Fév. 05 08

Version imprimable Une Raison d'espérer




1. Présentation

Une raison d'espérer. L'horreur n'est pas économique, elle est politique.
par Jacques Généreux
Plon, 1997, épuisé. Nouvelle éd. en poche, Pocket, 2000, épuisé.

 
Nous vivons dans un monde qui nous fait peur. Chômage, pauvreté, guerre économique mondiale, impuissance des politiques. Nous redoutons l’avènement d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être "le meilleur", pour être "compétitif", parce que telle serait la loi de l’économie qui parait désormais dominer toutes les lois des hommes. 

Des voix s’élèvent pour nous rassurer : tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous ne faisons rien, si nous nous abandonnons justement aux lois de l’économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique...

Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la "pensée unique" libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d’une "contre-pensée unique", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu’ils attendent.

Nous avons depuis les années 1970, franchi les trois degrés de l’horreur politique.

Le premier degré de l'horreur politique. La montée du chômage de masse et de la pauvreté pouvait être évitée en préservant la logique de partage de la croissance qui dominait avant les chocs pétroliers. Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau) de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés par ceux qui en étaient les victimes. C'est là le premier degré de l'horreur politique.

Le deuxième degré de l’horreur politique, c’est la tyrannie du "marché politique". Les fameuses contraintes extérieures, invoquées par les gouvernements pour expliquer leur impuissance, sont des alibis masquant l’immobilisme et la lâcheté politique. Les seules réelles contraintes sont celles qu’impose la compétition électorale à court terme. Dans la course aux bulletins de vote, l’immobilisme est plus souvent rentable que le courage. Les réformes délicates et les politiques à long terme sont écartées par des gouvernements qui ont besoin d’un soutien large et immédiat de leur électorat. En démocratie, le seul moyen d’obtenir une demande majoritaire des citoyens en faveur de politiques de solidarité consiste à laisser s’étendre assez longtemps les effets pervers de l’égoïsme, du non partage, et de l’exclusion sociale. Mais cette stratégie du pourrissement recèle un cercle vicieux dont l’issue est incertaine. En effet, si l’horreur sociale environnante conduit la majorité des citoyens à souhaiter une société plus solidaire, elle gonfle aussi la facture réelle de la solidarité, et peut dissuader la même majorité de payer la facture. Nous risquons d’être finalement convertis aux bienfaits de la solidarité, mais, trop tard peut-être, au moment où son coût nous paraît aussi insupportable que son absence.

Nous en sommes peut-être au troisième degré de l’horreur. Nous allons vers l’horreur économique, non plus par ignorance, ni même par refus d’une solidarité dont nous avons fini par comprendre la nécessité. Nous allons vers un monde dont personne ne veut, simplement parce que nous n’avons plus le ressort, l’énergie, le moyens, les relais, les représentants pour exprimer nos refus et nos attentes. La politique est tellement décrédibilisée que l’on en attend plus rien. Et comme le salut ne viendra pas pour autant d’ailleurs, nous nous replions dans la résignation. Pourtant les trois quarts des citoyens ont probablement en tête un même modèle de société où la solidarité prime sur la compétition généralisée. Il suffirait peut-être qu’ils se le disent, et que les citoyens retrouvent les moyens d’exiger la poursuite de leur idéal pour nous éviter le naufrage. Sombrons-nous simplement parce que nous nous taisons ?
L’horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l’horreur économique, parce qu’elle est choisie, acceptée. Mais c’est là aussi notre raison d’espérer, car d’autres choix sont toujours possibles. Et avant toute chose, l'urgence est de restaurer la confiance dans les responsables politiques et l'intérêt pour le débat démocratique. Car nous n'avons que la politique pour combattre l'horreur politique ! Cette restauration du politique passe par des réformes institutionnelles et par un autre comportement des leaders politiques. Mais comme on ne peut se contenter d'attendre les initiatives de la classe politique, c'est d'abord aux citoyens que revient la responsabilité de définir et d'exiger quelle politique ils veulent et dans quel monde ils souhaitent voir grandir leurs enfants. Et parmi les citoyens, cette responsabilité incombe en tout premier lieu à ceux qui ont accès à l'information, à la parole et au débat public : les intellectuels, artistes, journalistes, scientifiques...

2. Un résumé des chapitres


Une raison d’espérer. L’horreur n’est pas économique, elle est politique.

Chapitre 1. Un monde qui nous fait peur
Inventaire de nos peurs, centré sur l’insécurité économique et sociale et la montée de la pauvreté qui justifient le cri d’horreur poussé par Viviane Forrester dans l'Horreur économique (Fayard, 1996)

Chapitre 2. L’horreur économique en question
Analyse critique du livre de V. Forrester : si l’indignation face à l’horreur sociale est légitime, un discours anti-économique et anti-mondialisation, fataliste et simpliste, détourne notre attention des vraies responsabilités qui résident dans les choix politiques de gouvernements nationaux.

En substance les deux premiers chapitres tendent à démontrer ce qui suit.

Nous vivons dans un monde qui nous fait peur. Chômage, pauvreté, guerre économique mondiale, impuissance des politiques. Nous redoutons l’avènement d’une société où régnerait une guerre sans merci pour être " le meilleur ", pour être " compétitif ", parce que telle serait la loi de l’économie qui parait désormais dominer toutes les lois des hommes ? Des voix s’élèvent pour nous rassurer : tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes si nous ne faisons rien, si nous nous abandonnons justement aux lois de l’économie ! Mais nous prêtons plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique...

Les uns et les autres nous trompent. Aux faux espoirs de la " pensée unique " libérale répondent les peurs imaginaires et les boucs émissaires d’une " contre-pensée unique ", anti-économique, anti-européenne, anti-mondialisation. Une société horrible nous guette en effet, mais cette horreur n’a rien d’économique, elle est politique. Elle résulte des stratégies de pouvoir de nos gouvernements, elle est inscrite dans le mutisme des citoyens qui ne se dressent plus pour dire le monde qu’ils attendent. Nous avons depuis les années 1970, franchi les trois degrés de l’horreur politique. (objet des trois chapitres suivants)

Chapitre 3. Le premier degré de l’horreur politique : le refus du partage
Ou comment le souci de satisfaire une majorité d’électeurs interdit le règlement des problèmes affectant des minorités. Le chômage de masse et le développement de la pauvreté pouvait être évités en préservant la logique de partage de la croissance qui dominaient avant les chocs pétroliers. Cela n’aurait exigé de la majorité des citoyens qu’une réduction du rythme d’augmentation (et non du niveau)de son bien-être matériel ! Au lieu de cela, on a accepté que la totalité des sacrifices imposés par les mutations économiques soient supportés ceux qui en étaient les victimes. Tel est le premier degré de l'horreur politique.

Chapitre 4. Le deuxième degré de l’horreur politique : la tyrannie du marché politique
Ou comment se bloque le règlement des problèmes, même quand une majorité d’électeurs y trouverait son intérêt.

Les fameuses contraintes extérieures, invoquées par les gouvernements pour expliquer leur impuissance, sont des alibis masquant l’immobilisme et la lâcheté politique. Les seules vraies contraintes sont celles qu’impose la compétition électorale à court terme. Dans la course aux bulletins de vote, l’immobilisme est plus souvent rentable que le courage. Les réformes délicates et les politiques à long terme sont écartées par des gouvernements qui ont besoin d’un soutien large et immédiat de leur électorat. En démocratie, le seul moyen d’obtenir une demande majoritaire des citoyens en faveur de politiques de solidarité consiste à laisser s’étendre assez longtemps les effets pervers de l’égoïsme, du non partage, et de l’exclusion sociale.

En effet, un électorat trop peu informé sur les coûts et sacrifices associés aux politiques qu’il demande — et trop peu éclairé par des leaders lâches ou peu crédibles — incite les gouvernements à toujours reculer devant des réformes au fond souhaitables à long terme. Ils pratiquent la " stratégie du pourrissement social " : attendre qu’un problème soit devenu assez grave pour s’assurer qu’une large majorité d’électeurs en a pleinement conscience et accepte les coûts et les contraintes qu’exige son traitement.
Mais cette stratégie du pourrissement recèle un cercle vicieux dont l’issue est incertaine. En effet, si l’horreur sociale environnante conduit la majorité des citoyens à souhaiter une société plus solidaire, elle gonfle aussi la facture réelle de la solidarité, et peut dissuader la même majorité de payer la facture. Nous risquons d’être finalement convertis aux bienfaits de la solidarité, mais, trop tard peut-être, au moment où son coût nous paraît aussi insupportable que son absence.

Chapitre 5. Le troisième degré de l’horreur politique : une démocratie muette et hurlante

Ou comment une démocratie peut rester piégée dans l’immobilisme, alors même qu’on est allé au bout du " pourrissement social ", à ce point où une très large majorité d’électeurs serait disposée à assumer les coûts de réformes courageuses.

Parvenu à ce point, tout le monde comprend l’urgence d’une action coûteuse et de longue haleine, mais il n’y a plus de responsables politiques assez crédibles et assez proches à qui confier cette mission. Les élus, eux-mêmes conscients de ce déficit de crédibilité, hésitent à s’engager sur des voies difficiles et accentuent ainsi l’impatience et la défiance de leurs électeurs. À ce stade, l’exaspération et la désespérance des citoyens face au politique sont à leur comble et s’expriment soit par le rejet muet du jeu politique (abstention, désaffection pour l’action politique et syndicale), soit dans le rejet hurlant des politiciens (montée de l’extrémisme et du populisme).

Nous allons ainsi vers l’horreur économique, non plus par ignorance, ni même par refus d’une solidarité dont nous avons fini par comprendre la nécessité. Nous allons vers un monde dont personne ne veut simplement parce que nous n’avons plus le ressort, l’énergie, les moyens, les relais, les représentants pour exprimer nos refus et nos attentes. La politique est tellement décrédibilisée que l’on n'en attend plus rien. Et comme le salut ne viendra pas pour autant d’ailleurs, nous nous replions dans la résignation. Pourtant les trois-quarts des citoyens rêve probablement du même type de société où la solidarité prime sur la guerre économique. Il suffirait peut-être qu’ils se le disent, et que les citoyens retrouvent les moyens d’exiger la poursuite de leur idéal pour nous éviter le naufrage. Sombrons-nous simplement parce que nous nous taisons ?

Chapitre 6. Une raison d’espérer
La seule raison d’espérer est de savoir que les démocraties sont piégées par la déficience de leurs gouvernants et de leurs règles du jeu politique, et non par une quelconque fatalité technologique ou économique contre laquelle on serait impuissant. On peut toujours changer la classe politique et les institutions, faire de la politique autrement. La voie de l’espoir est étroite car la classe politique n’a guère intérêt à changer les règles du jeu et les hommes en place. Mais elle est réelle si les citoyens cessent de se tromper de cible (le "complot" des marchés financiers), et militent pour le renouvellement des institutions et de la classe politique.

L’horreur politique est plus scandaleuse et plus monstrueuse que l’horreur économique, parce qu’elle est choisie, acceptée. Mais c’est là aussi notre raison d’espérer, car d’autres choix sont toujours possibles. Et avant toutes choses, l'urgence est de restaurer la confiance dans les responsables politiques et l'intérêt pour le débat démocratique. Car nous n'avons que la politique pour combattre l'horreur politique ! Cette restauration du politique passe par des réformes institutionnelles et par un autre comportement des leaders politiques. Mais comme on ne peut se contenter d'attendre les initiatives de la classe politique, c'est d'abord aux citoyens que revient la responsabilité de définir et d'exiger quelle politique ils veulent et dans quel monde ils souhaitent voir grandir leurs enfants. Et parmi les citoyens, cette responsabilité incombe en tout premier lieu à ceux qui ont accès à l'information, à la parole et au débat public : les intellectuels, artistes, journalistes, scientifiques... Le livre se terminait ainsi sur un appel à la constitution d'assemblées citoyennes mobilisant, informant, incitant au débat en sorte que les citoyens reprennent la main dans le jeu politique.
 
3. Vos commentaires

Commentaires

2 - Une raison d'espèrer

Mr Généreux,

Je partage votre analyse sur les raisons d'espèrer même s'il m'apparait évident que la gauche est entrée dans une période de transition. Son principal problème, que ce soit la gauche européenne ou française, c'est que sa stratégie de transformation du monde, mise au point au XIXe siècle, ne vaut plus rien, ce qui l'affaiblit, la prive des moyens d'agir et la plonge dans un profond désarroi.
Et pourtant nous sommes entrés dans une phase de transition et une réelle prespective de changement, un changement fondamental qui pourrait être progressif. Cela implique une stratégie de la gauche dans les dix ou vingt ans à venir.

La première chose à dire, c'est que la démocratisation du monde dont témoigne la pression populaire est un atout considérable.
Je ne crois pas que l'offensive générale du libéralisme et la prétendue mondialisation aient limité nos possibilités d'action. Car, d'une part il s'agit d'un battage publicitaire qui ne résistera pas à la déflation qui s'annonce; d'autre part, cette offensive va susciter, a déjà suscité son contre-poison.

Vous connaissez la réponse du capital à cette réalité, elle tient dans ce slogan: il n'existe pas d'autre choix possible. Là encore rien de neuf. Ne perdons donc pas de vue que nous vivons une ère de transition entre notre système-monde actuel et un système entièrement différent. Cela implique plusieurs choses. Nous ne devons pas nous laisser séduire par le discours sur la mondialisation et l'absence d'alternative. Non seulement il existe des termes alternatifs, mais le seul qui soit impossible, c'est de conserver nos structures actuelles.

Enfin pour terminer, le probléme clé n'est pas l'organisation, si importante soit-elle. Le problème clé est la lucidité. Les forces qui veulent transformer le système pour que rien ne change, pour que le nouveau système soit aussi hiérarchisé et polarisé que l'ancien, voire plus, ne manquent ni d'argent, ni d'énergie, ni d'intelligence.

Dans l'incertitude inhérente, la seule stratégie plausible pour la gauche, c'est de continuer à poursuivre diligemment et intelligemment ses objectifs fondamentaux- la mise en place d'une Europe relativement démocratique, relativement égalitaire. Une telle Europe est possible. Il n'est pas absolument certain qu'il adviendra. Mais ce n'est pas non plus impossible.

 


Jean Caisse | Le Lundi 13/06/2005 à 22:13 | [^] | Répondre

3 - Appel à un contre-pouvoir citoyen

Je commence à être saturé de lire partout (j'en suis à mon 12 e bouquin) qu'il faut changer les Institutions pour que les citoyens et la politique prennent enfin le dessus, mais en faisant quoi ? A ma connaissance personne ne propose rien de concret. Pensant qu'il fallait commencer par changer le système des Institutions en France avant de vouloir changer le monde libéral-capitaliste en Europe ou dans les pays occidentaux en général, je propose un nouveau système : instaurer un contre-pouvoir citoyen sous forme d'Assemblée Nationale que j'appelle Référendaire. La France est à mon avis le pays le plus apte à un telle expérience. Quelques pages du bouquin (pas encore édité, peut-être jamais ?) que j'ai écrit sur le sujet à disposition pour ceux qui voudraient se mobiliser pour l'idée, et, nouveaux Conventionnels, faire partie d'une Constituante pour définir le rôle et les prérogative de cette nouvelle Assemblée. Révolution bien sûr mais en douceur. Donc aucune raison d'avoir peur d'y participer. La raison d'espérer se trouverait peut-être là.

 


Louis | Le Samedi 23/07/2005 à 18:57 | [^] | Répondre

4 - Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Nous sommes en effet plus nombreux que nous le pensons à vouloir faciliter l'avenement d'une démocratie plus ou moins directe en France. Un fort tissu de nouveaux partis politiques se construit peu à peu.

Nicolas BAGUENARD

 


BAGUENARD | Le Jeudi 09/03/2006 à 14:10 | [^] | Répondre

5 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Témoin, dans mon Université d'un authentique réveil Politique de nombreux étudiants, j'y retrouve effectivement des raisons d'espérer...
Je suis en effet impressionné par le courage, la dignité, la volonté de dialogue et le refus de la violence, le souci démocratique, et la ténacité, de jeunes étudiants que je percevais jusque là comme plutôt passifs...
Je fais ce que je peux pour les aider en assumant à la fois mes responsabilités d'éducateur et de citoyen...Mais je me trouve bien seul... Et ils commencent à fatiguer malgré le renversement d'opinion.

ALORS, COLLEGUES ET CAMARADES! QU'ATTENDEZ-VOUS POUR LES SOUTENIR !

 


Roger | Le Vendredi 10/03/2006 à 19:35 | [^] | Répondre

7 - Re: Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

REVENDICATIONS
Le NON au traité constitutionnel européen est le premier signe de la rébellion fondée sur ce que les analystes ont appelé le mécontentement général, dont la liste, non exhaustive suit :

NON
A la précarité de l’emploi
Au chômage structurel
Aux privilégiés et aux élites qui nous gouvernent
Aux inégalités et à l’exclusion
Aux parachutes dorés et aux salaires excessifs des patrons
A la publicité envahissante
A la toute puissance de l’argent
A la technocratie de l’Europe « unie»
Au « laisser faire, laisser passer », à la concurrence libre et non faussée
Aux incivilités et à la violence
Aux dysfonctionnements administratifs
A la pollution
A la désertification des campagnes
A la disparition des petits commerces
A l’endettement du pays qui obère l’avenir de notre descendance
Aux encombrements dans les villes et sur les routes
Aux prélèvements et aux contrôles de la circulations excessifs
A la drogue et au blanchissement de l’argent
A l’argent roi et à la toute puissance bancaire et financière, à la libre circulation des capitaux
Aux lobbies économiques, aux groupes de pression des transnationales
Aux groupes de pression cultuels
Aux privatisations intempestives des services
Aux délocalisations et aux « dégraissage » des entreprises bénéficiaires
Aux difficultés de se loger
Aux mesures dites à « effet d’aubaine » pour le grand patronat
A la perte du pouvoir d’achat d’une grande partie de la population
Aux restrictions insidieuses des libertés dues à l’augmentation incessante du nombre des lois votées chaque année.

Le tout se résume à un NON au néo-libéralisme et à la dégradation de notre vie sociale qui en est la conséquence.

OUI
A l’intégration républicaine de l’immigration
A l’Education nationale républicaine et au respect des professeurs
A la primauté des services publics
A la laïcité
A la primauté des « Lumières »
Aux investissements et à la production raisonnés dans l’industrie et l’agriculture
A une Charte d’autocontrôle des médias et à l’octroi d’un droit de réponse des auteurs de reportages et des journalistes d’investigation, aux censures venant de leur hiérarchie
A une télévision publique et privée dont l’accent serait mis sur l’éducation
Au « vivre ensemble » et au retour des traditions républicaines et patriotiques
Au développement technique et scientifique dirigé vers le bien-être de la population
Aux aides aux associations culturelles et civiques et aux ONG

Le tout se résume à la reprise en main de la politique républicaine solidaire et démocratique sur l’Economique
Tract à compléter selmon chacun

 


Louis | Le Dimanche 12/03/2006 à 18:05 | [^] | Répondre

6 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen

Il y a effectivement de nombreux sites qui appellent à un profond changement. Mais s'il s'agit comme tu le dis de former de nouveaux partis poilitques, je ne suis pas d'accord car c'est se mouler encore dans le même modèle. Pour faire bloc contre le système economico-politique qui nous mène doucement mais sûrement à la catastrophe il faut que les citoyens reprennent la main pour faire bloc aux groupes de pression qui sont ceux qui gouvernent réellement le pays (il n'y a pas que le nôtre ). Les partis politiques, quelque soit leur bonne volonté ne pourront rien. Ils peuvent continuer à gouverner le quotidien, mais les grandes réorientations économico-politico-sociales ne pourront venir que de la volonté populaire (sans référendum). Donc une 6e République (pas celle de Montebourg qui ne va pas assez loin à mon sens). Louis

 


Louis | Le Dimanche 12/03/2006 à 18:02 | [^] | Répondre

8 - Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen: représentation individuelle

Pour autant, nous pouvons encore tourner et changer de voie:
Je trouve beaucoup de vocabulaire politique sur ces sites ...politiques: les horizons se sont plutot fermés par une ambiance raisonnable et ? défaitiste ?
Les socialistes incarnent des avancées en matière d'humanité consciente et respectueuse des cultures,..., mais aussi une tradition de discours et de nomenclature carrément passéiste et obsolète. Vous qui êtes des PS et autres, prenez le temps de vous éloigner de vos "leaders": ils ne savent pas tout ! ils n'ont pas toutes les idées...ils vous écoutent aussi, et vous devez savoir leur parler, directement. Vous devez, chacun devrait avoir assez de force à pouvoir s'exprimer (et surtout à être écouté ) face à ces leaders , vos représentants.
Non, il existe encore des points de générosités: on les voit sans cesse dans les marathons de santé, de solidarité: Nous sommes tous malgré tout, prêts à partager: car c'est cela: allez vers le futur, en confiance, en réelle conscience de nous-mêmes: savoir être aussi présent devant tous. La démocratie a toujours été un leurre qui affecte chaque individu d'une corporation, d'un représentant ou simplement d'un parti: mais jamais aucun individu n'a totalement adhéré à tout ce qui s'y est dit: il n'y aurait plus débat, plus discussion = disparition de mouvements sociaux. Et pourtant encore aujourd'hui, quelques uns font basculer d'autres vers des options néfastes et absurdes: des syndicats aux propagandistes étudiants, une opinion ne se forge qu'avec du recul et de multiples sources d'info.: Ce qui n'est jamais le cas: toujours les mêmes références, les mêmes copies= les mêmes ressorts menant à l'anéantissement logique de toute revendication (illégitimité et pas de pouvoir éxécutif)...
Je vous invite donc tous.Et même si ce que j'y dis est utopique, confus, peu lisible...etc...trop personnel. Je souhaite vos idées, vos opinions, vos raccords, vos points de vue, vos corrections, afin que nous mettions tous ensemble dans un même élan, les sources qui font battre nos coeurs !
merci donc de vos visites prochaines:
sur le blog: blog.evoluve.info et le wiki: evoluve.info/wiki3/evotiddlywiki.html , un forum existe aussi...
AkoZ°om

 


AkoZ | Le Lundi 03/04/2006 à 02:03 | [^] | Répondre

9 - Re: Re: Appel à un contre-pouvoir citoyen: représentation individuelle

Si j'ai bien compris, Il me semble que tu cherches plus ou moins un idéal politique. Depuis la fin du communisme, il n'est pas évident de le trouver dans un parti politique, sauf peut-être un parti d'extrême gauche. Je n'ai, pour ma part, par scepticisme ou fénéantise, jamais adhéré à un parti, tout ou votant toujours à gauche. C'est donc par un pragmatisme teinté d' un peu d'idéalisme que je propose un système constitionnel dans lequel la société civile formerait un contre-pouvoir à ceux que l'on connait, pouvoir éxécutif, et pouvoir législatif qui nous ont conduit au blocage. La confiance dans nos institutions poilitiques a quasiment disparu. Il faut donc renouveler notre système démocratique de façon fondamentale. Louis

 


Louis | Le Mercredi 05/04/2006 à 15:12 | [^] | Répondre

10 - Re: à Louis: pouvoir de représentation individuelle

oui ça resemble à un idéalisme humain. D'abord ignorant de toute notion politicienne, avec mon vocabulaire naïf sans doute...mais je reprends donc les notions qui ont créées ce que nous appelons la démocratie, et c'est vrai qu'un Marx sont au début bien séduisant, cependant ses boues ouvrières ne sont pas applicables aujourd'hui: j'ai vu un parallèle à sa démarche et j'ai vu aussi comment il a été grillé par la reprise de ses idées: accrochées à des revendications bornées: mieux qu'avant ! des avantages !..enfin tout ce qui fait un syndicat...
Ces concepts sont hélas liés à un monde économique, lui même abstrait d'un fond humain... c'est la circulation de richesse qui est en jeu. Je recherche en premier plan ce qui est au fond de l'humain, ce qu'il est en dehors des petitesses d'une vie bornée par des enjeux de conservatismes internes: je veux dire par là que nous devons d'abord sortir des chemins traditionnels type travail/loisirs/intérêts perso. et remonter logiquement, pragmatiquement, objectivement vers ce que nous sommes vraiment...On ne crée pas une société soucieuse de conserver toutes les formes d'humanité, d'un coup de pinceau, mais d'un montage délicat et attentif. J'écoute des voix, je suis si petit sur les milliards, mais comme on dit, un seul fait parfois la différence !
Si je ne peux compter les lecteurs de ce site parmi les EvoluVeurs, je chercherai encore...tout cela viendra avec le temps, dont moi seul dispose... Je n'en suis pas à un programme de médiatisation, mais simplement à la pose de jalons et de retours... Mon langage se tord pour se rendre lisible, mais j'y parviendrai même avec le peu d'intérêt que qui que ce soit me présente. Faites moi parler !
Je vous indiquerai pas à pas ce que j'ai compris, trouvé et adopté, car je suis comme un enfant dans un monde d'intelligences perdues et ignorantes..Tant de théoriciens sont à jour et dans l'air du temps ! Je travaille à concrétiser nos idées. Mais prenez donc votre temps à vous, celui de vous poser la question de ce que vous seriez si...
Ah oui, certains ont parlé de développement personnel, c'est en effet une première étape que je partagerai, avec des notions de simplicité, de pragmatisme, d'utopies et de souhaits et de magma fertile... Je ferai en sorte de ne pas être trop illuminé...
Bien à vous,
ne point trop en dire, lire encore...
blog: blog.evoluve.info
présentation wiki: evoluve.info/wiki3/evotiddlywiki.html
AkoZ°om

 


AkoZ | Le Mercredi 05/04/2006 à 18:35 | [^] | Répondre