuroscience ou manuel de philosophie. Je vous recommande pour cela de présenter votre partie sur Descartes comme une critique (bien que sans originalité) du Descartes des familles, du Descartes tel que l'on se le représente, plutôt que le Descartes vértiable des textes, mille fois plus profond que vous semblez l'imaginer.
Même constat pout votre opposition entre l'idéalisme et le matérialisme. Aucun des deux "camps", dès qu'il est un minimum raffiné, ne tombe dans les erreurs que vous leur attribuez. (Et certainement pas un homme comme Hegel...). Ne croyez-vous pas que si la réponse au conflit était aussi simple que la vôtre, ça ferait longtemps que ces auteurs seraient considérés comme mineurs ? il faut un peu d'humilité. 

J'espère que le livre reprendra sur l'économie rapidement, domaine que vous semblez maitriser. 
Je garde, malgré la gène et la déception que m'infligent ces pages, confiance dans tout ce que votre connaissance peut m'apporter, confiance qui m'a fait acheter votre livre. 
Croyez bien que c'est par sympathie que je vous écris cette très simple recommendation. 

Yoann.




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