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"Battre Sarkozy et briser la spirale austérité-récession"

Appel des économistes du Front de Gauche

Par Jacques Généreux • Tribune ouverte • Jeudi 03/05/2012 • 44 commentaires • Version imprimable

Appel initialement mis en ligne sur Le Monde.fr.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/05/02/battre-sarkozy-et-briser-la-spirale-austerite-recession_1693337_3232.html


Economistes, nous avions, le 20 avril dernier, appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. A l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, pour battre Nicolas Sarkozy le 6 mai, nous mettrons un bulletin de vote François Hollande dans l'urne, sans rien lâcher de nos exigences et sans nous rallier à son programme économique. Notre appel du 20 avril, diffusé dans la presse, s'est à présent élargi à d'autres collègues économistes qui nous ont rejoints, et compte plus de 50 signataires prouvant ainsi que la dynamique du Front de gauche est en marche pour une alternative aux politiques actuelles afin de sortir de la crise.

Quel que soit le résultat du scrutin, il n'y aura pas d'état de grâce. Le futur gouvernement va être très vite confronté à la crise des dettes publiques qui n'en finit pas. A cause de la crise financière et de leur détention par les marchés financiers, l'augmentation de la plupart de ces dettes dans la zone euro a déchaîné la spéculation contre l'euro et constitue l'argument central des politiques d'austérité, ici comme dans beaucoup d'autres pays : l'endettement public mondial a cru de 45 % ces quatre dernières années, notamment parce que les Etats se sont portés au secours des banques. A tout moment, et sous l'effet de la spéculation qui mise d'ores et déjà sur l'éclatement de la zone euro, un risque de défaut (dette publique, une grandes banque européenne) peut survenir. La contagion sera alors immédiate. Or, à la différence de la crise de 2007-2008, les Etats sont devenus exsangues et, outre une profonde réforme fiscale, ne pourront donc efficacement soutenir les banques et l'activité économique qu'avec une autre intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Les organismes créés dans l'urgence par l'Union européenne pour faire face à cette crise (Mécanisme européen de stabilité, Fonds européen de stabilité financière) ne feront qu'aggraver la situation, puisque leurs prêts sont conditionnés à la mise en œuvre d'une austérité drastique et à la mise sous tutelle des pays par la sinistre Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Conseil européen).

L'enjeu économique actuel est la confrontation majeure avec les marchés financiers, sans accepter le scénario noir d'un repli, avec un éclatement de la zone euro, une relance de la spéculation, des difficultés immédiatement accrues pour les peuples, l'enfoncement des économies les plus faibles et tous les risques d'affrontement.

Pour sortir de la crise, il faut rompre avec les dogmes des politiques d'austérité qui engendrent les cercles vicieux de la dette et de la déflation. Il faut rompre avec les dogmes de la compétitivité anti-salariale consistant à flexibiliser le marché du travail et à rogner sur les droits sociaux. Il s'agit pour les néo-libéraux de baisser les "coûts du travail" pour mieux protéger les dividendes et les prélèvements bancaires sur la richesse produite. C'est pourtant cette vision du monde qui l'a mené dans la situation extrêmement précaire où il se trouve.

Il est fondamental de briser le cercle vicieux austérité-récession qui entraîne l'Europe vers le chaos. C'est pourquoi nous nous opposons au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé le 1er mars. Il ne touche pas au statut de la BCE ni à sa politique monétaire et, au contraire, les sanctuarise. Il véhicule et grave dans le marbre, avec la prétendue "règle d'or", la vision d'une Europe sans solidarité ni transfert ; où chaque nation serait individuellement tenue à l'équilibre budgétaire et, sinon, sanctionnée automatiquement. Ce traité veut verrouiller l'intervention démocratique des peuples et empêcher toute expansion sociale, tout développement social de qualité et même toute croissance réelle nouvelle nécessaire à une réorientation de l'économie en Europe, gage d'une dynamique de reconversion écologique et d'une sortie de crise.

Pour rompre avec l'austérité, il faut battre Nicolas Sarkozy, soutien majeur du capitalisme financier, l'un des deux artisans majeurs du TSCG et de la mise sous tutelle anti-démocratique des pays les plus en crise comme la Grèce par la BCE, le FMI et le Conseil européen. Le 6 mai, nous mettrons le bulletin de vote François Hollande pour commencer à dégager l'horizon. Pour autant, il ne faut surtout pas rivaliser avec la droite dans l'application d'une prétendue règle d'or, de déficit zéro avant tout.

Nous formulons dès aujourd'hui les propositions d'une sortie par le haut visant l'expansion sociale et écologique, avec en son cœur l'emploi, les services publics et la sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e au lieu du chômage et de la précarité. Il faudra bien sûr une taxation des transactions financières, une séparation patrimoniale des banques de dépôt de leurs activités spéculatives, mais surtout au plus vite :

  • Un pôle public bancaire et financier pour pratiquer un tout autre crédit aux investissements favorisant l'emploi, les salaires, la formation, le développement social et écologique et non à ceux accompagnant les délocalisations, la spéculation ;
  • Une politique salariale favorisant l'élévation des salaires et la protection sociale, refusant les exonérations de cotisations sociales, et impulsant une baisse régulière du temps de travail pour sortir de la course au productivisme ;
  • Une implication massive de la BCE pour racheter les dettes publiques et une réorientation de sa politique en faveur d'une sélectivité du refinancement des banques qui prêtent aux entreprises ;
  • L'ouverture du débat en Europe avec les gouvernants, les peuples, les forces politiques progressistes, les forces sociales et syndicales, pour la réorientation immédiate de la BCE et de sa création monétaire en faveur des services publics, d'une protection sociale universelle, avec un Fonds européen de développement social et écologique, et pour une nouvelle sélectivité du refinancement du crédit bancaire aux entreprises.
  • La mise en route d'une réforme du système monétaire international, interdisant les paradis fiscaux et les produits financiers dérivés et promouvant l'idée de la monnaie comme un bien commun de l'humanité, avec, au lieu du dollar, une monnaie commune mondiale de coopération et de progrès social à partir des droits de tirage spéciaux et un FMI profondément refondé, pour une autre coopération avec le Sud et les pays émergents.

Une démocratisation profonde des choix économiques et financiers devra être engagée reposant sur la mobilisation des citoyens sur leurs lieux de travail et de vie, avec leurs institutions représentatives.

Tout cela appelle de nouvelles lois, l'abrogation de lois existantes, et une résistance pied à pied et donc, dans tous les cas de figure, l'élection en juin de nombreux députés du Front de gauche. Face aux marchés financiers, il faut de la hardiesse et du courage, des mesures précises, cohérentes, dans le rassemblement des peuples d'Europe. Il s'agit de se donner les moyens d'un chemin d'espoir.


Louis Adam, commissaire aux comptes ; Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ; Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ; Pierre Causse, économiste ; Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ; Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ; Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris.

Commentaires

En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par BA le Lundi 07/05/2012 à 22:13

 En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite.

 
La Bourse d'Athènes a dégringolé de 7,6% lundi 7 mai, au lendemain d'élections législatives qui ont lourdement sanctionné les deux partis pro-austérité et envoyé pour la première fois des néonazis au Parlement.
 
Que se passera-t-il si la Grèce rejette l'austérité ?
 
Si aucun accord de gouvernement n'intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain. Un agenda politique qui est difficilement compatible avec l'agenda de consolidation budgétaire fixé par l'UE et le FMI. D'ici à juin, le nouvel exécutif est en effet censé de nouvelles coupes budgétaires, d'un montant d'environ 11,5 milliards d'euros. Une baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites est à prévoir. 150 000 postes de fonctionnaires doivent être supprimés d'ici 5 ans. Or si de nouvelles élections ont lieu, les partis extrémistes pourraient encore monter en puissance, estime Elena Panaritis. Et empêcher le vote de nouvelles mesures d'austérité. L'Europe et le FMI pourraient dès lors refuser de verser à la Grèce les prêts qui lui sont nécessaires pour continuer à rembourser sa dette et à payer ses fonctionnaires. En juin, le pays est censé recevoir une tranche d'environ 30 milliards d'euros de nouveaux prêts. S'il ne les reçoit pas, il fera défaut sur sa dette et sera en faillite. Une sortie de la zone euro pourrait s'en suivre. 
 
"C'est le scénario du pire qui risque de se réaliser, tant pour la Grèce que pour la zone euro, explique Patrice Gautry, chef économiste d'Union Bancaire Privée. La Grèce, qui ne peut plus se financer sur les marchés, verrait son déficit commercial se creuser en cas de sortie de la zone euro, son inflation augmenter et le pouvoir d'achat de ses citoyens se dégrader. Quant à l'argent prêté depuis deux ans par le FMI et l'Europe [environ 400 milliards d'euros], il serait définitivement perdu en cas de faillite grecque. Sans compter que cela créerait un précédent en zone euro et que les autres pays fragiles - Portugal, Espagne, Irlande, Italie et voire même la France - seraient alors attaqués par les marchés. Ce serait la fin de la zone euro."
 
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/en-grece-le-chaos-politique-ravive-le-spectre-de-la-faillite_293623.html


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par Brandon le Lundi 11/06/2012 à 20:12

Je ne sais pas trop où poster cette question alors je la poste ici. J'espère qu'un érudit tombera dessus et pourra me répondre. Je suis tombé il y a quelques jours sur ce blog qui critique le livre "nous on peut" :
http://descartes.over-blog.fr/article-nous-on-peut-ou-la-mauvaise-memoire-de-jacques-genereux-86172130-comments.html#anchorComment

En particulier, j'ai tiqué sur cette critique, à propos de l'invocation du Compromis du Luxembourg pour désobéir au traité de Lisbonne :

"Disons-le tout de suite, une telle interprétation du Compromis de Luxembourg est absurde. Le Compromis permet à un état européen d'invoquer l'atteinte à ses "intérêts vitaux" pour user d'un droit de veto lors d'un vote du conseil européen. Mais contrairement à ce que semble croire Généreux, il ne s'applique pas dispositions des traités, pas plus qu'on ne peut l'invoquer rétroactivement pour des décisions déjà prises. Le Compromis pourrait permettre à un gouvernement décidé de bloquer toute nouvelle décision, il ne pourrait en aucun cas empêcher l'application des décisions déjà acquises... Il ne faut donc pas rêver: si l'on veut sortir de Lisbonne, alors il faut dénoncer le traité, ce qui suppose une sortie de l'UE et de l'Euro."

Qu'en pensez-vous ?


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par muondo le Samedi 14/07/2012 à 22:59

bravo pour votre blog et cette analyse qui est execellente!


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par yéti le Mardi 25/09/2012 à 19:43

Il est à espérer que les fascistes arriveront au pouvoir en Grèce par un coup d'Etat militaire. Comme le disait le vieux pharmacien qui s'est suicidé devant le théatre de la Caste grecque "J'espère qu'un jour les jeunes pendront les traitres". Quand à Mélenchon, avec sa chance pour le grand bétonnage, il fait le jeu des capitalistes, "divide et impera", comme l'avait fort bien compris Marchais


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par eric le Vendredi 10/01/2014 à 20:29

Aijourd'hui on est en droit de se poser ce que devient le personnage de sarko. Avec ce qu'est en train de faire le nouveau, il y a de quoi rire


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par Corinne le Vendredi 24/01/2014 à 16:01

C'est fait Sarkosy est battue. Maintenant certains pensent à son retour. L'artiste d'Hollande tard à se mettre en route.


Re: En Grèce, le chaos politique ravive le spectre de la faillite. par Corinne le Vendredi 24/01/2014 à 16:05

La vie avance et les promesses s'envolent. Tout n'est que bla-bla, l'information du départ n'existe plus.


un pas de coté par RV le Vendredi 18/05/2012 à 20:49

Bonjour
Au delà de l'actualité, je vous invite à aller écouter cette conférence de Paul Jorion
http://podcasts.divergence-fm.org/media/ads048_120516_agoradessavoirs_paul_jaurion.mp3
Il me semble que les économistes du FDG pourraient, devraient, se pencher sur cette réflexion et en faire leur miel.


Re: un pas de coté par Chriss le Vendredi 05/07/2013 à 22:13

J'ai écouté ça ! c'est du K.O  !! donc le jeu question réponse ça va bien recommencer encore!


Re: un pas de coté par Vanessa le Vendredi 04/10/2013 à 08:52

 Bonjour Jacques Généreux. J'aime bien votre blog et je tenais à vous le dire. Bonne continuation à vous. 


Re: un pas de coté par tabletki na przedwczesny wytrysk le Vendredi 21/02/2014 à 20:21

Hi there. Very cool website!! Man .. Beautiful .. Wonderful .. I will bookmark your site and take the feeds also


Ressuscitez enfin dans les Médias ! (Prière ...) par JC Muelle le Mardi 14/08/2012 à 11:42

 Nous avons voté et notre conviction qu'il FALLAIT bien plus de voix au Front de Gauche se confirme chaque jour qui passe. Le gouvernement actuel apparait de plus en plus comme le successeur et l'intérimaire de lSarkozy et Cie. Qui demandera un jour un coup de balai,en premier à la tête  de la TV publique, à savoir le remplacement du président nommé par Sarkozy et la fin des rédactions de "fayots" de l'ex majorité, une profonde réforme du CSA et des écoles de journalisme (enfin, oserait t-on continuer à appeler cela ainsi ?). Bref le retour à une vraie liberté d'expression et une vraie information, et la fin de la sinistre entreprise de désinformation en cours ( Relire Chomski, Serge Alimi plus que jamais d'actualité !). Bref voila qui explique en partie la disparition médiatique des Economistes de gauche ou alternatifs, du et des Partis de Gauche et enfin de tout débat politique digne de ce nom, au profit "du pain et des jeux" de "feu" Néron ! "Abreuvons les gens de futile et insignifiant ou de prétendue information au profit des lobbies" est devenu la stratégie des Mafieux en col blanc qui s'emparent inexorablement du "monde occidental" et prétendu "démocratique" ! Sommes nous si loin du "Poutinisme " dénoncé par les "bonnes âmes" ? 


C dans l'air par Bordier le Mardi 25/09/2012 à 19:20

Merci a Jacques Genereux de s'exprimer,sans demagogie et sans deni des realites des pays europeens en difficultes subissant deja ce traite,de pouvoir montrer qu'il y a d'autres solutions et montrer l'aveuglement des dirigeants europeens qui nous amenent avec eux vers une catastrophe annonce. Le discours ambiant etant toujours vers l'optismisme demesure alors meme que la realite est tout autre.Denoncer les derives democratique(despotique),economique,social,ecologique de cette europe n'est pas etre anti europeen au contraire. Merci Mr Genereux pour avoir pu montrer une autre voie sur le plateau de c dans l'air,ou on le voyait bien que malheureusement,les tetes pensants refusent(a cause de leur ego?) a voir les choses telles qu'elles sont.


Détail des niches fiscales par Breton Patrick le Mardi 25/09/2012 à 19:31

Au cours de l'émission "C'est dans l'air" de ce jour, M. Généreux a indiqué que l'ensemble des niches fiscales représentaient 150 milliards €. Sans mettre en doute ces affirmations, serait-il possible de connaître, par montany en courbe ABC par exemple, le détail de ces niches fiscales? ou d'indiquer les documents budgétaires qui reprendraient ce détail?

Je vous remercie par avance de l'attention apportée à ma demande


C'est dans l'air du 25/09/2012 par Pascal2566 le Mercredi 26/09/2012 à 18:49

Bonjour,
Le problème du Front de gauche c'est que ce qu'il propose revient à la sortie de l'Euro.
J'étais aux Pays-Bas en 2005 lorsque le référendum a été négatif aussi bien en France qu'aux Pays-Bas.
Cette fois ci les Hollandais ont voté pour les partis favorables au traité européen.
Il faut se rappeler que l'unanimité des ratifications n'est pas requise, il suffit 12 ratifications pour que le traité s'applique. Ceux qui n'auront pas ratifié ne donneront pas de leçon aux autres, mais seront tout simplement exclu du mécanisme de garantie réciproque et donc à terme seront exclus de l'Euro.

Or en sortant de l'Euro nous pourrons toujours imprimer des millions de Francs sans aucune valeur, donc nous ne pourrons jamais rembourser les 1700 milliards de dettes en Euro, ni à nouveau emprunter pour payer nos services publics. Si nous n’empruntons pas c’est la seule planche à billets qui paiera les fonctionnaires avec une succession de dévaluations. En réalité le Front de Gauche et Monsieur Jacques Généreux font la même démagogie que Marine Le Pen car ils savent que leurs propres propositions ne sont pas réalistes.


Re: C'est dans l'air du 25/09/2012 par fra le Jeudi 27/09/2012 à 19:19

 Vous oubliez bien des choses dans votre argumentaire !
Non seulement, le FG indique clairement que sortir de l'euro et sucidiaire, la dette publique serait astronomique (en fonction de la dévaluation qui ne manquerait pas d'arriver), et je ne parle même pas de l'epargne, et ce serait la fin de la zone euro car le premier partenaire commercial de notre pays et notre voisin germanique qui sait très bien que si la France sort de l'euro l'UE n'existe plus !
Vous oubliez que pour le FG, dont je ne suis absolument par membre, indique aussi que le problème monétaire est fondamental et que pour interrompre la spéculation financière il existe des solutions sans pour autant sortir de l'euro...Par exemple, la modification de l'article 123 du traité de Lisbonne aurait pu résoudre le problème de la spéculation financière (pourquoi la BCE ne prête-t-elle pas directement aux Etats, ce qui éviterait bien des tracas et serait un retour à la normale du pouvoir monétaire des Etats sur la monnaie ?).
Ensuite, il ne faudrait pas oublier que le TSCG a été voté par des parlementaires et que les peuples n'ont jamais été consutés, en dehors de l'Irlande (avec le couteau sous la gorge) qui a dit oui à 60%, alors que ce traité va nous enmener droit dans le mur...
Enfin, je ne vois pas comment nous pourrons respecter les nouvelles normes imposés par ce traité austéritaire, et je parle de tous les Etats membre, Allemagne en tête.
Avec le pacte de stabilité à 3% de déficit et à 60% de PIB de dette publique n'ayant jamais été vraiment respecté, la France et l'Allemagne ont, à plusieurs reprises, largement dépassés ces critères (et je ne parle pas des autres pays membres de la zone euro), jamais les Etats ne pourront respecter 0,5% de déficit, à moins de torpiller l'Etat ou d'augmenter massivement tous les impôts pour maintenir l'économie réelle du pays. Avec un tel traité, notre Etat ne pourra plus faire d'investissements à long terme (les déficits structurels étant interdits), ce qui est tout de même totalement ubuesque car l'Etat Français est aujourd'hui le premier investisseur de notre pays (très loin devant les entreprises) !
Le FG ne veut pas sotir de l'euro, ni de l'UE, mais veut, comme beaucoup, une autre Europe et pas celle de la finance mondialisée ! 


Re: C'est dans l'air du 25/09/2012 par Pascal2566 le Jeudi 27/09/2012 à 21:24

Manque de chance le reste de l'Europe veut le TSCG car déjà ratifié par 8 pays. Ne vont pas le ratifier, la Tchéquie et le Royaume Uni qui veut protéger sa finance. Ce serait difficile de trouver des alliés en dehors du TSCG, François Hollande l'a bien compris!


Re: C'est dans l'air du 25/09/2012 par maris le Lundi 22/04/2013 à 20:31

 C'est à une date bien éloignée que j'interviens rela tivement à la sortie de l'Euro. Il ne faut pas perdre de vue comme vous l'avez souligné que TSCG n'est que l'outil que la commission de Bruxelles à inventé pour "légaliser" le Traité de Lisbonne, traité qui se pose comme une constitution de l'Europe sans en être une, car une constitution doit être avalisée par le peuple. C'est loin d'être le cas. Le Traité de Vienne contient un article qui permet de sortir du carcan : Le Traité de Maastricht n'ayant pas été ratifié c'est donc un refus des peuples à l'ensemble de ce traité. Cet article précise que dans un tel cas de figure on peut considérer que tout l'assemblage législatif antérieur devient caduque. Il faudrait donc tout renégocier, disons qu'il y a un sérieux problème de non respect de la souveraineté des peuples. Maintenant que faire ? L'existence de l'Euro peut être mis dans la balance dans le cadre d'une renégociation vers une Europe des peuples, où chacun conserverait sa souveraineté. Mais, cette perspective m'entraînerait trop loin du sujet. Il reste une possibilité assez intéressante, cela serait celle de créer avec tous les pays du sud de l'europe et du nord de l'Afrique une zone monétaire commune, avec une monaie parallèle( l'écu ?) qui serait convertible en Euros. Le temps de redonner une santé à l'Euro cela  permettrait cependant d'avancer. Cela permettrait d'ouvrir des portes vers l'écosocialisme en développant des procès nouveaux, respectueux de l'environnement et rentables. Bon il ne faut pas partir tout seul car il faut qu'il y ait un marché économique le plus large possible, qui se caractérise par une population abondante , jeune et une région contenant suffisamment de ressources pour pouvoir faire tourner la machine. Cela ne peut se faire en claquant des doigts, c'est sûr mais c'est une solution possible et amendable. 


proposition de prêt par Ballanger le Mercredi 14/11/2012 à 16:01

 Bonsoir 

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* Marge de crédit
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Vous êtes fiché interdit bancaire et vous n'avez pas la faveur des banques, ou mieux vous avez un projet et besoin de financement, un mauvais dossier de crédit ou besoin d'argent pour payer des factures, fonds à investir sur les entreprises.
Alors si vous avez besoin de prêt n'hésitez pas à me contacter pour en savoir plus sur mes conditions. Veuillez me contacter directement par émail 
ballanger-laurent@msn.com
 
Merci à vous lire
 
 
 
 


Jacques Généreux par lecot le Lundi 18/02/2013 à 19:23

 J'ai écouté cet universtaire spécialiste de l'économie  dans C dans l'Air d'aujourd'hui. Ce Monsieur est comme tout ces économistes n'a jamais mis les pieds dans une entreprises, n'a jamais dirigé une entreprise. Son  univers se situe dans cette petite france aigrie, rétrécie  et sécutiraire et confortabledans laquelle ils a évolué toute sa vie. Il écrit beaucoup de livres utopiques et qui en général sont en génral incompréhensible et complêtement déconnectés des réalités économiques qu'il  ne connait pas.
Permettez moi de dire à cet universitaire-fonctionnaire qu'il ferait mieux d'aller à Cuba, en Corée du Nord pour donner ses conseils.
Ce Monsieur ne sait pas encore que les hauts revenus sont taxés à 75% !!!!! alors ca vieille rangaine de il faut encore taxer les hauts revenus (je n'en suis pas un, je le rassure de suite) on l'a entendu et réentendu et c'est pour cela que tous les jeunes valables qui peuvent créer des emplois ont quittés la France et ils font actuellement à raison de 200 jeunes tous les mois rien qu'en Asie !! Alors Monsieur Le Fonctionnaire-Universitaire, il ne restera plus en France que vos amis les fonctionnaires-nantis pour financer votre protection sociale délirente de fonctionnaires aigris et revenchars.
Voyagez un peu en dehors de rance  Monsieur le fonctionnaire 


Re: Jacques Généreux par maris le Lundi 22/04/2013 à 20:06

Ah bon, Monsieur je sais tout ? Les hauts revenus son taxés à 75% ? ça c'est nouveau. Aujourd'hui je tombe sur votre chiffon insultant qui prend de haut J Généreux. Je pense qu'il n'a pas besoin de moi pour le défendre, et c'est probablement l'inanité de votre propos qui n'a provoqué aucune réponse. Bon je ne vais pas entrer dans le détail mais Roosvelt imposait à 90% les hauts revenus...L'impôt n'est pas une punition, c'est simplement une affaire de redistribution. Que vous soyez fâché contre les fonctionnaires est une chose, que vous les insultiez en est une autre. Il semble qu'aujourd'hui bien des économistes libéraux s'aperçoivent que la politique de "rigueur budgétaire" dans un pays où la croissance est faible mène à la récession. C'est, comme ils l'ont dit " une erreur de calcul". Admettons, mais avouez que du haut de votre connaissance approfondie de la science économique vous ne l'avez pas vu venir celle-là. Pas plus que la majeure partie des économistes qui ont suivi les théories de l'école de Chicago. Je pense, d'ailleurs, que leurs ouvrages vous seraient tout aussi illisibles que ceux de J. Généreux. 
Quand on veut prétendre contrer les écrits de qui que ce soit encore faudrait-il avoir un tant soit peu de connaissances réelles car l'invective est l'arme du minus habens. Que ne soyez-vous pas né en Grèce, vcous comprendriez alors ce que signifie "rigueur budgétaire"!     


Re: Jacques Généreux par gelé le Samedi 01/06/2013 à 12:09

Dans la famille républicaine, il y a certaines choses que l’on fait mais dont on ne parle pas. Il en va ainsi du libéralisme dans notre belle et déclinante France. Notre classe politique est issue en grande partie de la "Bourgeoisie d'Etat". Ils nous expliquent leur programme face à la crise financière :

Annonce de nouvelles "régulations" ! Création d'un collectif mondial pour encadrer les dérives du capitaliste financier ! lutte contre les paradis fiscaux, contre la fraude fiscale. Vaste programme ! La mondialisation fiscale ? En opposition à la mondialisation économique…

Quand on sait que les politiques monétaires des Etats portent la responsabilité des origines de la crise!

Pour le moment, pas de remise en cause sérieuse de nos f
olles dépenses, de notre politique d'assistanat à crédit ! A l'exemple du RSA qui risque de devenir à terme un Revenu Supplémentaire d'Assistance ! Avec en plus la survie inexplicable de nos nombreuses structures très coûteuses et souvent inutiles. Pourquoi cet immobilisme de nos élus ? Parce qu'ils vivent (bien) du système, dans le système, par le système, car issus majoritairement des secteurs étatiques, perclus de privilèges, d'exonérations, de statuts dérogatoires aux coûts pharaoniques. Le psychodrame de la dette c'est la faillite d'un système : Economie administrée, état providence !

La France de 1789 ! Notre révolution ! C’est pourtant un projet libéral qui avait conçu les Droits de l'Homme, aboli l'esclavage et les privilèges féodaux, dissous les corporations, établi la liberté de pensée et la laïcité. Depuis 1945, sous la pression communiste, le bras protecteur de l'état providence a rétabli les privilèges, les corporatismes, les inégalités, la dictature fiscale, avec une nouvelle noblesse d'Etat. Une France à deux vitesses où les inégalités se creusent entre le privé et le public!

Notamment par le chômage, car pour vivre dans notre société la condition bien sûr c'est d'avoir un emploi ou de bénéficier d'un système économique capable d’en générer. C'est bien là que le bât blesse en France. Nos marges de manœuvres étant nulles, faute de réformes de structures sérieuses, ce qui nourrit nos déficits, puis notre endettement, et pour finir le déclin lent mais régulier de notre pays.

Au quotidien, la France vit dans le système capitaliste, selon des règles libérales mais ne veut pas le reconnaître. C'est une schizophrénie, source de peur et de souffrance. Source d'immobilisme, d'appauvrissement, d'affaiblissement démocratique, c'est notre exception française. Que le monde entier nous envie ! Mais ne copie pas !

Nous supportons les inconvénients et les abus du système financier mondial mal régulé. Notamment par les concurrences fiscales des pays d'Europe qui réforment avec succès. Avec pour résultats, l'émigration des forces vives, futurs entrepreneurs formés à grand frais. Puis de nos riches exilés fiscaux partis avec leurs capitaux, ce qui participe à la création d'emplois dans les pays à l'économie plus libre.

Nous conservons une économie étatique de socialisme rampant, d'assistanat, avec des taxes et des impôts spoliateurs. Notre pays fait la chasse aux riches aux « patrons », aux investisseurs et s'étonne de voir fuir le gibier !


tellement vrai par muondo le Vendredi 22/03/2013 à 23:27

annalyse très pertienente et tellement vrai. Bravo!


par angkor le Dimanche 24/03/2013 à 09:28

 Rompre avec l'austérité me semble aussi essentiel. En tout cas avec l'austérité fanatique, car après tout relancer l'économie et maintenir un peu d'austérité n'est pas forcement incompatible.


Nous avons de nouveau besoin d’un Système Monétaire Européen par RV le Mardi 07/05/2013 à 08:59

Bonjour monsieur Généreux

Que pensez vous en ce mois de mai 2013 de la position d'Oscar Lafontaine, relayée ici par Jacques Sapir et le M'PEP ?
Votre position sur l'Euro ne s'en trouve-t-elle pas fragilisée ?
____________________________________________________

http://russeurope.hypotheses.org/1198
Oscar Lafontaine : Nous avons de nouveau besoin d’un Système Monétaire Européen

La politique européenne d’Angela Merkel est soumise à une pression croissante. Le président de la Commission Européenne Manuel Barroso mais également le premier ministre italien Enrico Letta ont critiqué sa politique d’austérité qui domine en Europe et qui conduit au désastre. Les dirigeants européens savent que les choses ne peuvent continuer ainsi. La situation économique se dégrade de mois en mois, et le chômage a atteint un niveau qui sape de plus en plus les structures démocratiques.

Les Allemands n’ont pas encore pris conscience que les Européens du sud, y compris la France, seront du fait de la paupérisation économique, forcés de riposter, tôt ou tard, à l’hégémonie allemande. Ils sont plus particulièrement soumis à la pression du dumping salarial pratiqué par l’Allemagne en violation des traités européens depuis le début de l’union monétaire. Merkel se réveillera de son sommeil du juste quand les pays qui souffrent du dumping salarial allemand se mettront d’accord pour imposer un changement de politique de gestion de la crise aux dépens des exportations allemandes.

Une monnaie unique aurait pu être soutenable si les participants s’étaient mis d’accord sur une politique salariale coordonnée orientée vers la productivité. Pendant les années 1990, comme je pensais qu’une telle coordination était possible, j’étais d’accord avec la création de l’euro. Mais les gouvernements ont contourné les institutions créées en vue de cette coordination, plus particulièrement le dialogue macro-économique. Les espoirs selon lesquels la création de l’euro imposerait une attitude économique rationnelle de toutes les parties se sont avérés vains. Aujourd’hui le système est hors de contrôle. Comme Hans-Werner Sinn l’a récemment écrit dans le Handelsblatt, des pays comme la Grèce, le Portugal ou l’Espagne doivent baisser leurs coûts d’environ 20 à 30% par rapport à la moyenne de l’Union Européenne pour atteindre un niveau approximativement équilibré de compétitivité, et l’Allemagne devrait les augmenter d’environ 20%.

Abandonner la monnaie unique

Toutefois, les dernières années ont montré qu’une telle politique n’a aucune chance d’être mise en œuvre. Une hausse des salaires, qui est nécessaire dans le cas de l’Allemagne, n’est pas possible avec les organisations patronales  et le bloc des partis néolibéraux, formé par la CDU/CSU, le SPD, les libéraux et les Verts, qui ne font que les suivre. Une baisse des salaires, qui signifie des pertes de revenus de l’ordre de 20 à 30% en Europe du sud, et même en France, conduira au désastre, comme nous le voyons déjà avec l’Espagne, la Grèce et le Portugal.

Si des réajustements réels à la hausse ou à la baisse ne sont pas possibles de cette façon, il devient nécessaire d’abandonner la monnaie unique et de revenir à un système qui rende possible les dévaluations et les réévaluations, comme c’était le cas avec le prédécesseur de la monnaie unique, le Système Monétaire Européen (SME). Il s’agit fondamentalement de rendre de nouveau possibles des dévaluations et des réévalutions à travers un système de change contrôlé par l’Union Européenne. Dans ce but, de stricts contrôles des capitaux seraient l’inévitable première mesure, afin de contrôler les mouvements de capitaux. Après tout, l’Europe a déjà mis en place cette première mesure à Chypre.

Durant une période de transition, il sera nécessaire d’aider les pays dont la monnaie subira de façon certaine une dévaluation pour soutenir son cours, y compris au moyen d’une intervention de la Banque Centrale Européenne, afin d’éviter un effondrement. Une condition préalable au fonctionnement d’un Système Monétaire Européen serait la réforme du secteur financier et sa stricte régulation, en s’inspirant des caisses d’épargne  publiques. Les spéculateurs doivent disparaître.

La transition vers un système permettant des dévaluations et des réévaluations contrôlées serait graduelle. On aurait déjà pu commencer  avec la Grèce et Chypre. L’expérience du « serpent monétaire européen » et du SME aurait dû être prise en compte.

Le 30, avril 2013.

Traduit de l’allemand par Stathis Kouvélakis
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Le texte d’origine se trouve dans le journal Neues Deutschland à l’adresse suivante : http://www.neues-deutschland.de/artikel/820333.wir-brauchen-wieder-ein-europaeisches-waehrungssystem.html ainsi que sur le blog d’oskar Lafontaine : http://www.oskar-lafontaine.de/links-wirkt/details/f/1/t/wir-brauchen-wieder-ein-europaeisches-waehrungssystem/


LA GAUCHE INVISIBLE par provola le Mercredi 29/05/2013 à 01:03

Capitalisme, égoïsme, évasion, ce pourrait-être la nouvelle devise de la France socialiste.

Capitalisme soit l'idéologie de la dette, revue et corrigée à la sauce social-démocrate, devenue le nouvel argument permettant de se défaire des acquis sociaux et de calmer les revendications. Idéologie de la peur aussi, dominante désormais sur tout l'échiquier politique, où la défense des créanciers du pays est un dogme au lieu d'être une erreur de diagnostic. La dette est le nerf de la guerre, la rembourser est devenu la pierre angulaire de tous les programmes économiques, de gauche comme de droite. Bien que l'on sache qu'elle se sera jamais remboursée. le Japon a une dette sur PIB de 220% soit plus de deux fois la nôtre et cela n'effraye personne car tout cela n'est qu'un immense jeu de dupes, où les oligarchies se gavent et parsèment de peur les velléités d'émancipation du peuple d'en-bas.

Voilà pourquoi je m'évertue à rabâcher sur ce site qu'il y a usurpation d'identité du coté gauche. Je me demande l'intérêt qu'à la gauche , la vraie, de continuer à appeler "gauche" un parti comme le PS qui a tout oublié des valeurs de solidarité et de défense des plus démunis. Car le PS n'a rien trouvé de mieux que faire payer la dette aux plus pauvres, aux chômeurs, aux retraités, car de toutes façons, les autres, eux, ont les moyens d'optimiser leur fiscalité, de se barrer là où l'air est plus pur. Les pauvres payent la TVA, la taxe qui rapporte les plus, en achetant leur baguette et leur ticket de métro, et après il ne reste rien, il n'y a rien à placer, rien qui puisse rapporter. 

Le PS n'a rien d'un parti de gauche qu'on se le dise, enfin.

La gauche commence du coté du Parti de gauche, un peu après, car pour le NPA , le parti de Mélenchon est clairement situé à droite, car acceptant des accords électoraux avec le PS. Pour moi, c'est le NPA qui est situé à droite. Tout est affaire de point de vue, mais on ne me fera jamais prendre la colline de Montmartre pour le Mont Blanc, même de très loin.  

Revenons à la dette, cauchemar des béni-oui-oui de la religion néolibérale.

Bien entendu , en augmentant les impôts des classes moyennes, en réduisant les prestations sociales, en rognant le nombre de fonctionnaires, on réduit l'activité globale , ce qui augmente les déficits et donc la dette elle-même. Résultat, le fait de vouloir réduire la dette a pour conséquence...de l'augmenter. Cette méthode de sagouins ne marche pas, l'Italie a pratiqué la cure d'austérité Monti durant 18 mois ce qui s'est traduit par plus de chômage, plus de déficits, plus de misère. Et Monti expliquait hier face à ce bilan désastreux qu'il n'avait pas eu assez de temps pour aller plus loin dans les réformes. Dérégulation du marché du travail, flexibilité, baisse des charges sociales, des pensions, des salaires, etc. Heureusement que les Italiens ont su réagir face à cette destruction systématique des acquis de l'histoire.  

Egoïsme, la dette dépend avant tout de ce qu'on a laissé les classes privilégiées se gaver sur le dos de l'Etat. 

Les créanciers doivent être remboursés, c'est la grosse angoisse de notre gouvernement dit de gauche qui a exactement les préoccupations existentielles de son prédécesseur dit de droite. Or il apparait évident que cette dette a tout d'un vol, d'une spoliation d'une partie de la population par une autre partie. On nous rabâche à l'envie que la dette de 2000 milliards d'euros est un plafond impossible désormais à dépasser. Mais que sont ces 2000 milliards en comparaison des 11000 milliards d'euros d’avoirs des Français ? Qui en grande majorité n'appartiennent qu'à une minorité de Français. N'a-t-on pas réduit les droits de successions, ce qui permet aux fortunes de se perpétrer au delà des générations, n'a-t-on pas accordé des niches fiscales indécentes qui ont contribué à l'explosion de la dette, et plombé l'état. N'a-t-on pas bradé aux intérêts privés les pépites des autoroutes, n'a-t-on pas abusés des partenariats public-privé qui permettent aux intérêts privés de se gaver sur le dos de la collectivité tout ça en expliquant que l'état n'a plus de sous même pour investir dans des biens rentables ? On sait bien que les privés ne mettraient jamais les pieds dans une aventure où ils ne seraient pas bénéficiaires.

L'Etat n'a plus de sous, mais on lui interdit donc d'investir dans ce qui est rentable. On privatise les bénéfices, on mutualise la dette.  L’eau, le bien le plus précieux qui soit est devenu une chasse gardée des majors que sont Véolia et Suez, les quelques communes qui ont souhaité se défaire du piège du binôme ont récolté les fruits  de leur révolte. Les privés font payer très cher leur monopole.   

Evasion, n'a-t-on pas permis aux exilés fiscaux de spolier l'état par complaisance ou par pur laxisme ?  On nous explique sans sourciller que l'évasion représente un manque à gagner annuel de l'ordre de 50 Milliards d'euros pour l'état. Soit plus que l'impôt sur le revenu. La "gauche" nous explique par l'intermédiaire du ministre de l'économie Moscovici que Bercy va discuter avec les évadés pour que gentiment ils rapatrient leurs capitaux. Que l'on ne va surtout pas les effrayer, les gronder, qu'on va les récompenser de bien vouloir rentrer au bercail, de payer leur du au fisc dans le pays où s'est accumulée cette richesse.

Voilà bien le visage de cette gauche compréhensive avec les capitalistes invétérés, intransigeante avec les petits, les délaissés de la mondialisation,  

Qu'on m'explique ce qu'on s'entête à vouloir surnommer «la gauche ».


unominute par film streaming le Vendredi 14/06/2013 à 19:33

 Si aucun accord de gouvernement n'intervient au terme du processus de négociations, de nouvelles élections pourraient être convoquées dès le mois prochain.


dobro par the vampire diaries streaming le Samedi 15/06/2013 à 04:28

 Quel que soit le résultat du scrutin, il n'y aura pas d'état de grâce. Le futur gouvernement va être très vite confronté à la crise des dettes publiques qui n'en finit pas.


brmbrm par arrow streaming le Samedi 15/06/2013 à 04:29

 L'enjeu économique actuel est la confrontation majeure avec les marchés financiers, sans accepter le scénario noir d'un repli, avec un éclatement de la zone euro.


jesa par the vampire diaries italia film le Lundi 17/06/2013 à 02:05

 Etats se sont portés au secours des banques. A tout moment, et sous l'effet de la spéculation qui mise d'ores et déjà sur l'éclatement de la zone euro, un risque de défaut


naaja par pain and gain streaming le Lundi 17/06/2013 à 02:12

 Economistes, nous avions, le 20 avril dernier, appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. A l'issue du premier tour de l'élection présidentielle,


SILENCE !? par Bob le Samedi 06/07/2013 à 15:54

Bonjour,
Mr Généreux j'aime bien vos analyses, livres....
Pourquoi on ne vous entend pas beaucoup en ce moment !?
Vous ne dites pas grand chose sur ce gouvernement Hollande, et sur la situation économique en France et dans le monde.
Vous avez beaucoup bataillé contre Mr Sarkozy, en 2012...et maintenant plus rien contre cette droite arrogante!!!
Pourtant, il y a tant a faire pour faire progresser les alternatives, à la droite, et la gauche conservatrice !!!


la bonne methode par solupret.com le Jeudi 08/08/2013 à 09:15

Effectivement une grande lutte pour batailler contre sarkozy et ses manieres derangeante. Mais dans le fond on s'apperçoit qu'il etait dans le bon chemin, du moins sur le chemin qui fait tourner le monde a l'heure actuelle. On voit bien que les socialiste on voulue prendre le chemin a contre sens et on peut voir les resultats toujours plus d'impots et de dettes ..


Re: SILENCE !? par RV le Lundi 26/08/2013 à 19:42

Bonjour monsieur Généreux

J'espère que cette absence médiatique n'est pas due à des problèmes de santé. Je voulais vous signaler ainsi qu'à tous vos lecteurs la publication sur le blog de Paul Jorion d'un texte de Pierre Sarton du Jonchay à propos de la spéculation et de la nécessité et des moyens de l’interdire. Tout un programme . . . N'étant pas économiste, je n'en comprends sans doute pas toutes les subtilités et j'aurais bien aimé avoir votre avis sur la pertinence de cet exposé. http://www.pauljorion.com/blog/?p=57744
/


Après les élections... par Saint Zacharie le Samedi 15/02/2014 à 10:45

 ... il est toujours intéressant de voir des tribunes pré électorales, les attentes de "l'époque" et l'état actuel pouvant être comparé avec cynisme, déception, ou même joie selon l'oeil de celui qui regarde.


J'espère que les posts reprendront par Patrick le Samedi 15/02/2014 à 10:54

 Au delà des tendances politiques, il est intéressant de trouver des blogs avec une bonne qualité de réflexion politique.


Re: J'espère que les posts reprendront par NELY le Dimanche 20/04/2014 à 05:07

Bonjour

Je suis une commerçante la plus part de ceux qui se disent prêteurs sont tous des escros je suis a la recherche de prêt ça fait 2 ans,je me suis fait escroqué par les genres. Grace a DIEU j'ai visité un site d'annonce de prêt entre particulier sérieux partout dans le monde et j'ai connu un monsieur formidable, du nom de Mr Delval Marcel nationalité Française qui aide toute personne habitant la France, Martinique, Guadeloupe, Reunion , Nouvelle Calédonie, Honolulu , la Polynésie et autres en leur faisant des prêts et qui m'a accordé un prêt de 98.000 euros ? que je dois rembourser sur 15 ans avec un très faible interêt de sa part soit 2% sur toute ma durée de prêt et là le lendemain matin j'ai reçu l'argent sans protocole.Besoin de credit personnel , vos banque refuse de vous accordez de pret,vous etes en CDI et autre de vous adressez à lui et vous serrez satisfait mais attention à vous qui n'aimez pas rembourser les prêts. Voici son e-mail: delvall.marcel@gmail.com


Par rapport au titre du papier : était-ce capital ? par Votre Papeterie le Samedi 15/02/2014 à 10:59

 ... de battre Nicolas Sarkozy j'entends ? Je veux dire que certains ont fait de sa défaite une victoire pour eux mêmes... alors que sa défaite n'aurait du être vu que comme un moyen d'accéder au pouvoir POUR redresser le pays.
Une fois que les dés sont jetés, je souhaite en tout cas de la réussite à ceux qui essaieront de bien faire.


par tabletki na przedwczesny wytrysk le Vendredi 21/02/2014 à 20:22

Evasion, n'a-t-on pas permis aux exilés fiscaux de spolier l'état par complaisance ou par pur laxisme ?  On nous explique sans sourciller que l'évasion représente un manque à gagner annuel de l'ordre de 50 Milliards


offre de prêt par Mr Donald Williams le Mardi 08/04/2014 à 10:12

Avez-vous besoin d'un prêt si oui nous contacter par e-mail donaldwilliamsloanfirm@live.com vous pouvez également nous contacter sur notre site www.donaldwilliamsloanfirm.gnbo.com.ng


Opportunite par NELY le Dimanche 20/04/2014 à 05:06

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offre de prêt par Mr. Jeff Michael le Dimanche 20/04/2014 à 06:57

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Sortons de l'Euro par Maximilien le Mardi 22/04/2014 à 22:03

Le PCF ne veut pas de la sortie de l'Euro , le front de gauche dans son ensemble est trop timoré sur ce sujet et laisse là place à d'autres , la probable désillusion des européennes vous obligera à réfléchir aux thèse d'un Aurélien Bernier , de Sapir , de Lordon . A combattre sérieusement le capitalisme néo-libéral donc ce qui n'est pas le cas actuellement.



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