Fév. 05 08

Version imprimable Une Raison d'espérer


// 1. LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE // 2. CRITIQUES DE PRESSE // 3. UN EXTRAIT


1. LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Une raison d'espérer. L'horreur n'est pas économique, elle est politique.
par Jacques Généreux
Plon, 1997, épuisé. Nouvelle éd. en poche, Pocket, 2000, épuisé.


Nous vivons dans un monde qui nous fait peur. Chômage, pauvreté, guerre économique mondiale, impuissance des politiques. Nous redoutons l’avènement d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être "le meilleur", pour être "compétitif", parce que telle serait la loi de l’économie qui parait désormais dominer toutes les lois des hommes. 

Des voix s’élèvent pour nous rassurer : tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous ne faisons rien, si nous nous abandonnons justement aux lois de l’économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique...

Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la "pensée unique" libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d’une "contre-pensée unique", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu’ils attendent.

Nous avons depuis les années 1970, franchi les trois degrés de l’horreur politique.

Le premier degré de l'horreur politique. La montée du chômage de masse et de la pauvreté pouvait être évitée en préservant la logique de partage de la croissance qui dominait avant les chocs pétroliers. Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau) de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés par ceux qui en étaient les victimes. C'est là le premier degré de l'horreur politique.

Le deuxième degré de l’horreur politique, c’est la tyrannie du "marché politique". Les fameuses contraintes extérieures, invoquées par les gouvernements pour expliquer leur impuissance, sont des alibis masquant l’immobilisme et la lâcheté politique. Les seules réelles contraintes sont celles qu’impose la compétition électorale à court terme. Dans la course aux bulletins de vote, l’immobilisme est plus souvent rentable que le courage. Les réformes délicates et les politiques à long terme sont écartées par des gouvernements qui ont besoin d’un soutien large et immédiat de leur électorat. En démocratie, le seul moyen d’obtenir une demande majoritaire des citoyens en faveur de politiques de solidarité consiste à laisser s’étendre assez longtemps les effets pervers de l’égoïsme, du non partage, et de l’exclusion sociale. Mais cette stratégie du pourrissement recèle un cercle vicieux dont l’issue est incertaine. En effet, si l’horreur sociale environnante conduit la majorité des citoyens à souhaiter une société plus solidaire, elle gonfle aussi la facture réelle de la solidarité, et peut dissuader la même majorité de payer la facture. Nous risquons d’être finalement convertis aux bienfaits de la solidarité, mais, trop tard peut-être, au moment où son coût nous paraît aussi insupportable que son absence.

Nous en sommes peut-être au troisième degré de l’horreur. Nous allons vers l’horreur économique, non plus par ignorance, ni même par refus d’une solidarité dont nous avons fini par comprendre la nécessité. Nous allons vers un monde dont personne ne veut, simplement parce que nous n’avons plus le ressort, l’énergie, le moyens, les relais, les représentants pour exprimer nos refus et nos attentes. La politique est tellement décrédibilisée que l’on en attend plus rien. Et comme le salut ne viendra pas pour autant d’ailleurs, nous nous replions dans la résignation. Pourtant les trois quarts des citoyens ont probablement en tête un même modèle de société où la solidarité prime sur la compétition généralisée. Il suffirait peut-être qu’ils se le disent, et que les citoyens retrouvent les moyens d’exiger la poursuite de leur idéal pour nous éviter le naufrage. Sombrons-nous simplement parce que nous nous taisons ?
L’horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l’horreur économique, parce qu’elle est choisie, acceptée. Mais c’est là aussi notre raison d’espérer, car d’autres choix sont toujours possibles. Et avant toute chose, l'urgence est de restaurer la confiance dans les responsables politiques et l'intérêt pour le débat démocratique. Car nous n'avons que la politique pour combattre l'horreur politique ! Cette restauration du politique passe par des réformes institutionnelles et par un autre comportement des leaders politiques. Mais comme on ne peut se contenter d'attendre les initiatives de la classe politique, c'est d'abord aux citoyens que revient la responsabilité de définir et d'exiger quelle politique ils veulent et dans quel monde ils souhaitent voir grandir leurs enfants. Et parmi les citoyens, cette responsabilité incombe en tout premier lieu à ceux qui ont accès à l'information, à la parole et au débat public : les intellectuels, artistes, journalistes, scientifiques...


2. CRITIQUES DE PRESSE

...
...



3. UN EXTRAIT : Préface de l'édition en poche


Le débat public de cette fin de siècle tend à se cristalliser autour de deux idéologies antinomiques. D'un côté, une idéologie libérale mondialiste – confortée par l'effondrement des systèmes d'économie planifiée – qui appelle à un déclin encore plus marqué et plus général de l'État, et se réjouit de l'extension mondiale d'un modèle unique de développement fondé sur les lois du marché. De l'autre côté, et en réaction directe à cette pensée libérale dominante, se développe une idéologie anti-économique, qui s'oppose à la mondialisation, voire plus modestement à l'union monétaire de l'Europe, fustige la quête du profit, dénonce la domination du monde par les détenteurs de capitaux, etc.

Pour ma part, je soutiens que ces deux visions sont les deux faces d'une même erreur de perspective qui voit dans l'économie, et plus spécialement l'économie marchande, le moteur (vertueux ou maléfique) de notre histoire et néglige singulièrement le poids des choix politiques et la responsabilité des hommes politiques.

L'erreur libérale est double. D'une part, elle érige en lois universelles de la nature une forme historique particulière d'organisation de l'économie (le marché libre) dont la supériorité absolue n'est même pas établie par la science économique la plus orthodoxe. D'autre part, pour défendre le marché, elle prône un désengagement maximal des interventions politiques et de l'État, alors qu’une économie de marché efficace n’existe pas sans régulation politique et ne se développe pas sans le développement parallèle du droit, des services collectifs et des infrastructures. Cette idéologie postule ainsi une opposition artificielle entre un marché naturellement parfait et un État naturellement pervers ; elle invite à un choix radical entre une régulation décentralisée par les lois du marché et une régulation autoritaire par le pouvoir politique.
Si on se laisse berner par cette opposition imaginaire entre loi de l'économie et loi politique, on peut croire que le seul moyen de défendre un monde où les citoyens, grâce à la politique, choisissent leur destinée, consiste à combattre l'économie et ses fameuses "lois".
Et c'est bien ainsi que l'idéologie libérale induit en erreur la contre-pensée qu'elle suscite. L’inculture économique et la manipulation des peurs inspirées par la mondialisation favorisent la montée d’une pensée antiéconomique qui tombe en quelque sorte dans le panneau de l’idéologie libérale : puisqu’on nous dit que les lois de l’économie exigent que l’on accepte sans réagir le cours de l’histoire et ses horreurs sociales, ce sont donc ces lois de l’économie qu’il faut abattre ; puisqu’on nous explique que la baisse des salaires, le recul de la protection sociale sont imposés par la mondialisation, il faut re-nationaliser l’économie.

C'est ainsi que le débat public tend à se muer en une guerre économique contre politique, loi du marché contre loi des hommes, capitalisme contre démocratie. Mais cette opposition est trompeuse. Elle suppose que l'économie et la politique sont des réalités parfaitement indépendantes et donc opposables. Or il n'en est rien. L'économie est politique. Elle prend des formes et a des conséquences diverses selon l'environnement juridique, institutionnel et conjoncturel, qui est largement, si ce n'est exclusivement, déterminé par des choix politiques. En conséquence, si l'économie est horrible, c'est que la politique l'est également.

C’est là très précisément ce que nous avons tenté de démontrer dans le présent ouvrage : l’horreur sociale, la pauvreté, le chômage, les inégalités criantes, ne sont pas les conséquences inéluctables des lois de l’économie, mais celles des choix politiques. L’horreur n’est pas économique, elle est politique. Nous avons démonté la mécanique des comportements politiques qui conduisent à ce résultat paradoxal : dans une démocratie où les politiques sont censées servir l’intérêt général, il est souvent dans l’intérêt des gouvernements de ne pas régler au mieux et le plus rapidement possible les plus graves problèmes sociaux qui affectent la société. Voilà pourquoi il n’est pas exagéré de parler d’horreur politique. Et voilà pourquoi il n'y a guère de sens à vouloir instaurer le primat du politique si l'on ne commence par restaurer la dignité et l'efficacité du politique.

Où se trouve notre "raison d’espérer", dans une vision aussi désabusée de la politique ? Le paradoxe n'est qu'apparent, mais c'est bel et bien le fait que l'horreur soit politique qui constitue notre raison d'espérer. En effet, si ce sont les choix politiques — et non des lois économiques mondiales inéluctables — qui
sont responsables de l’horreur sociale, le cours de l’histoire peut changer par la seule volonté des politiques. C’est la politique qui est atroce et non l’économie. Ce sont les lois des hommes qui sont injustes, et non les lois de la nature. Voilà pourquoi la politique est notre raison d’espérer. Elle ne peut pas tout, mais beaucoup ; elle peut engendrer le pire, mais aussi restaurer le meilleur. À condition toutefois de modifier les règles du jeu pour éradiquer les dysfonctionnements qui conduisent des démocraties à choisir l’horreur sociale.

L’évolution économique et politique du monde, depuis la publication de la première édition (en octobre 1997), semble hélas et heureusement, tout à la fois, conforter notre analyse. Hélas tout d’abord, car les illustrations de l’attentisme politique face à l’horreur n’ont pas manqué, au Kosovo, au Timor oriental, en Tchétchénie… Tout se passe comme si les politiques appliquait jusqu’à la caricature ce que j’ai appelé le "deuxième degré de l’horreur politique", ou encore la stratégie du pourrissement. Il n’est pas politiquement rentable d’intervenir tant que l’on n’a pas dépassé le seuil d’horreur nécessaire pour s'assurer le soutien de l’immense majorité des électeurs. Quand il s’agit de questions sociales internes, l’horreur se mesure en nombre de pauvres et de chômeurs. Quand il s’agit de questions de politique étrangère, l’horreur se mesure en nombre de morts, de viols, de personnes déportées, de vies irrémédiablement détruites. Non, hélas, le terme d’horreur politique n’est pas exagéré.

Mais, disais-je, l’évolution du monde conforte aussi, heureusement, notre analyse en ce qui concerne les espoirs que l’on peut fonder sur une autre politique. Entre une idéologie libérale caricaturale et une idéologie antiéconomique incapable de mesurer la vraie responsabilité du politique, on voit monter — en Europe surtout, mais pas seulement — d'une part l’idée d’une économie de marché ouverte mais régulée et dominée par les choix politiques, d'autre part la conviction que la politique doit être refondée sur de nouvelles règles du jeu.
Ainsi, par exemple, même les grandes institutions financières internationales (FMI, BRI, Banque mondiale, OCDE, temples ordinaires du libéralisme mondial), éclairées par la crise financière internationale qui a ébranlé les deux tiers de la planète en 1997-1998, sont revenues du "tout marché" et vantent désormais les vertus de la régulation. La XXIe Internationale socialiste (en novembre 1999), réunissant notamment les onze Premiers ministres socialistes ou sociaux-démocrates de l’Union européenne, n’a pas retenu l’appel de Tony Blair et de Gerhard Schröder à un socialisme plus libéral, et insiste au contraire sur "le primat du politique" comme moyen de donner à la mondialisation une destinée plus humaine.

Mais ce sursaut du volontarisme politique n’a pas encore vraiment touché au cœur du problème, à savoir les effets pervers inhérents aux règles du jeu politique. Des leaders européens réaffirment aujourd’hui le primat du politique parce que ce thème est porteur auprès de l’électorat. Mais si les règles du jeu politique continuent à paralyser l’action nécessaire pour passer des promesses aux actes, cette nouvelle foi dans l’action publique sera sans effet majeur, et la déception des citoyens les replongera plus encore dans leur dégoût du politique déjà bien avancé. Nous montrons dans ce livre que l’urgence véritable n’est pas de trouver des solutions aux problèmes sociaux (elles existent !), mais de transformer les institutions pour qu’il soit politiquement rentable de s’attaquer aux problèmes sociaux. La réforme de la vie politique est donc une priorité vitale, mais assez largement négligée. Cette réforme est à la mode, tout comme le thème du primat politique : tout le monde est favorable à une "modernisation de la vie politique" en France, à une "nouvelle culture politique" en Belgique… Mais, pour l'heure, ce mouvement relève plus du changement d'attitude, de discours, de mœurs que de la réforme profonde des institutions dont nous montrons l'urgente nécessité.

C’est d'ailleurs là, comme me l’ont fait remarquer de nombreux lecteurs, le talon d’Achille de mon analyse. La politique est notre raison d’espérer seulement si on change les règles du jeu politique en sorte que les ambitions politiques qui gouvernent le jeu démocratique conduisent davantage à rechercher l’intérêt général, que soit récompensé le courage politique et sanctionné l’immobilisme, etc. Mais les règles du jeu ne seront modifiées que si la classe politique, dans sa majorité, découvre un intérêt particulier à une réforme ambitieuse des institutions… Et tel ne semble pas être encore le cas dans la plupart des grandes démocraties.

 Raison de plus pour ne pas baisser les bras. Car si tous ceux qui souhaitent que la politique change ne font pas de politique, elle ne changera pas. Et l’intérêt que les responsables politiques montreront pour la réforme de la vie politique sera à la mesure des pressions exercées par les citoyens. La politique n’est votre raison d’espérer que si vous prenez votre part dans sa refondation. Si la lecture de ce livre rejoint un tant soit peu votre propre conviction, ne le quittez pas sans prendre le chemin d’une association, d’un syndicat, d’un parti, d’un lieu quelconque ou vos idées deviendront parole de citoyen.

Jacques Généreux
(janvier 2000)

Commentaires

1 -

 


anonyme | Le Mercredi 06/04/2005 à 17:40 | [^] | Répondre

2 - Une raison d'espèrer

Mr Généreux,

Je partage votre analyse sur les raisons d'espèrer même s'il m'apparait évident que la gauche est entrée dans une période de transition. Son principal problème, que ce soit la gauche européenne ou française, c'est que sa stratégie de transformation du monde, mise au point au XIXe siècle, ne vaut plus rien, ce qui l'affaiblit, la prive des moyens d'agir et la plonge dans un profond désarroi.
Et pourtant nous sommes entrés dans une phase de transition et une réelle prespective de changement, un changement fondamental qui pourrait être progressif. Cela implique une stratégie de la gauche dans les dix ou vingt ans à venir.

La première chose à dire, c'est que la démocratisation du monde dont témoigne la pression populaire est un atout considérable.
Je ne crois pas que l'offensive générale du libéralisme et la prétendue mondialisation aient limité nos possibilités d'action. Car, d'une part il s'agit d'un battage publicitaire qui ne résistera pas à la déflation qui s'annonce; d'autre part, cette offensive va susciter, a déjà suscité son contre-poison.

Vous connaissez la réponse du capital à cette réalité, elle tient dans ce slogan: il n'existe pas d'autre choix possible. Là encore rien de neuf. Ne perdons donc pas de vue que nous vivons une ère de transition entre notre système-monde actuel et un système entièrement différent. Cela implique plusieurs choses. Nous ne devons pas nous laisser séduire par le discours sur la mondialisation et l'absence d'alternative. Non seulement il existe des termes alternatifs, mais le seul qui soit impossible, c'est de conserver nos structures actuelles.

Enfin pour terminer, le probléme clé n'est pas l'organisation, si importante soit-elle. Le problème clé est la lucidité. Les forces qui veulent transformer le système pour que rien ne change, pour que le nouveau système soit aussi hiérarchisé et polarisé que l'ancien, voire plus, ne manquent ni d'argent, ni d'énergie, ni d'intelligence.

Dans l'incertitude inhérente, la seule stratégie plausible pour la gauche, c'est de continuer à poursuivre diligemment et intelligemment ses objectifs fondamentaux- la mise en place d'une Europe relativement démocratique, relativement égalitaire. Une telle Europe est possible. Il n'est pas absolument certain qu'il adviendra. Mais ce n'est pas non plus impossible.

 


Jean Caisse | Le Lundi 13/06/2005 à 22:13 | [^] | Répondre

3 - Appel à un contre-pouvoir citoyen

Je commence à être saturé de lire partout (j'en suis à mon 12 e bouquin) qu'il faut changer les Institutions pour que les citoyens et la politique prennent enfin le dessus, mais en faisant quoi ? A ma connaissance personne ne propose rien de concret. Pensant qu'il fallait commencer par changer le système des Institutions en France avant de vouloir changer le monde libéral-capitaliste en Europe ou dans les pays occidentaux en général, je propose un nouveau système : instaurer un contre-pouvoir citoyen sous forme d'Assemblée Nationale que j'appelle Référendaire. La France est à mon avis le pays le plus apte à un telle expérience. Quelques pages du bouquin (pas encore édité, peut-être jamais ?) que j'ai écrit sur le sujet à disposition pour ceux qui voudraient se mobiliser pour l'idée, et, nouveaux Conventionnels, faire partie d'une Constituante pour définir le rôle et les prérogative de cette nouvelle Assemblée. Révolution bien sûr mais en douceur. Donc aucune raison d'avoir peur d'y participer. La raison d'espérer se trouverait peut-être là.

 


Louis | Le Samedi 23/07/2005 à 18:57 | [^] | Répondre

4 - Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Nous sommes en effet plus nombreux que nous le pensons à vouloir faciliter l'avenement d'une démocratie plus ou moins directe en France. Un fort tissu de nouveaux partis politiques se construit peu à peu.

Nicolas BAGUENARD

 


BAGUENARD | Le Jeudi 09/03/2006 à 14:10 | [^] | Répondre

5 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Témoin, dans mon Université d'un authentique réveil Politique de nombreux étudiants, j'y retrouve effectivement des raisons d'espérer...
Je suis en effet impressionné par le courage, la dignité, la volonté de dialogue et le refus de la violence, le souci démocratique, et la ténacité, de jeunes étudiants que je percevais jusque là comme plutôt passifs...
Je fais ce que je peux pour les aider en assumant à la fois mes responsabilités d'éducateur et de citoyen...Mais je me trouve bien seul... Et ils commencent à fatiguer malgré le renversement d'opinion.

ALORS, COLLEGUES ET CAMARADES! QU'ATTENDEZ-VOUS POUR LES SOUTENIR !

 


Roger | Le Vendredi 10/03/2006 à 19:35 | [^] | Répondre

7 - Re: Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

REVENDICATIONS
Le NON au traité constitutionnel européen est le premier signe de la rébellion fondée sur ce que les analystes ont appelé le mécontentement général, dont la liste, non exhaustive suit :

NON
A la précarité de l’emploi
Au chômage structurel
Aux privilégiés et aux élites qui nous gouvernent
Aux inégalités et à l’exclusion
Aux parachutes dorés et aux salaires excessifs des patrons
A la publicité envahissante
A la toute puissance de l’argent
A la technocratie de l’Europe « unie»
Au « laisser faire, laisser passer », à la concurrence libre et non faussée
Aux incivilités et à la violence
Aux dysfonctionnements administratifs
A la pollution
A la désertification des campagnes
A la disparition des petits commerces
A l’endettement du pays qui obère l’avenir de notre descendance
Aux encombrements dans les villes et sur les routes
Aux prélèvements et aux contrôles de la circulations excessifs
A la drogue et au blanchissement de l’argent
A l’argent roi et à la toute puissance bancaire et financière, à la libre circulation des capitaux
Aux lobbies économiques, aux groupes de pression des transnationales
Aux groupes de pression cultuels
Aux privatisations intempestives des services
Aux délocalisations et aux « dégraissage » des entreprises bénéficiaires
Aux difficultés de se loger
Aux mesures dites à « effet d’aubaine » pour le grand patronat
A la perte du pouvoir d’achat d’une grande partie de la population
Aux restrictions insidieuses des libertés dues à l’augmentation incessante du nombre des lois votées chaque année.

Le tout se résume à un NON au néo-libéralisme et à la dégradation de notre vie sociale qui en est la conséquence.

OUI
A l’intégration républicaine de l’immigration
A l’Education nationale républicaine et au respect des professeurs
A la primauté des services publics
A la laïcité
A la primauté des « Lumières »
Aux investissements et à la production raisonnés dans l’industrie et l’agriculture
A une Charte d’autocontrôle des médias et à l’octroi d’un droit de réponse des auteurs de reportages et des journalistes d’investigation, aux censures venant de leur hiérarchie
A une télévision publique et privée dont l’accent serait mis sur l’éducation
Au « vivre ensemble » et au retour des traditions républicaines et patriotiques
Au développement technique et scientifique dirigé vers le bien-être de la population
Aux aides aux associations culturelles et civiques et aux ONG

Le tout se résume à la reprise en main de la politique républicaine solidaire et démocratique sur l’Economique
Tract à compléter selmon chacun

 


Louis | Le Dimanche 12/03/2006 à 18:05 | [^] | Répondre

6 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Il y a effectivement de nombreux sites qui appellent à un profond changement. Mais s'il s'agit comme tu le dis de former de nouveaux partis poilitques, je ne suis pas d'accord car c'est se mouler encore dans le même modèle. Pour faire bloc contre le système economico-politique qui nous mène doucement mais sûrement à la catastrophe il faut que les citoyens reprennent la main pour faire bloc aux groupes de pression qui sont ceux qui gouvernent réellement le pays (il n'y a pas que le nôtre ). Les partis politiques, quelque soit leur bonne volonté ne pourront rien. Ils peuvent continuer à gouverner le quotidien, mais les grandes réorientations économico-politico-sociales ne pourront venir que de la volonté populaire (sans référendum). Donc une 6e République (pas celle de Montebourg qui ne va pas assez loin à mon sens). Louis

 


Louis | Le Dimanche 12/03/2006 à 18:02 | [^] | Répondre

8 - Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen: représentation individuelle

Pour autant, nous pouvons encore tourner et changer de voie:
Je trouve beaucoup de vocabulaire politique sur ces sites ...politiques: les horizons se sont plutot fermés par une ambiance raisonnable et ? défaitiste ?
Les socialistes incarnent des avancées en matière d'humanité consciente et respectueuse des cultures,..., mais aussi une tradition de discours et de nomenclature carrément passéiste et obsolète. Vous qui êtes des PS et autres, prenez le temps de vous éloigner de vos "leaders": ils ne savent pas tout ! ils n'ont pas toutes les idées...ils vous écoutent aussi, et vous devez savoir leur parler, directement. Vous devez, chacun devrait avoir assez de force à pouvoir s'exprimer (et surtout à être écouté ) face à ces leaders , vos représentants.
Non, il existe encore des points de générosités: on les voit sans cesse dans les marathons de santé, de solidarité: Nous sommes tous malgré tout, prêts à partager: car c'est cela: allez vers le futur, en confiance, en réelle conscience de nous-mêmes: savoir être aussi présent devant tous. La démocratie a toujours été un leurre qui affecte chaque individu d'une corporation, d'un représentant ou simplement d'un parti: mais jamais aucun individu n'a totalement adhéré à tout ce qui s'y est dit: il n'y aurait plus débat, plus discussion = disparition de mouvements sociaux. Et pourtant encore aujourd'hui, quelques uns font basculer d'autres vers des options néfastes et absurdes: des syndicats aux propagandistes étudiants, une opinion ne se forge qu'avec du recul et de multiples sources d'info.: Ce qui n'est jamais le cas: toujours les mêmes références, les mêmes copies= les mêmes ressorts menant à l'anéantissement logique de toute revendication (illégitimité et pas de pouvoir éxécutif)...
Je vous invite donc tous.Et même si ce que j'y dis est utopique, confus, peu lisible...etc...trop personnel. Je souhaite vos idées, vos opinions, vos raccords, vos points de vue, vos corrections, afin que nous mettions tous ensemble dans un même élan, les sources qui font battre nos coeurs !
merci donc de vos visites prochaines:
sur le blog: blog.evoluve.info et le wiki: evoluve.info/wiki3/evotiddlywiki.html , un forum existe aussi...
AkoZ°om

 


AkoZ | Le Lundi 03/04/2006 à 02:03 | [^] | Répondre

9 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen: représentation individuelle

Si j'ai bien compris, Il me semble que tu cherches plus ou moins un idéal politique. Depuis la fin du communisme, il n'est pas évident de le trouver dans un parti politique, sauf peut-être un parti d'extrême gauche. Je n'ai, pour ma part, par scepticisme ou fénéantise, jamais adhéré à un parti, tout ou votant toujours à gauche. C'est donc par un pragmatisme teinté d' un peu d'idéalisme que je propose un système constitionnel dans lequel la société civile formerait un contre-pouvoir à ceux que l'on connait, pouvoir éxécutif, et pouvoir législatif qui nous ont conduit au blocage. La confiance dans nos institutions poilitiques a quasiment disparu. Il faut donc renouveler notre système démocratique de façon fondamentale. Louis

 


Louis | Le Mercredi 05/04/2006 à 15:12 | [^] | Répondre

10 - Re: à Louis: pouvoir de représentation individuelle

oui ça resemble à un idéalisme humain. D'abord ignorant de toute notion politicienne, avec mon vocabulaire naïf sans doute...mais je reprends donc les notions qui ont créées ce que nous appelons la démocratie, et c'est vrai qu'un Marx sont au début bien séduisant, cependant ses boues ouvrières ne sont pas applicables aujourd'hui: j'ai vu un parallèle à sa démarche et j'ai vu aussi comment il a été grillé par la reprise de ses idées: accrochées à des revendications bornées: mieux qu'avant ! des avantages !..enfin tout ce qui fait un syndicat...
Ces concepts sont hélas liés à un monde économique, lui même abstrait d'un fond humain... c'est la circulation de richesse qui est en jeu. Je recherche en premier plan ce qui est au fond de l'humain, ce qu'il est en dehors des petitesses d'une vie bornée par des enjeux de conservatismes internes: je veux dire par là que nous devons d'abord sortir des chemins traditionnels type travail/loisirs/intérêts perso. et remonter logiquement, pragmatiquement, objectivement vers ce que nous sommes vraiment...On ne crée pas une société soucieuse de conserver toutes les formes d'humanité, d'un coup de pinceau, mais d'un montage délicat et attentif. J'écoute des voix, je suis si petit sur les milliards, mais comme on dit, un seul fait parfois la différence !
Si je ne peux compter les lecteurs de ce site parmi les EvoluVeurs, je chercherai encore...tout cela viendra avec le temps, dont moi seul dispose... Je n'en suis pas à un programme de médiatisation, mais simplement à la pose de jalons et de retours... Mon langage se tord pour se rendre lisible, mais j'y parviendrai même avec le peu d'intérêt que qui que ce soit me présente. Faites moi parler !
Je vous indiquerai pas à pas ce que j'ai compris, trouvé et adopté, car je suis comme un enfant dans un monde d'intelligences perdues et ignorantes..Tant de théoriciens sont à jour et dans l'air du temps ! Je travaille à concrétiser nos idées. Mais prenez donc votre temps à vous, celui de vous poser la question de ce que vous seriez si...
Ah oui, certains ont parlé de développement personnel, c'est en effet une première étape que je partagerai, avec des notions de simplicité, de pragmatisme, d'utopies et de souhaits et de magma fertile... Je ferai en sorte de ne pas être trop illuminé...
Bien à vous,
ne point trop en dire, lire encore...
blog: blog.evoluve.info
présentation wiki: evoluve.info/wiki3/evotiddlywiki.html
AkoZ°om

 


AkoZ | Le Mercredi 05/04/2006 à 18:35 | [^] | Répondre