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Qui peut faire gagner la gauche en 2007 ?

Lettre ouverte aux nouveaux adhérents du PS

Par Jacques Généreux • Parti de Gauche-Socialisme • Samedi 07/10/2006 • 101 commentaires • Version imprimable

Chers camarades, À peine avez-vous rejoint le PS, et déjà vous tenez entre vos mains la clef d’un tournant historique pour le pays et pour l’Europe. Vous êtes en effet 89 000 à avoir adhéré depuis mars, dont 75 000 avant le 1er juin, date limite d’adhésion pour prendre part au vote d’investiture pour l’élection présidentielle. Dans ce vote qui déterminera qui, de Laurent Fabius, Ségolène Royal, ou Dominique Strauss Kahn mènera la bataille contre la droite, c’est vous qui allez faire la différence. Responsabilité plus lourde qu’il n’y paraît à première vue, car il ne s’agit pas seulement de trancher entre trois porte-parole potentiels d’un même projet socialiste, mais de choisir entre deux visions différentes de la politique, des institutions, de la société française, de la construction européenne, du combat contre la droite et enfin de la campagne pour l’élection présidentielle.

Nombre de nos dirigeants, supposant que vous êtes peu au fait du débat politique qui traverse ce parti et toute la gauche européenne, s’efforcent de vous persuader du contraire : l’orientation des socialistes serait censée être identique quel que soit le ou la candidate, et votre responsabilité se limiterait à identifier parmi des prétendants interchangeables sur le fond celui qui est le plus populaire. Ces mêmes dirigeants comptent sur la campagne massive d’adhésion à 20 euros, pour transformer ce qui devrait être un débat politique en un concours de popularité ; ils parient sur l’idée que les nouveaux adhérents se contenteront de désigner le ou la candidat(e) qui sera en tête des sondages, au moment du vote, reléguant ainsi au second plan le débat d’orientation politique qui a divisé les socialistes sur la Constitution européenne. Telle est, en tous cas, l’analyse unanime que font les politologues de ce qui se passe dans notre parti. Vous allez, je n’en doute pas, faire la démonstration qu’il s’y passe quelque chose de bien plus sérieux.

En effet, je crois, pour ma part, que vous avez adhéré avec le souci légitime et méritoire d’apporter votre contribution à la victoire de la gauche en 2007 et pour éviter la répétition de la catastrophe du 21 avril 2002. Il serait donc pour vous singulièrement désespérant de n’avoir été, au bout du compte, que les instruments d’une manœuvre d’appareil assurant le contrôle du parti à ceux qui ont été massivement désavoués par les électeurs de gauche le 29 mai 2005, et conduisant la gauche à un inéluctable échec au printemps 2007. Convaincu que l’immense majorité d’entre vous ne nous a pas rejoint pour cela, mais pour juger en conscience de ce qui peut aujourd’hui sauver le pays du projet antisocial et antirépublicain de Nicolas Sarkozy, je vous propose ici de considérer en toute rigueur le choix dont vous devrez assumer la responsabilité.

Comment éviter une défaite de la gauche ?

Le simple rejet de la droite ne garantit pas l’alternance en faveur de la gauche. Les facteurs de la défaite d’avril 2002 sont toujours aussi actifs. L’électorat populaire n’est disposé à voter socialiste (cf. régionales et européennes) que sur une ligne d’affrontement avec la droite néolibérale. Mais il rejette massivement la position du PS, dès que le parti s’écarte de cette ligne et manifeste la moindre convergence avec la droite (29 mai 2005). La sociologie imaginaire qui avait conduit Lionel Jospin à tenir un discours de séduction des « classes moyennes » et à soutenir des positions ambiguës (fiscalité, retraites, services publics, « projet pas socialiste » !) a été invalidée et lourdement sanctionnée par le vote du 21 avril 2002. Elle l’a été à nouveau le 29 mai 2005 et le sera assurément en 2007 si les socialistes se retrouvent une fois de plus à côté de leur camp, et non à ses côtés dans la bataille contre le Medef et contre l’Europe néolibérale.

Pour être au second tour, en l’absence de candidature unitaire à gauche, il faudra mobiliser la totalité de l’électorat socialiste et cela n’est possible qu’en tournant le dos à la stratégie suicidaire de 2002. Une fois passé le premier tour, pas une seule voix de gauche ne devra manquer au candidat socialiste. Et, là encore, deux options se présenteront : faut-il rassembler l’électorat de gauche, ou bien séduire d’hypothétiques électeurs centristes en faisant droit aux thèmes de campagne de la droite ? Certes, il ne faut pas laisser à la droite le monopole de l’expression sur la sécurité ou l’immigration. Mais les socialistes ne peuvent en ces matières que dénoncer l’insécurité croissance engendrée par la politique soi-disant sécuritaire de Sarkozy, proposer un développement partagé avec les pays d’émigration et dessiner la perspective d’une société pacifiée par le plein emploi, l’éducation, l’intégration républicaine, etc. Tenir cette ligne ne nous rapporte guère de suffrages, car celle-ci exige d’être pleinement mise en oeuvre pour être crédible. Mais ce n’est pas une raison pour singer le discours répressif et conservateur de la droite : ce discours est inconciliable avec le projet socialiste et contraire à l’intérêt général. Afficher la moindre convergence avec la droite sur ces questions, ne fait que valider les thèses de cette dernière, conforter ses électeurs dans leur choix et dégoûter du socialisme toujours plus d’électeurs.

Seule une gauche assumée et concentrée sur la question sociale peut gagner en 2007. Elle seule peut remobiliser les classes populaires et séduire la part des classes supérieures qui aspire à une société de solidarité et de paix sociale. N’oublions pas qu’en avril 2002, le vote des cadres supérieurs pour le PS s’est effondré autant que le vote ouvrier ! En faisant une part quelconque au discours néolibéral ou néo-conservateur, un candidat socialiste ne prend aucune voix à la droite : il perd des voix dans toutes les catégories sociales.

C’est ce dernier diagnostic qui, en 2004, a conforté tous les courants de ce parti – sauf celui auquel appartenaient alors Ségolène Royal et Dominique Strauss Kahn - dans leur rejet du TCE : le temps n’était plus au compromis avec, mais au combat frontal contre les néolibéraux. Nous avons alors prévenu nos camarades qu’il serait impossible de distinguer le « oui » socialiste du « oui » des néolibéraux, et que le PS risquait sur ce référendum un divorce complet avec son électorat. Nous avions raison et il faut maintenant reconstruire la crédibilité du PS à gauche. Cette question restera au cœur de la campagne de 2007, car c’est sous présidence française (en 2008) que s’achèvera la renégociation du TCE.

Le projet de la droite néolibérale est de passer outre le vote des Français, en obtenant la ratification d’un mini traité strictement institutionnel et en laissant en l’état tous les traités qui organisent l’Union en espace de guerre économique et de marchandisation progressive des biens publics. Si le candidat socialiste fait de cette renégociation un enjeu du débat et prend l’engagement d’assurer un réel débouché politique au « non » de gauche et pro-européen, il remobilisera en sa faveur tous les réseaux militants qui ont fait la victoire du « non ». Dans le cas contraire, ces mêmes réseaux mèneront une campagne contre le (la) candidat(e) socialiste. Durant la campagne nationale que j’ai menée pour le « non socialiste » dans des dizaines de villes, j’ai mesuré la reconnaissance du peuple et des militants de gauche pour la manifestation de cette autre voix (autre voie) socialiste. Mais j’ai enregistré partout la même promesse que ce mouvement de résistance populaire n’apporterait pas son soutien à un candidat socialiste qui aurait fait campagne pour le « oui ».

Certes, il nous faut aussi le soutien de la forte minorité d’électeurs socialistes qui a voté « oui » au référendum. Mais ce soutien ne fera pas défaut à un partisan du « non » qui se bat pour un nouveau traité européen plus proche du projet socialiste. En revanche, l’investissement personnel intense qu’a constitué la conversion au « non », pour des électeurs et des militants traditionnellement favorables aux traités européens – ajouté au mépris public pour leur position – a nourri chez ceux-ci le sentiment d’une victoire inespérée contre le néolibéralisme dominant. Ils attendent désormais un débouché politique concret à cette victoire.

Croire qu’aujourd’hui, pour eux, c’est déjà une histoire ancienne qui ne pèsera en rien sur leur choix en 2007 est une dangereuse illusion. Nombre d’entre eux prendront pour un pur mépris du vote populaire, un déni de leur incontestable victoire, la candidature d’un(e) socialiste, qui se serait distingué(e) par une admiration sans borne pour le TCE et des propos affligeants sur les « nonistes ». Cette réaction est d’autant plus probable que, au cours des derniers mois, nous avons tellement insisté sur la nécessité de

« dépasser » notre division interne entre le « oui » et le « non », que beaucoup de nos concitoyens redoutent que ce dépassement soit en fait l’enterrement de l’écrasante victoire du « non ».

Allons-nous expliquer au Français que la préservation de notre unité, de notre appareil, passe avant l’intérêt général du pays, passe avant le respect du mandat donné par le peuple pour exiger une réorientation de la construction européenne ? Ferons-nous l’unité des socialistes en aggravant notre désunion avec le peuple de gauche ?

Alors, certes, il faut nous rassembler et dépasser notre division. Mais la seule façon de la dépasser sans finir dans le ravin de la défaite, c’est de reconnaître que nos électeurs ont tranché le débat en préférant le « non » socialiste au « oui » socialiste ; c’est de signifier, par notre vote en novembre, que l’aspiration massivement majoritaire dans le pays est désormais majoritaire dans le parti.

Comment évaluer

les candidatures ?

Pour répondre à cette question, il faut nous en poser quelques autres. Qui évitera de répéter les erreurs de diagnostic de 2002 ? Qui est le plus en phase avec le mouvement social anti-néolibéral qui s’est manifesté le 29 mai 2005 ? Qui a renoncé a la stratégie suicidaire qui tire le discours politique vers un centre inexistant, brouille l’identité socialiste et nourrit le vote aux extrêmes ? Qui s’écarte le plus résolument d’une stratégie de « triangulation » consistant à mordre sur l’électorat de la droite en reprenant certains de ses thèmes de campagne ? Qui peut rassembler le PS et le PC sur un combat commun au second tour, et s’assurer aussi le soutien de tous les réseaux militants de la gauche ? Qui a la crédibilité pour promettre aux Français qu’il ne signera pas un nouveau TCE à peine amendé et ne tournant pas le dos à l’Europe espace de libre concurrence déloyale ? Qui manifeste le plus de respect pour le projet socialiste ?

Les postulant(e)s à l’investiture ont d’ores et déjà apporté des éléments de réponse à ces questions par les positions qu’ils ont prises publiquement.

L’orientation et les déclarations de Ségolène Royal mettent la gauche en danger

Ségolène Royal a multiplié les déclarations visant à occuper le terrain électoral de la droite (sur la sécurité, l’école, l’encadrement de la jeunesse, « l’éducation » des parents, la carte scolaire, etc.), n’hésitant pas au passage à dire le contraire de ce qui constitue le projet commun du parti socialiste et à indisposer sérieusement nos partenaires communistes [ceux-ci ont déjà fait savoir qu’avec Ségolène Royal toute entente PS-PC paraissait impossible]. Ségolène Royal manifeste ainsi sa conviction que la victoire dépend moins du rassemblement de la gauche, sur les exigences spécifiques de la gauche, que du débauchage d’une fraction de l’électorat de la droite. Ce faisant, elle divise la gauche et nous expose, au second tour, à l’hostilité manifeste de dizaines de milliers de militants de gauche. Et la mobilisation de ces derniers contre nous se traduirait au minimum par une poussée de l’abstention au second tour. 

En refusant le débat avec les jeunes socialistes, en prenant ses distances à l’égard du « projet », Ségolène Royal révèle une conception du politique conforme à la logique présidentialiste de la Ve République : une personnalité s’impose par une relation directe avec le peuple, au-delà des partis. Elle compte donc justifier sa candidature par sa cote momentanée dans les sondages, et non par sa capacité à faire adhérer les Français au projet socialiste. Et il lui serait en effet difficile de procéder autrement, puisque les propositions auxquelles elle a donné le plus de retentissement public ne sont pas celles du parti socialiste.

Au mépris du projet, du débat avec les militants, et de la conception socialiste des institutions, Ségolène Royal s’est engagée dans une campagne personnelle de séduction dont l’efficacité médiatique met la gauche en danger : elle détruit la possibilité d’un rassemblement effectif de la gauche, elle transforme le parti en club de supporters et confie aux sondages d’opinion le soin d’arrêter les orientations politiques, elle pousse à son dernier degré la personnalisation de la vie publique, ce cancer qui tue la démocratie. Elle a ainsi déjà détruit la seule chance qu’il lui restait pour faire oublier son adhésion enthousiaste au TCE rejeté par les trois quarts des électeurs de gauche.

Seul Laurent Fabius peut rassembler à gauche

Pour l’information des nouveaux adhérents, je ne suis pas « fabiusien ». Bien avant 2002, je suis de ceux qui ont critiqué dans la presse une dérive centriste de certaines mesures économiques engagées sous la responsabilité de Dominique Strauss Kahn puis de Laurent Fabius (notamment en matière de fiscalité). Mon analyse politique n’a pas changé et fut hélas confortée par le double effondrement du parti dans les classes populaires en 2002 et en 2005.

En revanche, Laurent Fabius a opéré une inflexion majeure dans son combat politique. Il est le seul dirigeant de l’ancienne majorité qui ait tiré, comme leçon du 21 avril 2002, la nécessité de prendre un autre cap et de rassembler en priorité la gauche sur une ligne d’opposition frontale au modèle de la droite. Il est, au sein de cette majorité, le premier à avoir placé l’ « écologie sociale » au cœur du projet socialiste. Il est encore le seul des candidats à être resté aux côtés des communistes, du mouvement social et des altermondialistes, dans le combat pour une autre Europe. Il est ainsi, de fait, le seul susceptible de susciter un rassemblement de tous les électeurs de gauche, au second tour de l’élection présidentielle.

Certes, Laurent Fabius – comme Ségolène Royal et Dominique Strauss Khan – est solidairement responsable du bilan du gouvernement Jospin et donc aussi de la défaite en 2002. Mais, de tous les candidats, il est le seul à assumer sa part de responsabilité, sans se défausser sur des boucs émissaires qui nous éviteraient l’examen lucide des raisons qui ont nourri la défection de l’électorat populaire. S. Royal et D. Strauss Kahn ont fait une analyse commune du 21 avril et du 29 mai. Selon eux ce n’est pas leur orientation politique qui est en cause, mais la colère confuse et l’incompréhension de classes populaires désorientées et sur lesquelles le PS ne peut plus compter pour conserver le pouvoir. D’où la nécessité où nous serions de chercher des voix ailleurs.

Pour Laurent Fabius et tous ceux qui le soutiennent, le fait que les petits, les sans grades, les estropiés de la concurrence sauvage nous aient abandonné en 2002, ne justifiera jamais que nous les abandonnions à notre tour !

À moins de dire définitivement adieu au socialisme, nous n’avons pas d’autre issue que de défendre et de rassembler le peuple de gauche. Il s’agit de reconquérir sa confiance par une rupture assumée avec les ambiguïtés passées. Seul Laurent Fabius ouvre cette perspective en tournant le dos aux privatisations, à la concurrence dans les services publics, aux avantages fiscaux concédés aux détenteurs du capital et des plus hauts revenus. Seul Laurent Fabius entend faire campagne, en priorité, sur le pouvoir d’achat des bas salaires, sur le logement social, sur la réhabilitation de l’État républicain et laïc, sur la protection contre les délocalisations, sur la défense des services publics contre leur démantèlement programmé par la Commission européenne, bref, sur une politique résolument à gauche qui soumet l’économie à la régulation politique en vue du progrès social.

Seul Laurent Fabius rompt avec le présidentialisme et s’engage à soumettre rapidement par référendum une réforme instituant une nouvelle démocratie parlementaire, tandis que Ségolène Royal manifeste son attachement à la conception gaulliste de la fonction présidentielle. Cette différence est essentielle, car dans la logique actuelle de nos institutions, l’orientation fondamentale d’un nouveau gouvernement ne sera pas celle que les militants ont validé, mais celle du ou de la président(e). En s’engageant publiquement pour une autre conception de la République, Laurent Fabius révèle son intention de gouverner sous le contrôle du parlement et en dialogue avec les partis de la future majorité.

En conformité avec cette conception de la politique, seul Laurent Fabius respecte le projet de notre parti. Il ne fait aucune proposition contraire à ce projet ; il a présenté ses « engagements pour 2007 » comme la concrétisation tangible et immédiate d’orientations inscrites dans le projet commun des socialistes. Certains ironisent aujourd’hui sur la nature « électoraliste » de certaines de ses promesses  (celle sur le Smic, notamment). Mais c’est bien avec des promesses que la gauche a accédé au pouvoir et c’est en les tenant qu’elle peut s’y maintenir. Il nous faut juste ne pas nous tromper de slogans : je préfère « 100 euros de plus pour le Smic » à l’« encadrement militaire des jeunes ».

Le mirage de l’opinion

J’attends donc toujours l’exposé des bonnes raisons que nous aurions d’investir une candidate qui prend des positions contraires au « projet », qui divise la gauche, exploite la stratégie électorale de rassemblement au centre qui nous a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002 et n’a toujours pas reconnu la victoire du « non » de gauche, le 29 mai 2005. Je n’ai à ce jour entendu qu’un seul argument en sa faveur : sa popularité persistante dans les sondages d’opinion. Les dirigeants qui soutiennent Ségolène Royal assument clairement cette seule et modeste raison de leur choix : « les sondages montrent qu’elle a le plus de chance de gagner ». 

Du point de vue de la science politique, cet argument est parfaitement inconsistant. Mais, même s’il avait la moindre consistance il serait politiquement et moralement inacceptable. Pour ma part, je ne soutiens jamais un candidat ou une position politique parce qu’ils ont le plus de chances de gagner, mais parce que je veux qu’ils gagnent et que je mène la bataille politique nécessaire à leur victoire. N’inversons jamais la fin et les moyens. Pourquoi nous battons nous ? Pour être dans le camp des vainqueurs ? Ou pour faire gagner notre camp ?  Depuis des mois, trop de camarades cherchent dans les sondages la réponse à la question « qui va gagner » pour savoir qui ils doivent soutenir, au lieu de se poser la seule question digne d’un militant politique : « pour quelle orientation politique et, par conséquent, pour quel candidat doit-on se battre » ? Battez-vous pour le seul candidat qui respecte le projet socialiste et le mandat donné par nos électeurs pour engager la bataille contre l’Europe néolibérale et pour l’Europe sociale ! Et alors, même si vous ne serez jamais sûrs de la victoire, vous serez certains d’accomplir votre devoir de militant..

Pour ceux qui restent néanmoins sensibles aux sondages d’opinion, je rappelle que l’expérience comme la science politique nous enseignent qu’à partir de deux mois et au-delà d’une élection, les sondages ne nous apprennent strictement rien sur le résultat probable. « Suivre l’opinion » n’est pas seulement une posture indigente pour un militant, c’est une illusion trompeuse comme un mirage. L’opinion, ça n’existe pas, ça se fabrique et se modèle par la communication et par le combat politique. Si l’on veut se faire une idée de l’orientation et du type de campagne susceptible de conduire à la victoire, nous avons mieux que les sondages d’opinion : nous avons les votes de nos électeurs en 2002, en 2003, en 2004 et en 2005 et les enquêtes sur la composition sociologiques des votes et les motivations des électeurs. Sur cette base plus fiable, on sait que l’orientation néo-conservatrice des propos de Ségolène Royal et sa quête d’électeurs nouveaux au centre-droit nous conduisent à la défaite électorale. Les électeurs ne soutiennent les socialistes que sur un programme de transformation sociale en opposition radicale au néolibéralisme et au néo-conservatisme de la droite. Les électeurs de gauche ont massivement choisi le « non » socialiste à la Constitution européenne et rejeté le « oui » socialiste « compatible avec le oui de la droite ». Si nous leur présentons ce dont ils ont ainsi clairement manifesté l’exigence ils seront au rendez-vous au printemps. Sinon, nous connaîtrons la même séquence politique qu’en 2004-2005.

Tant que les électeurs ne sont pas confrontés au vrai choix, l’opinion exprime sa méfiance et son incertitude face à des options connues de longue date ; le désir de changement favorise mécaniquement une option nouvelle et inattendue et le mimétisme (bien établi par la psychologie sociale) fait le reste : tant qu’il n’y a pas d’enjeu véritable, la majorité des sondés se contente de ratifier le mouvement majoritaire ! Mais au jour du vrai choix et quand l’enjeu est de taille, les fondamentaux reprennent toujours le dessus. Les électeurs qui au premier tour, auront voté communiste ou auront usé d’un bulletin d’extrême gauche pour exprimer leur protestation, ceux-là ne voteront pas mécaniquement au second tour pour n’importe quel (le) socialiste. Laurent Fabius a une chance de mobiliser tous ceux-là pour battre la droite. Ségolène Royal, qui fait déjà campagne pour séduire d’autres électeurs que ceux-là, ne peut s’attendre qu’à leur défection.

La bulle des sondages éclatera et avec elle l’espoir d’une autre politique. Ne répétons pas l’erreur de 2004. Durant l’automne 2004, combien de camarades ont dit « oui » au référendum interne, parce qu’alors les deux tiers des Français disaient « oui » dans les sondages ? Le « oui » était au sommet de sa popularité. Des hommes et des femmes de gauche indifférents à l’écume médiatique, confiants dans le pouvoir du combat politique, se sont alors mis en campagne et, six mois plus tard, les deux tiers des électeurs de gauche et 55 % des Français votaient « non ». Nous voici aujourd’hui dans le même décalage trompeur entre l’humeur de sondés qui ne sont ni dans l’isoloir, ni en fin de campagne électorale. À la fin, il se produira la même chose qu’en mai 2005. Quand Sarkozy aura eu des dizaines d’occasions de souligner les points sur lesquels il est d’accord avec Ségolène Royal, quand tous les réseaux militants de la gauche non socialiste auront fait implicitement ou explicitement campagne contre une candidate à leurs yeux inacceptable, des centaines de milliers de nos électeurs potentiels diront « non » à un PS inconsistant et illisible face à une droite consistante et limpide.

Camarades, notre seule chance de faire gagner le projet socialiste est de susciter, à partir de la fin novembre, le même enthousiasme militant, la même volonté d’en découdre avec le néolibéralisme qui a saisi le peuple de gauche durant la campagne sur le référendum européen, a saturé les courriers électroniques et battu le pouvoir des médias. Ce peuple en sommeil attend un signe fort des socialistes pour se remettre en mouvement. Au moment même où il n’espère plus que nous aurons la lucidité de choisir un candidat qui s’engagea à ses côtés en 2005, surprenons-le. Disons-lui, en novembre que c’est maintenant que s’accomplit la promesse du 29 mai, et alors rien ne pourra l’arrêter.

Jacques Généreux

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Commentaires

NIKONOFF SOUTIENT-T-IL FABIUS ? par Alain Digne le Dimanche 08/10/2006 à 00:37

Que penses Laurent Fabius de celui qui l'a si ardemment soutenu pendant la campagne du non, le désormais TRICHEUR NIKONOFF, taupe stalinienne chez les alters. 


Re: NIKONOFF SOUTIENT-T-IL FABIUS ? par pipole1 le Dimanche 08/10/2006 à 20:23

Alain, tu ne portes pas bien ton nom...
Nikonnof n'a jamais soutenu Fabius. Ils ont tous les deux fait campagne contre le TCE, avec leurs arguments, qui n'étaient pas identiques.
Sinon, au PS aussi nous avons des responsables qui ont eu une double appartenance politique...


politique internationale??? par chiche le Vendredi 20/10/2006 à 19:01

Bonjour,

 

300 000 morts, 3 millions de deplaces, le Darfour c’est l’enfer sur terre, on peut arrêter le conflit.

Notre campagne : Que comptes faire les candidats à la présidentielle pour le Darfour s’ils sont élus ?

 

pour comprendre les enjeux du conflit du Darfour et trouver des moyens d'action, un seul site www.sauverledarfour.org

<a href="http://www.sauverledarfour.org"><img src="http://www.sauverledarfour.org/logo_2.jpg" border="0"></a>


Re: NIKONOFF SOUTIENT-T-IL FABIUS ? par CHARLES le Dimanche 22/10/2006 à 14:41

Ce n'est pas de savoir ce que pense  Laurent Fabius qui est important, mais de savoir pourquoi toi, tu es  aussi catégorique dans ton jugement. Il faut attendre les conclusions de la ou des enquêtes pour déterminer quels sont le ou les coupables et « à qui profite le crime ? » mais ceci est une autre histoire. Ma question à ton endroit serait de te demander : serais tu d'accord pour élire Laurent Fabius, qui a défendu le NON au TCE et est prêt à s'unir avec TOUTE  la gauche dans son ensemble,  pour battre la droite en 2007 ? voila une bonne question, mais peut-être es tu un ouiouiste  inconsolable ! qui cherche simplement a régler ses comptes !


Mobilisation ! par Emmanuel le Dimanche 08/10/2006 à 23:01

  Bonjour à tous, et merci à J.G. pour ce texte que je trouve convaincant et inspiré.
 
  A nous de convaincre les autres à présent !

  Amicalement,
  Emmanuel, section PS de San Francisco, USA


Re: Mobilisation ! par Ducau le Lundi 09/10/2006 à 11:48

Bonjour Monsieur Généreux,

Je partage votre analyse, en ce qui me concerne si j'ai adhéré au PS l'année dernière c'est bien pour combattre la droite et comme l'avait dit à l'époque M. Emmanuelli pour changer l'orientation du PS il faut le faire de l'intérieur.

Il venu le temps du débat sur le projet, et les candidats doivent se positionner par rapport au vote des adhérents. Si vous avez la possibilité de poser une question lors des débats organisés sur la chaine parlementaire, à mes yeux cela doit être une question concernant le TCE et l'avenir de l'Europe, la réponse des candidats à cette question permettra à mon humble avis de trancher sur le sujet.

En ce qui concerne les sondages, je crois qu'ils ne servent que les gens qui les demandent. A mes yeux ils n'ont aucune crédibilité, comme les "pseudo-journalistes" des grands média qui ne pensent qu'à leur audimat et parce qu'ils passent à la télé pensent avoir raison surtout.

Le seul argument concernant Ségolène Royal c'est qu'elle est devant dans les sondages, encore une fois cela évite de parler de contenu et de débattre, c'est exactement le même scénario que pour le traité européen.

Donc débattons ;-)

Amicalement

François


Re: Re: Mobilisation ! par Ni-Chouette le Lundi 09/10/2006 à 18:35

Dimanche à Pantin- 8.10.2006 = Laurent Fabius a dit ce matin :

 

 «  A l’heure du choix, une seule question comptera : lequel, dans votre conviction intime, est le mieux capable, au nom des socialistes, de remplir la fonction de président de la République."

 

Et, hélas, non … les choses ne se présentent pas tout à fait ainsi, et je le regrette. Parce que, avant d’être en position de remplir, bien ou mal, la fonction de Président de la République … encore faut-il, D’ABORD, avoir été élu Président de la République !

 

 En réalité, chaque militant doit répondre à deux questions :

- la première c’est … voir, en effet,  ci-dessus ce qu’en dit Fabius… et, dés le départ c’est presque « pour ça » que je me suis, cette année,  inscrite au parti socialiste, et avant Juin , pour pouvoir « faire avancer les choses », du moins le croyais-je …

 

  Mais l’autre question, maintenant,  c’est :

 

- lequel, parmi les trois postulants à la candidature a le plus de chances, au moment des présidentielles,  de remporter le plus grand nombre de voix parmi les électeurs AUTRES que les militants  socialistes. Et cette question-ci, bien sur, maintenant,  prime la précédente.

 

 Puisqu’il est convenu, du moins je l’espère, qu’une fois le candidat officiel du Parti  désigné,  les militants, en principe,  voteront tous pour CE candidat. Alors ce qui fera la différence … ce sont les votes des autres, les sympathisants qui n’auront pas participé au choix et puis  tous les non-socialistes, tous les indécis, tous ceux qui, à droite, ne veulent quand même pas de Sarko, tous ceux qui auraient bien voté Bayrou s’ils pensaient que Bayrou avait la moindre chance de passer … et ça fait du monde :  ça fait, peut-être,  à peu près la moitié de l’électorat français… Aïe !

  Me voici bien embêtée … et c’est peu dire !et je ne suis pas la seule.

 Dans cette histoire je me fais l’effet de la naïve de service …  Alors : qui pourrait m’éclairer : faut-il voter selon son intime conviction ou bien faut-il voter utile … en espèrant que la suite permette de rattraper les choses ?

                                                                                             


Re: Re: Re: Mobilisation ! par GT le Lundi 09/10/2006 à 19:44

Chere nouvelle camarade,

tu as raison de poser la question des électeurs hésitants.
Il y en a beaucoup   à droite sans doute   mais aussi à gauche.

Et ce qu'il faut, c'est convaincre les électeurs de gauche qui hésitent à voter, tous ...

Et ensuite on ira chercher les électeurs de droite   effrayés par Sarkozy, et qui pourront tout à fait pour Fabius, qui n'est pas aussi repoussant que ce que racontent certains.

bonne réflexion en tous cas


Re: Re: Re: Mobilisation ! par juliette le Lundi 09/10/2006 à 19:51

Faut-il voter utile ?
Bien-sûr ! Une fois le candidat socialiste désigné, il faudra appeler le plus grand nombre à voter pour lui dès le premier tour.
Mais qu'est-ce que "voter utile" lors du vote interne au militant ? C'est à mon sens voter pour le candidat qui incarne le mieu la ligne politique que l'on cherche à défendre.
Ségolène Royal a beau caracoler en tête des sondages, je me sentirais bien démunie s'il me fallait convaincre tous ceux qui reprochent à la gauche et la droite d'être trop semblables d'aller voter pour elle. En effet, tous ceux qui se sont abstenus ou ont éparpillé leurs voix vers les petits candidats en 2002 ne l'ont pas fait parce qu'ils reprochaient à Jospin un manque de popularité mais parce qu'ils lui reprochaient de ne pas s'ancrer réellement à gauche, de s'être éloigné des sujets de préoccupation de l'électorat populaire.

Je votrai utile en votant Laurent Fabius : en effet, si le candidat en lui-même n'est pas celui que j'aurais idéalement voulu voir défendre ma position politique, il n'en est pas moins le seul à le faire aujourd'hui. Face à un Strauss Kahn trop libéral à mon goût et à une Royal que je n'arrive pas à cerner politiquement, je souhaite défendre avant tout mes convictions ;
Mon engagement politique n'a pas à voir avec l'électoralisme. il a à voir avec des convictions, et je crois que ce qui porte le citoyen vers l'urne, c'est avant tout une conviction, la conviction que son vote sera utile à la France

Juliette Prados


Dilemme par Kédem le Mardi 24/10/2006 à 16:57

Juliette,

Je serais tenté de voter DSK car il me paraît le plus à même de se défendre face à Sarkozy sur un plateau TV, ce qui lors des derniers instants n'est pas à négliger : c'est là que certains indécis peuvent être convaincus ou non. Son discours (cf 1° débat télévisé avec Fabius et Royal) m'a semblé convaincant sans être libéral.

Qu'est-ce qui te fait dire qu'il est trop libéral ?

Deuxièmement, Fabius représente bien mes idées, mais je ne pense pas qu'il croit à ce qu'il dit, et dans le scénario où il serait élu président de la république, je crains que ses paroles s'envolent, et sa veste avec, à trop avoir été retournée ...

Quant à Royal, elle me semble inconsistente, et trop dépendente des sondages qui l'ont faite, mais qui peuvent aussi la défaire aussi vite ...


Re: Dilemme par le Dimanche 12/11/2006 à 11:22

Pourquoi préférer un DSK, qui n'a cessé de démontrer ses positions libérales, tant sous les gouvernements socialistes que lors du referendum pour le TCE, et qui n'a pas changé d'un pouce malgré la défaite de la gauche en 2002, à Laurent Fabius qui, dis-tu, représente tes idées, qui a su tirer les leçons des présidentielles de 2002, non pas en retournant sa veste, mais en prenant acte de la volonté manifestée par l'électorat de gauche, lors des consultations électorales des 4 dernières années, d'une vraie politique sociale de gauche. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis, et Fabius a eu le courage que peu ont eu de se remettre en question et de se rapprocher du peuple de gauche. Je veux croire à sa sincérité et je lui fais confiance. Le droit de vote est donné aux citoyens pour qu'ils s'expriment sur des convictions et non pour se laisser manipuler par des sondages et des stratégies électorales.


Re: Re: Dilemme par Michèle le Dimanche 12/11/2006 à 11:25

La réponse "anonyme", c'était moi. Désolée, j'avais oublié de remplir les cases des coordonnées. Voilà, c'est fait. Toutes mes excuses.


Re: Re: Re: Mobilisation ! par malou le Lundi 09/10/2006 à 20:14

Merci à Jacques Généreux pour ses analyses.

L'expérience historique montre que la gauche l'a toujours emporté en défendant une ligne de gauche et le progrès social(1981, 97.) et a perdu sur des lignes jugées trop gestionnaires (2002) ou encore bien pire d'alliance au centre (Deferre 1969= 5%). Les commentateurs moutonniers de sondages font des erreurs énormes: les présumés vainqueurs quelques mois ou semaines avant ont été battus sans exception:depuis 1968: Poher 69, Chaban74,Giscard 81, Chirac 88, Balladur 95,Jospin 2002. La réalité n'apparait au mieux pour quelques sondages minoritaires que quelques semaines parfois quelques jours avant l'élection.

Plus grave la majo des instituts de sondages (pas seulement celui de la présidente du Medef) et des media ont par deux fois trompé et fait chuter les socialistes. En 2002 plus de 40% des 28% des électeurs socialistes de juin (28%-16%), persuadés par une intox médiatique quotidienne qui a duré un an et plus que Lionel serait au deuxième tour, ont voté pour une petite liste... Fin 2004 les mêmes bergers ont claironné quele Oui ne pouvait que gagner à 65%, excusez du peu...et ont ainsi retourné quelques centaines de socialistes qui ont fait la différence.

Les media de la droite et des milliardaires nous disent que seule Ségolène peut passer. Si par réflexe moutonnier qui les a conduit à la défaite déjà deux fois(21 avril, oui au TCE) les socialistes suivaient ces mauvais bergers, les mêmes les conduiraient alors à l'abattoir par la pohérisation minorisation de leur candidat(e)et la division à gauche..

Votons en connaissance de cause, en sachant qu'un haut responsable de la fédé de l'Hérault, qui s'est déjà fait remarquer par des manipulations qui ont contribué à donner 52% à la motion Hollande lors du dernier congrès, a déjà annoncé le résultat: 88% pour Ségolène (voir l'article de Politis).


Re: Re: Re: Mobilisation ! par Richard le Mardi 10/10/2006 à 00:05

Tun es bien embêtée et tu n'es pas la seule.

Alors une seule réponse, au premier tour on é l i m i n e  .....


Re: Re: Re: Mobilisation ! par Jack le Mardi 10/10/2006 à 01:18

"Dans cette histoire je me fais l’effet de la naïve de service …  Alors : qui pourrait m’éclairer : faut-il voter selon son intime conviction ou bien faut-il voter utile … en espèrant que la suite permette de rattraper les choses ?"

Il est évident  comme l'a écrit Jacques Généreux, qu'il faut voter selon son intime conviction .


A propos du "vote utile" par J-Genereux le Mercredi 11/10/2006 à 03:34

Chère Camarade,
Au premier tout il y aura très certainement un ou une autre candidat(e) de l'UMP en plus de Sarkozy. Donc tous les électeurs de droite (gaullistes, républicains) peu attirés par Sarko auront un(e) candidate de droite pour qui voter et il ne voteront pas socialiste. Il n'y a donc aucune voix à gagner de ce côté là au premier tour. Par ailleurs, il y aura au moins 5 canditatures à gauche (PS, PC, Verts, LCR, LO, et peu être un représentant des collectifs du "Non" ). Si un(e) candidat(e) socialiste joue le jeu du rassemblement au centre comme Jospin en 2002 (mon projet n'est pas socialiste), c'est la catastrophe assurée. Une telle posture ne fait que favoriser le vote pour les autres candidats de gauche ou l'abstention. On peut certes espérer un réflexe de vote utile chez les électeurs traumatisés pas le 21 avril 2002. Mais il serait bien téméraire de parier là-dessus comme sur une quasi certitude. Et, de toute façon, il est évident qu'un candidat (L. Fabius) sur une ligne clairement à gauche, et refusant toute convergence avec la droite sur quelque sujet que ce soit, aura plus de chance de susciter le vote utile en sa faveur, qu'une candidate manifestant sa sollicitude pour les électeurs de droite et signifiant ainsi qu'elle considère le vote des sympathisants socialistes comme un du (parce qu'il n'aurait pas le choix). Mais pourquoi  ces derniers devraient-ils faire leur devoir, si la candidate censée les réprésenter ne fait pas le sien qui est de défendre le projet socialiste ?  Il suffit qu'un cinquième des "votes utiles" espérés ne soient pas au rendez-vous pour nous conduire à la catastrophe.
Alors, comme le disent ici d'autres camarades, le vote vraiment utile dans la désignation interne consiste à désigner le seul candidat qui ne joue pas avec le feu, qui ne fait pas le pari fou que la stratégie de campagne qui a conduit au 21 avril 2002, serait depuis devenu  soudain la bonne stratégie.
amitiés.


Re: A propos du vote utile: le bilan de T.Blair par Ph. Marlière par malou le Mercredi 11/10/2006 à 17:49

de Philippe Marlière Maître de conférences en science politique à l’université de Londres

Anciens et nouveaux adhérents, fidèles de courants et ralliés de la dernière heure, les socialistes éliront prochainement leur candidat à l’élection présidentielle. Ils feront bien entendu ce choix en connaissance des ambitions de chacun des trois prétendants. Pour éclairer leur jugement, ces militants seraient bien avisés d’étudier de près le cas travailliste. Le PS est en apparence éloigné du travaillisme britannique, mais pourrait grandement s’en rapprocher à l’issue de ce scrutin interne.

Le 12 mai 1994, le leader travailliste John Smith décéda brutalement. Smith était un social-démocrate attaché au lien avec le mouvement ouvrier. Il envisageait un partenariat avec les syndicats pour mettre en oeuvre le programme social de son parti (arrêt de la privatisation des services publics, instauration d’un salaire minimum, lois de décentralisation).

A l’heure de son décès, l’ultra-libéralisme thatchérien était discrédité et Smith aurait aisément remporté l’élection de 1997. Tony Blair, son successeur, fut élu par les adhérents, après que Gordon Brown, son concurrent principal, ait renoncé à se présenter. En 1994, Brown était perçu comme un social-démocrate de gauche, proche des syndicats, une figure appréciée des militants.

Des cadres influents du parti et des syndicats se détournèrent de lui au dernier moment. Ils estimèrent que sa réputation d’homme de gauche pourrait effrayer l’électorat flottant et que son profil intellectuel « ne passait pas » dans les médias. Issu d’un milieu conservateur, ostensiblement distant vis-à-vis du parti et surtout, terriblement photogénique, Tony Blair reçut l’appui de l’appareil. C’est ainsi que ce grand parti du salariat se persuada de soutenir Blair : il fallait présenter aux électeurs le candidat que les sondages plébiscitaient. Très peu de ces cadres travaillistes firent ce choix par conviction politique. Ils expliquèrent qu’une fois élu, le « droitier Tony » se soumettrait au parti et mènerait une politique social-démocrate. Ces barons travaillistes ne prirent pas au sérieux les propos du futur premier ministre. Mal leur en a pris. Dès 1994, Tony Blair annonça la fin de la social-démocratie britannique. Entre 1997 et 2006, il a tenu parole.

A partir de 1995, le discours travailliste, déjà très recentré, prit une tournure résolument droitière. Blair entreprit de faire de son parti, le parti des entrepreneurs et du business, se fit le chantre de l’économie flexible. Il affirma vouloir dépasser « l’opposition stérile » entre la gauche et la droite et promit de ne revenir ni sur la plupart des lois anti-sociales de l’ère Thatcher, ni sur les privatisations les plus scandaleuses de cette période (chemins de fer). Sur les questions de sécurité, il déborda sur leur droite les conservateurs, préconisant l’incarcération des mineurs délinquants. Blair discourut sur les droits et les devoirs civiques, stigmatisant les « chômeurs oisifs » qui vivent volontiers des allocations. Culturellement conservateur, il opéra une volte-face sur des questions de société, sensible aux arguments électoraux de son entourage (homoparentalité).

Il vanta les mérites de la démocratie participative dans un livre-manifeste (New Britain, My Vision of a New Country, 1996) : il fallait, confiait-il, « décentraliser le pouvoir le plus près des gens, leur permettre de prendre les décisions qui les affectent ». Ce ne furent que des paroles. Il renâcla à mettre en place les lois de décentralisation, court-circuita le National Executive Committee (l’instance exécutive du parti) au profit de structures technocratiques sous ses ordres et traita avec mépris l’opposition populaire à sa politique (guerre d’Irak, privatisation des services publics, vote d’investiture du candidat travailliste à la mairie de Londres en 2000).

Quand les syndicats s’opposèrent à ses partenariats privés-publics dans les services publics (c’est-à-dire leur privatisation rampante), Blair les qualifia de « forces du conservatisme ». Le New Labour facilita les adhésions par internet à dix livres sterling la carte. Entre 1995 et 2000, le nombre d’adhérents passa de 200000 à 450000. Très peu de ces nouveaux adhérents (essentiellement issus des classes supérieures) prirent part à la vie du parti. Ils votèrent en masse les réformes visant à prendre congé des politiques social-démocrates. Une telle rupture avec la tradition socialiste et les attentes populaires découragea les plus dévoués des militants. Aujourd’hui, le parti travailliste ne compte plus que 180000 adhérents. Les syndicats, hostiles à la politique du New Labour, ont réduit ou supprimé le montant de leur contribution politique, certains encore se sont désaffiliés du parti.

A partir de 2001, le terme « New Labour » avait disparu des publications du parti, tant il était tourné en dérision par le public. Le fumeux débat sur la « troisième voie », censée théoriser la philosophie blairiste, lassa et cessa au même moment. L’amorçage d’un débat national sur la « Société du Respect » il y a un an a connu un bide retentissant. Les médias parlèrent à cet égard de marketing creux. Les trois succès électoraux du blairisme ont été acquis contre un parti conservateur détesté du public et très droitier. Le scrutin majoritaire à un tour a assuré le reste : en 2005, avec 35% des votes exprimés, le parti travailliste a obtenu 55% des sièges. Lors de ces trois élections, le vote travailliste a dégringolé de 13,5 millions à 10,7 millions, puis à 9,6 millions de voix. Le taux de participation est passé de 72% à 59% entre 1997 et 2001. L’abstention atteint un niveau record en Europe chez les jeunes et les catégories populaires. Dix ans après, le candidat des sondages a vieilli, son sourire un peu figé se fait désormais rare. Il va laisser derrière lui un parti en ruines et un Royaume-Uni plus néolibéral que jamais.


De : Philippe Marliere
vendredi 6 octobre 2006


Re: Re: A propos du vote utile: le bilan de T.Blair par Ph. Marlière par Komoku le Vendredi 27/10/2006 à 23:56


Ces arguments d'autorité (

de Philippe Marlière Maître de conférences en science politique à l’université de Londres) sont totalement nuls dans ce débat. Nous ne sommes pas tes étudiants, nous sommes des militants ! Et nous n'avons pas besoin de profs pour avoir des convictions.

Même si par ailleurs, on peut être d'accord avec les analyses.. Mais par pitié, laisse ta carte de visite au vestiaire !






Re: Re: Re: A propos du vote utile: le bilan de T.Blair par Ph. Marlière par Roger le Mardi 31/10/2006 à 18:14

Komoku,

Cette réaction anti-professorale ne fait pas non plus avancer le débat. En fait ce n'est pas l'aspect professoral de la carte de visite qui devrait attirer notre attention, c'est l'aspect "chercheur" (dans les faits, les enseignants-chercheurs sont plus souvent chercheurs qu'enseignants).
Philippe Marlière nous livre une analysedoublement informée  (par sa présence en GB et par son regard de scientifique) sur les effets du Blairisme...et je la trouve très intéressante, d'autant plus que depuis on observe la déliquessence du pouvoir gouvernemental en GB (des hauts militaires contestent publiquement le gouvernement, ce n'est pas très british, is'not?). Ce dernier cherche à détourner l'attention en faisant grand cas du rapport Stern, et ce faisant manifeste clairement son asujettissement complet à la logique économiste (on s'intéresse à la planète parce que ça va nous coûter cher de la piller/ polluer).
Autant dire que le Blairisme se révèle comme une version cynique du Thatchérisme...

Merci donc à Philippe de nous argumenter concrètement le refus d'une orientation proposée par 2 des 3 candidats du PS...


Re: Re: Re: Re: A propos du vote utile: le bilan de T.Blair par Ph. Marlière par Komoku le Mardi 31/10/2006 à 23:11

Entendons-nous bien : je partage parfaitement l'analye développée par Philippe M., auteur que j'ai eu par ailleurs le plaisir de lire dans le Monde diplomatique. J'espère, pour ce qui concerne la campagne interne, que nous sommes quelques-uns des lecteurs de ce blog à partager la même aversion pour la politique du New Labour.

Mais la qualité de l'auteur de l'article en question n'ajoute rien à son argumentation.

En revanche, il est très amusant - et plus efficace, je trouve - de constater, à l'inverse, que même des analystes néo-travaillistes ou libéraux font du blairisme une analyse extrêmement sévère, comme par exemple ceux qui ont participé au colloque organisé en 2005 par l'université de Montréal et dont on peut trouver les actes ici :

http://www.cerium.ca/article305.html

Les arguments d'autorité marchent à l'envers !



Re: A propos du par NEGUI Gérard le Mardi 17/10/2006 à 00:50

Cher camarade,

J'ai bien peur que le référendum interne du TCE ne se reproduise pour cette primaire avec des convaincus du social-libéralisme et des "suiveurs" de sondages. Je suis aussi particulièrement déçu des attitudes de certains du NPS mais mon moral est remonté en regardant le premier débat de Lens qui est révélateur des capacités à convaincre de chaque candidat à l'investiture. Là, il n'y a pas photo, un seul homme d'Etat et de gauche: Fabius. Ce n'était pas mon candidat mais son nouveau parcours et son courage politique à l'occasion du TCE me pousse à lui faire confiance. A l'inverse du NPS qui est resté en retrait et de Mme Royale qui déclarait sur France-Inter trouver ce "texte beau", des Hommes courageux m'ont permis de rester avec fierté au PS comme (et pardon car je vais en oublier) Fabius,Emmanuelli,Mélenchon,Filloche,Généreux ( que j'ai pu énormément apprécier à Mont de Marsan),Dolez,Vidalis etc.......Je veux garder espoir, il reste 6 débats pour convaincre....Bon courage à tous pour que le socialisme et la gauche GAGNENT.


Re: A propos du par edsep le Jeudi 02/11/2006 à 23:36


Je me souviens de ce que le traité constitutionnel osait proposer aux français...

Donner à Ségolène Royal, qui a défendu violemment, avec une conviction profonde, ce projet de traité constitutionnel, la première place dans notre parti et en faire notre candidate à la présidentielle, c'est renoncer à la victoire du NON, c'est accepter de dire que nous avons fait erreur, que nous acceptons que l'on puisse revenir sur la décision d'une majorité de socialistes, de gens de gauche, de français.

Je voterai pour L Fabius dans le vote interne, je ne voterai pas pour Ségolène au premier tour, si elle était désignée mais pour une candidature fermement ancrée à gauche (il y en aura hors du PS). Je ne voterai pas au second tour: pas même pour Sarkosy face à Lepen.


Re: Re: A propos du par Roger le Mardi 14/11/2006 à 13:01

Edsep,

Je partage cette position.
Lors du dernier débat, SR, sous couvert de pragmatisme, a laissé clairement entendre ses convictions atlantistes, autant dire américanistes. Et ce qui crevait les yeux dans le TCE, c'était une allégeance totale à un libre échangisme qui profite toujours à la puissance économique dominante qui elle même se permet d'être protectionniste. SR est donc cohérente, mais pas à gauche
Le marché libéral est un marché de dupes, et ceux qui veulent flirter avec le modèle économiste anglo-saxon  (dont le Blairisme est le pire avatar) se font rouler dans la farine.  Mais c'est le "petit peuple" qui en paye le prix fort (paupérisation, précarité, flexibilité, marchandisation de tous les services et de tous les rapports sociaux, etc...).


Re: Re: Re: Mobilisation ! par sage le Mercredi 11/10/2006 à 15:19

Choisir selon sa conviction ou choisir utile ?


Il faut noter que la situation politique n'est plus celle du XX° siècle :
il n'y a plus le danger totalitaire de l'aventurisme stalinien qui permettait à la droite de toujours gagner par le peur des classes moyennes.
Et ce grace à des gens comme Mitterrand ou ses premiers ministres...


Et c'est pourquoi la bonne règle est devenue depuis le nouveau siècle de d'abord rassembler la gauche : ce qui dans les années 70 entraînait la peur de la prise du pouvoir par l'extrême gauche , n'existe plus.
Et aujourd'hui au contraire, ne pas rassembler D'ABORD la gauche entraîne des catastrophes du genre 2002.


Dans cette logique la réponse est:
d'abord choisir selon sa conviction de gauche;
puis à la présidentielle travailler à faire voter utile ...y compris les gens captivés par la droite.


Faire l'inverse revalide les idées de droite (répression,carte scolaire,35 heures...), et la pluralité des candidatures à droite permettra à la droite de récupérer au 2° tour ses brebis égarées, ...grâce au vote utile.


Pour finir,
le vote utile AUJOURD'HUI est de voter selon sa conviction de gauche.
Et le vote utile lors de la présidentielle sera de soutenir le(la) candidat(e) désigné(e).
Il faut distinguer utile pour les Primaires, et utile pour la Présidentielle.


Re: Re: Re: Mobilisation ! C'est Ségolène !!!! par Félix le Dimanche 15/10/2006 à 23:14


POUR MOI, CE SERA : SEGOLENE :):):) J'ai trouvé cette chanson sur http://www.lesgarsdelaroyal.com/index.php/2006/09/19/9-le-segolene-royal-mix-les-paroles

Depuis des mois j’en reviens pas
Je m’demande si je n’rêve pas
Ya une bombe chez les candidats

Imaginez une poupée
La plus belle fille du parti
Et la plus rayonnante aussi

C’est une reine, Ségolène
Elle nous entraîne, Ségolène
C’est une souveraine, Ségolène
Record women, Ségolène

Sé sé sé Ségolène tous les français en ont envie
Sé sé sé Ségolène le populo et les nantis
Sé sé sé Ségolène j’ai bien envie de lui dire oui
Sé sé sé Ségolène elle l’empêche de dormir la nuit
Qui ça ? Sarkozy !

Mais dis-moi, dis-moi, qu’est-ce qu’on fait des autres, alors ?

Besancenot au centre de tri
Coup d’boule coup d’boule pour Jean-Marie
Et qu’est-ce qu’on fait d’Alliot-Marie ?
Corvée d’patates pour le parti
José Bové dans les radis
Et De Villiers au fond du puits
Au chômage Douste-Blazy
Juppé Villepin Jospin aussi
La camisole à Sarkozy
Chikungunya pour Jean-Marie
Marine caissière à Monoprix
Jean-Louis Debré ya rien pour lui
C’est c’est c’est c’est bien fait !

Sé sé sé Ségolène
Tous les français en ont envie
Sé sé sé Ségolène Le populo et les nantis
Sé sé sé Ségolène J’ai bien envie de lui dire oui
Sé sé sé Ségolène Elle l’empêche de dormir la nuit
Qui ça ?
Sarkozy !

Commentaires pendant le ad lib :

Ah oui, mais moi je la connais, hein…
Oh, elle m’a embrassée vraiment, hein…
Ah oui, je lui ai fait manger du poulet…
Ouh, elle est très gentille, hein…
Ah, mais je me suis promené avec elle…
Et on a fait des photos…
Elle a même essayé ma jupe…



Re: Re: Re: Re: Mobilisation ! C'est Ségolène !!!! par Komoku le Vendredi 27/10/2006 à 23:49

Je ne comprends pas bien.
C'est du second degré ?


Réponse à Ni-Chouette par Pierre Ruscassie le Lundi 23/10/2006 à 17:01

Vote pour celui qui propose ce que tu approuves.

Sinon tu risques de faire passer pour celui ou celle qui fera ce que tu ne voulais pas.
En l'état actuel des choses, l'un-e quelconque des candidat-e-s socialistes à la candidature est mieux placé-e que tout autre candidat-e pour battre Sarkozy. Sauf si, en raison d'une campagne trop proche de celle de la droite (notamment de Bayrou), il ou elle se trouve éliminé-e comme L. Jospin le 21 Avril.

Celui qui a les meilleures chances est celui qui est le plus conforme au vote "non" prononcé par 75 % des électeurs de gauche le 29 Mai. Parce que telle est l'espoir de l'écrasante majorité des électeurs de gauche. La gauche peut s'unir autour du "non", autour d'une politique anti-néolibérale, pas autour d'une politique sociale-libérale. On l'a vu le 21 Avril, le 29 Mai et contre le CPE.

Pas d'illusion sur Bayrou : il ne dépassera pas les 8 %, comme d'habitude parce que c'est ce que représente au maximum son électorat et parce que les électeurs de gauche ne voteront pas pour lui. Il n'a aucune chance de l'emporter : il défend une politique libérale. Après avoir voté pour Chirac (pour la seule raison qu'il était opposé à Le Pen), ce n'est pas demain la veille que les électeurs de gauche voteront pour un candidat de droite !

Il y aura un vote de toute la gauche mobilisée pour Laurent Fabius. Alors que, pour Ségolène Royal ou pour DSK, il n'y aurait qu'un vote de barrage contre Sarkozy, s'ils passaient le premier tour.


Bayrou par Didier le Jeudi 02/11/2006 à 11:42

Si Le Pen n'a pas ses signatures, Bayrou sera président.


Re: Re: Re: Mobilisation ! par Jack le Mercredi 25/10/2006 à 03:19

Salut Ni Chouette. Bon j'ai l'impression d'avoir déjà répondu à l'intime conviction...mais où sont les réponses aux commentaires? A la fin?

Si tu veux voter à gauche il faut voter selon tes convictions....Je ressens que la situation est d'autant plus grave que je ressens que la dernière chance du Ps de ne pas être balayé par la gauche antilibérale...c'est Fabius.....Il manque juste la pointure présidentiable à la gauche antilibérale...LES dirigeants du PS ne veulent ou ne peuvent pas voir....ils se cachent derrière un accord avec le MRG. Pourquoi pas mais je le sens pas...j'ai encore vu Sébastien Fol  à France Europe express et  le président du groupe socialiste Monsieur  Ayrault qui soutient Ségo....Et bien je dois dire qu'ils ne me font n'y rêver ni bander...

Le parti ne sera sauver que si nous choisissons Fabius et encore ce n'est pas sur que cela suffise...Car pour la gauche a gauche du PS Fabius ne passe pas pour un grand révolutionnaire...J'ai entendu plusieurs "responsables " au Ps dire en aparté que si Fabius avait fait la campagne du oui il aurait été le candidat naturel du parti....Il semble donc qu'il y ait beaucoup d'anti Fabius personnel. Comprendront ils  à temps que c'est ridicule...je l'espère encore.

Le problème du PS c'est de trouver le candidat qui arrivera au premier tour devant le candidat de la gauche libérale. Or ce candidat peut être n'importe qui de gauche....Chevènement, Bové,......etc. ...etc...Et puis aussi qui sait Lang, Kouchner Tapie....et qui sait Jospin (difficile à croire)....et qui sait  l'un des battus de la primaire socialiste...qui pourrait être plébiscité par la gauche antilibérale ou une fraction importante...

Parce que plus je réfléchis et plus je me pose des questions moins je le comprends ce parti socialiste...plus je vois sa transparence organisée moins je vois au travers...Plus le temps passe et moins je comprends pourquoi des nouveaux militants se sont inscrits pour voter et  je les vois pas aux réunions... y servent a quoi? Et pourquoi  faire voter des gens qu'on enfin que moi je connais pas  en prenant bien soin que ça leur coûte pas trop cher 20€...

Ça veut simplement dire que n'importe qui  qui  avait 20€ peut venir voter pour qui il veut...et puis c'est tout il peut disparaître après....Les membres d'avant 2006 (130000) ont donc eu le désir irrépressible de modifier leurs votes par celui des 70000 nouveaux...bon ok ça fait 1million 400 mille € peut-être mais je dis ça pour faire diversion car ça on peut le comprendre....

J’ai trouvé que le débat de ce soir était moins positif pour le PS que le premier...j'ai à peine supporté les interventions (pour moi inutiles de la journaliste)...

Enfin dans l'attente d'être éventuellement mais objectivement contredit je réitère ma définition du socialisme.

Ne peut être socialiste que celui qui réduira (ou pour le moins aura comme objectif premier de réduire) les inégalités toujours croissantes de revenu et de capital.

J'avais oublié que j'étais sur un blog ami. Je me sens mieux....Bon  bravo Jacques Généreux quand il parle ou écrit je n'ai presque plus  rien à dire...Il reste 3 semaines pour convaincre les militants et uniquement les militants de voter FABIUS

!


par Simonetti le Lundi 09/10/2006 à 22:31

Cessez donc de jeter votre venin sur Madame Royal !

 Respectez votre Camarade !

Arrêtez de dévaloriser sa personne!

Préférez-vous faire élire Sarkosy ?


J'adore par Julien Martin le Mardi 10/10/2006 à 12:16

Alors que tout le monde, sauf la Corée du Nord, s'adapte au monde tel qu'il est, on demande au PS de faire marche arriere et adopter des politiques de gauche qui feront elire Sarkozy sans un deuxieme tour !<br /><br />Et Fabius, c'est fada, ce type qui fut le maitre du monétarisme chez Mitterand, le prince de la privatisation et on va croire qu'il est de gauche ? C'est rigolo...


Re: J'adore par fmds 21 le Mardi 10/10/2006 à 14:01

Bien évidemment lorsque l'on est socialiste on ne peut voter que sur des valeurs socialistes elles doivent être de gauche sinon il faut utiliser un autre terme. Les électeurs en dépit des sondages, qui ne servent que des intérêts mercantiles et manipulateurs, votent sur du concret. C'est pourquoi je partage totalement l'analyse de Jacques Généreux et choisi de voter pour Laurent Fabius qui défend le lieux le projet socialiste sur une orientation de gauche. Alain Piegay    


Re: J'adore par J-Genereux le Mercredi 11/10/2006 à 03:40

Pour un homme ou une femme de gauche, le monde n'est jamais "tel qu'il est", mais seulement tel qu'on le construit. La politique ne consiste pas à "s'adapter au monde tel qu'il est" mais à transformer le monde pour le rendre plus juste et plus vivable pour tous. Les pauvres doivent-ils s'adapter à leur pauvreté ? Les femmes doivent-elles s'adapter à la domination masculine ? 


Adherent à 20 € par Denis le Mardi 10/10/2006 à 13:47

Nouvel adhérent certes, mais pas complètement novice en politique puisque je suis syndiqué depuis une quinzaine d'années, et adhérent d'Attac depuis sa création. Vous aurez deviné que j'ai voté non au référendum sur le TCE. Incidement, la lecture du règlement interne du PS m'a renforcé dans mon sentiment d'être un adhérent légitime, car je suis à la fois syndiqué et milite dans une association, ce qui n'est pas le cas de tous, malgré le règlement.
Au delà de pouvoir voter sur l'investiture, ma motivation principale est bien de rester au PS après l'élection, afin de peser pour que ce parti ne connaisse pas les dérives droitières de ces dernières années, quelque soit le résultat des élections.
Pourtant, j'ai jugé le projet insuffisant, voire contradictoire. J'ai voté blanc. Au vu des résultat, je suis bien isolé.
Lors de ma première réunion de section, j'ai été approché par un comité Désirs d'Avenirs. Séduit un temps par une candidate femme, par des éléments de langage proche des problématiques altermondialistes, j'ai soutenu sa candidature. Sa popularité supposée, son côté anti-appareil m'a convaincu un temps qu'elle était à même de dynamiter les logiques d'appareil. Dans un sens, elle y a réussi, Jospin a renoncé, celui qui disait "mon programme n'est pas socialiste"...
J'ai depuis longuement réfléchi, et je pense que je me suis trompé.
Ce qui faisait "hic", c'est qu'elle est une partisane du oui. A t'elle changé ? À t'elle fait une bonne analyse de la victoire du non ? La réponse, hélas, est non. Son analyse sociologique est fausse, partant sa stratégie est perdante. C'est Dominique Reynié, l'auteur de "Vertige social national " qui l'inspire (cf site Désirs d'Avenir). Or que dit ce monsieur ? Que si le non a gagné, c'est la faute aux "gauchos-lepenistes" !!! J'invite tout le monde à lire "Le populisme du FN, un dangereux contresens " d'Annie Collovald, vous comprendrez l'erreur monumentale de Mme Royal. Elle fait sa déclaration de candidature à Vitrolles, comme si elle s'adressait à l'électorat de Le Pen... mais en fait, elle s'adresse à une gauche bien pensante, méprisante à l'égard des petits, de ceux qui n'ont pas la dignité d'avoir une opinion autorisée. Elle n' a rien compris. Et comme les mêmes causes produiront les mêmes effets, si elle venait d'aventure à être investie, la probabilité que 2002 recommence est très forte. Sa seule chance serait alors d'être opposé à Le Pen au deuxième tour. Ce qui n'est pas impossible, tellement ce Sarkosy est crasse, au point où il risque fort d'être concurrencé par d'autres à droite...
Alors bien sûr, si elle devient la candidate du PS, je souhaiterai qu'elle gagne. Mais pour quoi faire ? Pour interdire les OGM au seul titre du principe de précaution, alors que le problème est un choix de société ? Pour imposer l'adhésion obligatoire à un syndicat, alors que la tradition française est anti-autoritaire, anarcho- socialiste (cf "l'invention de l'Europe" E Tood) ? Pour abandonner la carte scolaire, simplement parce que le journaliste bobo parisien qui réside dans le 18eme souhaite inscrire son fils dans un bon établissement ? Supprimer à la première incartade les allocations familiales ? Alleger encore les charges des entreprises, sous prétexte qu'elles seraient innovantes, alors que ces dispositifs ont prouvé leurs inefficacités dans la lutte contre le chômage ? La faiblesse de son discours "à gauche" ne contre balance pas, hélas, ce côté droitier et autoritaire.
C'est pourquoi je soutiens Laurent Fabius. Même si je ne souscris pas, où plus, à la croyance dans les vertus de la croissance, l'économie n'est pas que la question de la recette du gâteau,c'est aussi la question du partage du gâteau. Et là, il y urgence. Urgence, pour redonner un sens à la politique, urgence pour une minorité, certes, mais une minorité qui ne vote plus, et qui ne donne pas forcément ses voix au FN.
Denis, section Bordeaux Ouest.



Re: Adherent à 20 € par Roger le Mercredi 11/10/2006 à 16:12

Je partage assez précisément votre analyse.
N'étant pas adhérent je ne peux pas peser directement sur le choix du candidat du PS.
Ce que je sais c'est qu'au 1er comme au 2ème tour, je ne voterai plus jamais "utile" (je me suis laissé aller à cela 1 fois en 2002, en votant Chirac! J'en ai honte...!)
Je ne voterai que pour un candidat du PS dont les actes et les discours récents sont trés sensiblement à gauche, donc L.Fabius ( Non au TCE, discours de candidature). Si ce dernier reste loin du compte à mes yeux, il n'y a pas photo par rapport aux 2 autres..
Si le PS désigne quelqu'un d'autre je voterai plus à gauche au 1er tour et je voterai blanc au 2ème tour.
Qu'on se le dise...


Re: Re: Adherent à 20 € par Jeannet le Jeudi 19/10/2006 à 09:36

Je n'appartiens à aucun parti. Fabius n'a jamais été mon candidat préféré parce que le PS n'est plus à gauche, mais s'est fondu dans le libéralisme et de ce fait usurpe son nom!

J'aimerais que le candidat qui aurait ma préférence s'exprime sur la révolution nécessaire, c'est-à-dire l'abolition d'une 5ème république bonapartiste ou pétainiste: un premier ministre, un ministre des Finances, non élus - comme l'usurpateur de Vichy appelé par les voeux de la droite - se permettent de vendre aux plus offrant, les propriétés de la Nation conquises par les Résistants et mentionnées dans le programme du Conseil National de la Résistance (CNR). Les combattants de la Résistance ont lutté contre l'envahisseur allemand, mais aujourd'hui ils voient la France phagocitée et les Français bientôt minoritaires sur leur sol, sans doute soumis aux lois des islamistes!

Fabius aura ma préférence essentiellement pour son opposition au projet de constitution européenne, premier pas vers le recouvrement d'une indépendance nationale vis-à-vis du capitalisme sauvage pour lequel les citoyens ne sont que des serfs. Je n'ai pas encore entendu les tenants du MEDEF condamner les patrons voyous.

Salariers, il reste encore des Bastilles à renverser!!


Re: Adherent à 20 € par Michèle le Dimanche 12/11/2006 à 16:22

Me voilà rassurée, enfin un nouvel adhérent à 20 € au PS qui n'a pas pris sa carte seulement pour donner sa voix à Ségolène Royal, contrairement à nombre de nouveaux adhérents. Investir 20 € pour un candidat qui représentera le peuple de gauche, défendra ses valeurs et ses aspirations en redonnant une signification à une réelle politique sociale et anti-libérale, me paraît un geste plus responsable. Ce candidat n'est ni Ségolène Royal, ni D. Strauss-Kahn. Choisir Laurent Fabius, c'est agir selon des convictions fortement ancrées à gauche. Il sera temps plus tard, de voter pour celui ou celle qui aura été choisi(e) pour battre la droite, mais qui risque de se réduire à un choix du moindre mal.


Convaincre par Moulian le Mardi 10/10/2006 à 19:35

<p>L'analyse de Jacques Généreux est limpide. Etant militant dans les Landes, proche d'Alain Vidalies, je suis très amer que la fédération des Landes ne soit pas sortie de l'ambigüité. Je sais (pour en avoir parlé naguèreavec lui) qu' Henri Emmanuelli tient Jacques Généreux en haute estime. Il serait important qu'en dépit de son choix... de ne pas choisir (position intenable à mes yeux), c'est-à-dire de ne pas appeler à voter pour Laurent Fabius, HE dise pour qui, LUI, il votera. "Quitter la cuisine" comme il l'a dit n'a aucune cohérence. Jacques Généreux pourrait-il le convaincre? Car si HE disait "je vote pour laurent Fabius", cela aura it un vrai poids dans la campagne interne... et pas seulement dans les Landes.  Et s'il y a eu "contrat"avec Hollande (voir  "La madone et le culbuto"),il semble que ce contrat ait été rompu, car il est maintenant clair que le premier secrétaire soutient Ségolène Royal. Il faut aussi dénoncer les "conversions" au ségolisme (ce qui est ce que l'on veut, sauf une doctrine) de ceux qui ne défendent plus leurs idées, mais visent un très hypothétique portefeuille ministériel.</p><p>Jean-François Moulian, militant socialiste (Union cantonale de Saint-Pierre-du-Mont), journaliste indépendant.</p>


Re: Convaincre par Ducau François le Mardi 10/10/2006 à 22:47

Bonsoir Monsieur Moulian,

Je suis moi même des Landes et nous avons discuté de la position d'Henri Emmanuelli, et je suis d'avis avec ce qui a été dit en section, pourquoi attendre un mot d'ordre ou une consigne de vote , La liberté de décider ou de s'intéresser aux idées des candidats doit-elle faire peur aux militants ?

Je suis jeune militant et jeune adhérent et ce qui m'intéresse c'est le débat d'idée et non pas les personnes même si j'arrive à la conclusion que M  Généreux.

Je pense que pendant le débat interne les adhérents vont pouvoir se positionner; que ceux qui ont dit non au TCE ne peuvent pas dire oui à Mme Ségolène Royal et encore moins M. Dominique Strauss-Kahn, ce n'est que mon humble avis.

Je terminerai mon propos e disant qu'à mes yeux l'important n'est pas le positionnement de nos leaders, c'est le projet rien que le projet que l'on veut proposer aux français.

Amicalement

françois


Re: Re: Convaincre par Moulian le Mercredi 11/10/2006 à 09:32

<p>François, cher camarade</p><p>   Je suis d'accord avec toi sur le projet. Et si dans le passé je n'ai pas été en phase avec Laurent Fabius, je constate qu'il porte aujourd'hui des idées qui correspondent à mes propres convictions. Bien sûr que je n'attends pas PERSONNELLEMENT la position d'HE pour faire mon choix. Parce que, en conscience, il  est  fait. Parce qu'être minotaire ne me fait pas peur dès lors que je défends et partage des idées et un programme. Je suis opposé à l'argument du vote "utile". Gagner oui... mais pourquoi et sur quelles bases? La question est là et c'est la seule à être véritablement politique. Mais mon appel est tactique: comme je veux que les idées portées par Laurent Fabius l'emportent, je souhaite que ceux qui me paraissent partager les mêmes convictions, qui ont défendu le non au projet constitutionnel, qui refusent l'orientation social-libérale, qui veulent un RASSEMBLEMENT des forces de gauche,  se positionnent clairement. HE fut l'artisan de la synthèse, sa voix a du poids au sein du PS. Elle est autorisée et respectée. Je souhaite donc que les militants landais, ceux qui constituent l'assise d'HE dans les Landes (et son électorat) lui demandent clairement de se déterminer. Or, j'ai l'impression que bien de ces militants sont aujourd'hui tétanisés, qu'ils n'osent pas... Je serai par exemple intéressé de savoir ce qu'en pense PERSONNELLEMENT notre secrétaire fédéral. Poser ces questions, utiliser le moyen d'expression du blog (en espérant qu'il sera lu) , le seul qui soit à ma disposition, moi qui ne suis qu'un "petit" militant de base, c'est ma façon à moi de militer. Ce que cherche ? Simplement à convaincre mes camarades avec les faibles moyens qui sont à ma disposition. </p><p>Bien à toi, cher camarde. JF Moulian</p><p />


Convaincre et ne pas mourir par Daniel Delor le Jeudi 26/10/2006 à 01:02

Evidemment que remâcher des convictions minoritaires est relativement exténuant.

Mais, lire des opinions convergentes,  s'en convaincre et additionner nos minorités, est ce que quelque part le résultat de l'addition n'est pas totalement différent de l'affichage de sondages proposé par des instituts commerciaux et relayés par du "journalisme" conjoncturellement auto-convaincu d'avance.

Les commentateurs patentés et suffisants ressemblent aujourd'hui aux médecins de Molière, un long bec emmanché d'un long cou qui leur permet de voir aussi loin que le bout de leur nez, soit à 40 centimètres.

Bref, je partage énormément l'analyse de Jacques Généreux, j'attends avec ferveur une expression de Henri Emmanuelli et bien que n'ayant pas eu quelque temps Laurent Fabius proche de ma tasse de thé, je soutiens ardemment aujourd'hui ce que j'estime être la dernière chance de la gauche.

Oui je suis un adhérent récent à 20 euros, mais j'ai été un militant actif , pendant 40 ans, de beaucoup de combats de gauche sociétaux sans jamais avoir réussi à me positionner dans le paysage des partis politiques.

Maintenant, ça suffit, j'ai clairement adhéré pour participer à un réiquilibrage du PS vers des positions de justice sociale, non pas médiatiquement affichées mais concrètement positionnées dans un projet et des convictions acceptables par un électorat de gauche élargi.


Re: Convaincre par Jack le Mercredi 25/10/2006 à 03:43

Oui  je partage totalement l'idée que la position de Emmanuelli est de la plus haute importance...Mais j'ai confiance tout d'un coup....et je pense qu'il va nous surprendre agréablement et ce ne sera pas une surprise.....Je peux d'ailleurs comprendre que l'on puisse envisager que Ségolène est bien de gauche....Le problème c'est que moi qui veut comprendre quand elle parle...beaucoup trop il m'arrive de ne pas comprendre...et surtout que l'on est dans le détail enfin je ne comprends pas.

Henri Emmanuelli tu ne peux pas ne pas choisir Fabius....ou bordel de merde sois plus convaincant que de dire selon LeMonde" me voyez vous sous lieutenant de Bartolomé.»...Au fait  peut on croire que Jospin ne va rien dire....


Questions lancinantes! par Jacques le Mercredi 11/10/2006 à 15:39

Pour quelles raisons L FABIUS qui a mené une politique pro européenne lorqu'il était premier ministre est-il devenu le champion du non au TCE en opposition du vote interne du PS favorable au oui ? Le résultat du référendum peut-il rétrospectivement légitimer une position anti démocratique contraire au choix majoritaire du parti ?

N'y a t-il pas là une faute indélébile ? voire un péché orignel.

Jacques

NB Je suis un nouvel adhérent un peu naif mais pas forcément un inconditinnel de Ségolène


Re: Questions lancinantes! par Ducau François le Mercredi 11/10/2006 à 20:11

Bonsoir Jacques,

Les adhérents du parti socialiste s'étaient en effet d'abord prononcés pour le TCE, sans un réel débat, en écoutant les figures du parti. Après le débat pour le référendum concernant la ratification du TCE une large majorité des adhérents PS ont en fait voté contre. Pour gagner les élections présidentielles les adhérents PS ne suffirons pas, loin s'en faut, il faut donc convaincre les sympathisants de gauche qui ont voté non au TCE et bien faire une campagne sur les valeurs de la gauche. Il suffit de relire les débats concernant le TCE pour comprendre les réelles attentes du peuple de gauche

Amicalement

François


Le renard et le herisson par Denis le Mercredi 11/10/2006 à 22:44

Votre remarque pose une question qui revient souvent en politique. C'est la question de la constance dans les opinions (et les actes). Ceux qui changent trop fréquemment sont qualifiés de "girouettes ". D'un autre côté, la sagesse populaire sait aussi dire qu'il n'y a que les i... qui ne changent pas d'avis. Plus sérieusement des travaux en psychologie managériale (si si ça existe...) ont montré que les décideurs préféraient généralement les experts... qui se trompent... Comment est-ce possible ? Pour faire simple, ces travaux ont montré l'existence de deux catégories d'experts. Les hérissons constants dans leurs opinions, retranchés derrière leurs épines-certitudes, et les renards, qui intègrent de nouveaux éléments à mesure qu'ils sont connus, et dont les opinions peuvent varier. Eh bien, ceux-là se trompent moins souvent que les autres... Disons que Laurent est un renard.
D'autre part, je crois très fermement que l'on ne doit jamais céder à l'argument d'autorité. Osez vous tromper par vous même, vous finirez par avoir raison.
Cela me fait penser à d'autres moyens qui sont utilisés pour "manipuler " l'opinion, sans en avoir l'air.
Comme tous les nouveaux adhérents, j'ai été invité au siège de la fédération, pour une prise de contact. Bien sûr, on ne nous pas donné de consigne de vote. Mais on nous a dit que la France entière nous regarderait, et qu'il était de la plus haute importance que la (le) candidat(e) investi(e) le soit par une majorité la plus large possible... Sachant que dans l'assemblée on s'était déjà exprimé en faveur de Mme Royal, sachant que les deux militants qui nous recevaient était l'un président du comité Désirs d'Avenir, l'autre du NPS qui s'est rangé récemment derrière la même personne, bien que nous soyons dans une fédération fabiusienne, sachant donc tout cela, que croyez-vous ce que chacun en a retenu... Qu'il devait réfléchir, s'informer, peser soigneusement le pour le contre, ou observer l'opinion majoritaire afin de l'imiter ? Voilà pourquoi il est extrêmement important de penser par soi même.
Amitiées socialistes


Re: Qui a peur du débat? par malou le Jeudi 12/10/2006 à 23:49

"Ségolène Royal prévient qu'elle pourrait ne pas participer à tous les débats internes au PS".

Personnellement , bien que suivant activement la politique depuis longtemps, je ne me souviens pas l'avoir entendu en dehors de clips petites phrases de quelques secondes...La gauche qui a toujours animé en France le débat démocratique peut-elle confier son destin à quelqu'un qui refuserait le débat responsable même en interne?   Le débat traditionnel qui précède le deuxième tour des présidentielles a pu retourner jusqu'à 5% des électeurs (1981, 88). Je crois donc que ce serait une lourde faute de refuser ces débats.

C'est aussi une forme de mépris pour les socialistes. Déjà la majo des media,  dont on sait qui les contrôle,  nous entretiennent surtout de la couleur des habits, de l'âge des enfants et annoncent des scores himalayens pour un(e) candidat(e) en interne...De plus beaucoup de directions de sections raréfient aussi les débats et bien des nouveaux adhérents n'auront participé à aucun débat politique interne.

Comment faire pour rassembler à gauche sur une ligne de gauche et gagner durablement face à la droite?   Les socialistes et plus largement les électeurs de gauche ont le droit de savoir ce que pense leur futur candidat.

Amitiés socialistes


La posture de la victime par Denis le Vendredi 13/10/2006 à 01:43

Dans le tourbillon des médias qui s'observent et qui s'imitent, des petites vagues naissent parfois, presque par hasard, ou par désir journalistique du raccourci personnalisé. Lors des dernières régionales qui ont vu la victoire socialiste, Mme Royal a incarné dans la presse cette victoire. Pourquoi elle et pas un (e) autre ? Femme, plutôt agréable à regarder, elle bat Raffarin, il n'en faut pas plus pour susciter l'engouement de la presse. À partir de là, son nom apparait dans les sondages. Et le tourbillon au départ minuscule enfle, s'auto-entretient... Une sorte de phénomène météorologique, le battement d'aile du papillon qui...
À quel moment ceux qu'un livre nommera la Madone et le Culbuto prennent la décision de la candidature de celle qui n'est plus Mme Royal, mais Ségolène ? Cette histoire reste à écrire. En tout cas, ils font parti d'une fraction (une majorité, hélas) du PS qui refuse de se remettre en cause après les échecs successifs de la présidentielle et du référendum sur le TCE, d'autant que les régionales et les européennes semblent les remettre en selle.
Donc, le premier étage de la fusée est en place, les sondages la jouent gagnante.
Le deuxième étage, c'est de faire croire qu’elle représente le militant de base contre l'appareil du parti, les éléphants. Et ça marche. Le site Désir D'Avenir est de ce point de vue un magnifique trompe-l'oeil. Bloqué depuis plusieurs mois au chapitre 2, il laisse accroire que l'accumulation des points de vue contradictoire peut créer la figure du citoyen expert. Ou comment recycler le concept maoïste de la spontanéité des masses .
Dans le même ordre d'idée, la mise en scène des meetings est renouvelée, fini la tribune, le truc du rockeur qui plonge dans la masse est revisité, le frontal fait place au cercle, suggérant proximité, écoute, disponibilité...
Sur le fond, un mix vaguement new age mêlant altermondialisme et discours autoritaire. Mais c'est là que les choses peuvent se gâter pour elle. Ce troisième étage est branlant. Elle ne connait pas, ou mal, ses dossiers. Un recours est cependant possible. La posture de la victime.
Déjà, à un journaliste qui lui demandait sa vision de la politique internationale, elle avait dit "Poseriez-vous cette question si j'étais un homme ?" Nous reverrons ce schéma à chaque fois qu'elle sera en difficulté.
Je pense, je souhaite, que le tsunami va maintenant accoucher d'une vaguelette. Le vrai débat au sein du PS doit avoir lieu entre DSK et Laurent Fabius, de manière visible et lisible.
Pour en finir ( peut-être) avec ce que j'espère être un épiphénomène, il n'est que de lire ce qu'en pensent les Sarkosistes sur internet ( le blogueur Koz). Il fait une analyse percutante de ses déclarations sur l'Europe. Pour lui, elle pense en moins bien ce que dit Sarkozy. Selon lui, elle abuse des appels à débattre. Il se marre quand elle déclare sur la question de l'adhésion de la Turquie que son opinion sera celle des Français. Il se réjouit d'avance d'un débat contradictoire avec le chef de l'UMP.
Qu'elle refuse le débat si elle le souhaite, bon débarras. Et les chasseurs de maroquin ne sont pas à une volteface de plus ou de moins.
Amitiées socialistes.


Re: Questions lancinantes! par J-Genereux le Vendredi 20/10/2006 à 23:21

Cher camarade, tu fais bien de souligner que Fabius a toujours tenu une ligne pro-européenne... comme tous les socialistes qui ont fait campagne contre le TCE. Le "non" socialiste à ce traité était précisément un non à un traité anti-européen qui détruisait le projet européen d'une union des nations pour intensifier leur coopération, leur solidarité et non pas pour se faire une guerre économique sans merci.
La démocratie c'est le pouvoir exercé par la majorité... mais aussi la liberté d'expression pour les minorités. En admettant que la majorité du PS a voté pour le oui, la démocratie a été respectée : le parti a fait campagne pour le oui avec tous les moyens matériels du parti. Il n'y a eu qu'une seule camapagne du parti, celle de la majorité. Les sociaslistes qui ont décidé de faire campagne à titre personnel pour le "non", n'ont fait qu'user de leur droit inaliénable à la libre expression.
Par ailleurs, tout le monde sait que la majorité interne pour le "oui" a été en partie au moins, obtenue grâce à la triche organisée dans quelques grandes fédérations dont les dirigeants étaient capables de donner le résultat avant le vote ! 
Enfin, la campagne du PS pour le "oui" fut mensongère et scandaleuse pour la démocratie. Pourquoi ? Je t'explique. Dans la campagne pour le référendum interne au PS les partisans du "oui" n'ont jamais dit que le TCE était le traité idéal conforme à notre projet d'Europe sociale. Leur argument était que, certes ce traité ne permettait pas la réalisation de cette EUrope sociale, mais qu'il fallait dire "oui" pour engranger déjà les avancées institutionnelles et ne pas nous isoler des partis sociaux-démocrates des autres pays... On pourrait ensuite reprendre le combat pour demander une renégociation sur les questions fiscales et sociales, disaient-ils ? Le "oui" n'était donc pas une adhésion pleine au TCE, mais une stratégie de combat contre l'Europe libérale. Les partisans du "non" pensaient quant à eux que le seul moyen de mener ce combat et d'obtenir uen renégociation, c'était de dire "non".  La majorité qui a dit oui en interne (si tant est qu'elle soit réelle, ce qui est très incertain) a donc dit oui à une stratégie pour obtenir un autre traité. Le mandat donné par les militants qui ont voté oui en interne était donc un mandat pour expliquer aux Français pourquoi il fallait adopter ce traité en dépit de ces lacunes sérieuses, et non pas un mandat pour dire aux rançais que ce traité était conforme au projet socialiste.
Or, deux mois plus tard, la campagne du PS pour le référendum national était entièrement axée sur l'idée que le TCE était le traité qui permettait la marche vers l'Europe sociale ! Voilà le vrai "péché" contre la démocratie, camarade.   Heureusement que, pour l'honneur du socialisme, il y a quelques responsables politiques de ce parti qui se sont dressés pour dire la vérité.


Re: Questions lancinantes! par Ni-Chouette le Jeudi 26/10/2006 à 00:18

Fabius a eu le courage,en 2005, d'aller, en effet, à l'encontre des décisions du parti dont il était pourtant l'un des piliers. Il fallait le faire ! Rien, au moment où il a pris position,  ne pouvait lui laisser prévoir que la plus grande partie du pays serait du même avis  que lui. Il pouvait se planter. Et si le NON l'a emporté ce n'est pas forcément "grace à " ou "à cause de" Fabius. Le parti socialiste semble penser que le citoyen de base est, la plupart du temps, un ignare, un demeuré, à qui il faut dicter sa conduite ... C'est un peu gênant. Même inscrite à un parti, même profondément imprégnée de convictions socialistes, rien ni personne n'aurait pu me faire accepter ce texte, longuement disséqué, étudié, analysé.  Alors que la plupart des militants s'étaient, dans un premier temps, prononcé pour le oui sur la foi d'un document largement édulcoré et de l'analyse qu'on leur en avait présentée. En lisant les mots : "faute indélébile, péché originel" j'ai le cheveu qui se dresse : voilà un langage singulièrement totalitaire, camarade !


Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par myriam saduis le Vendredi 13/10/2006 à 10:04

Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux

Avant tout, en tant que nouvelle adhérente, je tiens à vous remercier de cette adresse, qui en appelle à l’intelligence et à l’engagement ; je vous cite « Convaincu que l’immense majorité d’entre vous nous a rejoint pour juger en conscience de ce qui peut aujourd’hui sauver le pays du projet antisocial et antirépublicain de Nicolas Sarkozy, je vous propose ici de considérer en toute rigueur le choix dont vous devrez assumer la responsabilité. »

Ceci change des salves habituelles qui traitent de « supporters » ces nouveaux militants portraiturés en  peoplemaniaques dont le Livre rouge se dénommerait Gala... (peut-on décemment laisser le droit de vote à de tels gueux !? d’où les nécessités  de présentations, de signalement, de réunions : obligations rétroactives...  visant à empêcher de nuire... ? à qui ?

Ceci prêterait à rire si il ne fallait, de surcroît, endurer d’être accusés de porter au coeur même de la gauche la « décadence de la pensée politique" que traduit cette vague d'adhésions qui "submerge l'ancien parti". "Ces nouveaux adhérents vont voter sur quoi ? Sur quelle culture, quelle référence commune ? Quand il n'y a plus de mémoire et plus de passé, c'est le début de la tyrannie !" phrases aimables !  et au demeurant stupides, qui traduisent réellement une décadence du Politique, que nous sert à longueur d’entretiens,  Mr Mélenchon - soutien de Laurent Fabius  - Il n’est, hélas, pas le seul.

Une petite mise au point introductive, que vous me pardonnerez, tant il est pénible d’accomplir un acte citoyen et d’en être insultés.... A contrario, vous proposez  l’analyse que ces adhésions représenteraient quelque chose de bien plus sérieux que de se contenter de  désigner la candidate qui est en tête des sondages. Je le pense aussi.

Il y aura dans le choix du candidat(e) un axiome essentiel , qui comptera autant que la « popularité » bien  plus même : la crédibilité. Un terme que vous faites revenir à plusieurs reprises. De ce point de vue -là, la candidature que vous défendez n’en a aucune. La conversion à gauche toute de Laurent Fabius, du côté des sans grades, des petits...  est sans crédibilité.

On pourrait passer outre la politique du Premier Ministre de Mitterrand, bombardé en pleine crise pour activer une politique de rigueur en 1983 ; qui provoquera l’ire des communistes, d’ailleurs, ceux-là même que vous supposez aujourd’hui prêt à s’associer à sa bannière de gauche ; On  pourrait supposer au  jeune homme brillant, au plus jeune Premier Ministre de France - héritier spirituel du grand homme - un mauvais rendez-vous avec l’Histoire... sa conversion pourrait apparaître alors comme le fruit  juste de l’erreur assummée.

Mais il y a le Ministre de l’Economie sous Jospin - dix ans plus tard -  qui, vous le dites vous même, fait des choix  qui sont quand même à mille lieux des petits,  ces laissés pour solde de tout compte du Grand Marché, dont il se dit aujourd’hui le frère... Après cela, Le Non à la constitution de Laurent Fabius apparait surtout comme une stratègie d’appareil, destiné à redorer un blason terni.  Il aurait compris la leçon,  dites-vous.... tant mieux, mais c’est  sept ans  trop tard.

Son positionnement depuis plusieurs mois vis à vis de sa « rivale » Ségolène Royal est affligeant, parmi ses adresses nombreuses (et fielleuses) son « qui va garder les enfants ? » ( les femmes apprécient vivement - et s'en souviendront !)n’augure vraiment d’aucun bouleversement de conscience du côté des dominé(e)s... !

Vous "attendez l’exposé des bonnes raisons  que nous aurions à investir Ségolène Royal" de la charge (et l’espoir ) de  faire gagner la gauche en 2007 ( hors sa position dans les sondages - argument de peu de fiabilité, il est vrai, à 7 mois des présidentielles )

2002 ( où bien que non membre du PS, j’ai voté Jospin... sans désir, à défaut de ...)

a révélé, violemment, que le champ des repères habituels avait déjà implosé... (aucun sondage ne l’avait prédit parce qu’on n’interroge que le visible et le prévisible). C'est apparu là.

Il ne s’agit plus, depuis 2002, de centre droit, de gauche, droite, sous les formes anciennes, d’avant 89... mais d’un nouvel état des lieux, encore mouvant, dont nous avons à faire la cartographie. Ensemble.

80 000 personnes qui s’inscrivent dans un Parti démontrent que ce nouvel état des lieux n’est pas que du côté du déclin et de la décadence... comme on aime à le faire croire.

Les mesures de Sarkozy ne créent pas  le désordre, elles l’aggravent, sa pseudo autorité est paranoïaque, persécutive... l’homme qui a supprimé les postes d’agents de proximité dans les banlieues et qui tire à boulets rouges sur la justice prouve qu’il n’a rien compris sur la restauration urgente d’un minimum de lien social, c’est un ignorant. Banal.

 

Ségolène Royal a raison de batailler contre lui, non sur le champ de l’insécurité, ça c’est le mot des médias, mais sur celui de l’angoisse, qu’éprouvent tous ceux qui se tiennent dans un monde sur lequel ils croient n’avoir plus aucune prise, et le disent aussi en votant, quand ils votent...

Ségolène Royal semble l’avoir saisi, plus que les autres, elle ouvre au coeur de la politique une dimension symbolique, cette dimension qui peut porter les propositions concrètes sous une autre forme qu’un catalogue.

Le discours de Vitrolles contient plus que des mesures à prendre, c’est le discours de quelqu’un qui cherche, pas de quelqu’un qui sait et qui néanmoins s’efforce de nommer, d’dentifier ce qui se joue...; c’est en soi un valeureux positionnement, qui ouvre une voie nouvelle.

Je pense que c’est ce qui explique sa crédibilité.d’aujourd’hui  et rendra la gauche un peu plus consistante, un peu plus lisible...

Myriam Saduis - section Bruxelles

 texte adressé sur le forum ffe


Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par malou le Vendredi 13/10/2006 à 15:41

Pourquoi le fait de demander et d'obtenir sur ce point l'application des statuts démocratiques d'un parti démocratique serait-il condamnable ou risible?

Les media du oui à la constitution ultralibérale ont déformé les propos de  Jean Luc Melenchon. On peut discuter sur son blog qui est ouvert comme celui-ci. Par contre le site de Ségolène est censuré.

Certes Ségolène n'a pas eu d'expérience gouvernementale de premier plan et pour l'instant les media dominants, qui sont lucides sur les intérêts de la droite, la soutiennent comme avant elle Rocard de 78 à 80. Pourquoi? Elle développe un discours politique qui la place souvent loin à droite de l'axe du projet socialiste et de l'Union de la gauche. Elle a soutenu l'aile la plus social-libérale du PS, le club de J. Delors , ancien du gouvernement Chaban, qui a préconisé dans les années 80 des taux d'intérêt réels assassins refusant une dévaluation initiale, comme l'avaient réalisé à l'époque les sociaux démocrates suédois, cette politique Delors débouchant sur 3 millions de chômeurs. Elle l'a soutenu également et inconditionnellement pour le oui au TCE, utilisant des noms d'oiseaux pour la majorité de  l'électorat de gauche  avec une argumentation sans cohérence.

 Les enfants de Ségolène ayant dépassé depuis très longtemps l'âge de la garderie, le sens de la (mauvaise) plaisanterie déjà ancienne n'est pas celui que tu dis et Ségolène le sait bien . Il s'agissait de faire remarquer en privé à un de ses amis que Ségolène et François Hollande constituent une petite famille au sein de la grande famille socialiste. Lionel l'a depuis vérifié...Evitons le degré zéro de la politique en opposant les femmes aux hommes, les jeunes aux vieux etc...Il s'agit bien d'un débat entre lignes politiques


Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par jacques le Vendredi 13/10/2006 à 16:26

simple citoyen, je seras curieux de connaitre les propositions concrètes de madame Royal sur : les privatisations, la santé, les retraites, les salaires, la fiscalité, l'environnement... Curieux de nature, je suis un lecteur réguliers de : Le Monde, charlie Hebdo, le Canard enchainé, Marianne, Le monde Diplo, Courrier International ainsi que des quotidiens régiionaux (j'ai la chance d'avoir accés à la presse gratuitement). je visite aussi différents sites dont "désirs d'avenir". Franchement, les réflexions de madame Royal me laissent pantois. Rien de concret si ce ne sont des formules toutes faites en renvoyant au débat citoyen. Elle navigue au grés des sondages d'opinion et flatte les réactions épidermiques. Je suis écoeuré. Avant le référendum sur la constitution, j'ai assisté dans ma région à un vaste mouvement de gens qui voulait s'investir en essayant tout simplement de comprendre le fonctionnement de l'europe. Ils ont été ridiculisé, salis par les médias. Leurs torts été d'essayer de connaitre la société dans laquelle il vivait. Et ainsi de voter en toute connaissance de cause, et non sur la base de slogans démagos distillés par certains spécialistes de la décision. Madame Royal est pour le débat, à une condition, c'est que les conclusions du débat correspondent à sa vision politique. C'est une femme qui a choisi la gauche par pure stratégie de carrière. Quand je constate qu'il y a de grandes "chances" qu'elle soit le candidate  de gauche aux prochaines élections,  ça me rend furieux. Des millions de personnes galèrent dans ce pays. Je vis à Douai dans le Nord. Toutes les usines ferment, les unes aprés les autres. Delphi (450 licenciements) STORA (6OO), Imprimerie nationale (250), Métaleurop (800)...Seulement sur Métaleurop, aprés 3 ans le bilan est de 300 personnes toujours au chomage et 14 personnes se sont suicidées. Je vis avec cela en tête. J'ai 3 enfants tous alternent intérim et C.D.D. Avec tout cela en tête le spectacle que donne certains à gauche me donne la nausée. J'ai 52 ans et j'ai décidé d'arrêter d'être con. Si au deuxième tour, j'ai le choix entre Me Royal et Sarko, j'irais à la pêche. Je me suis fait bagué une fois avec l'escroc de l'élysée, pas deux fois. Salutations. Le savoir est la seule chose qui s'accroit en se partageant. (et ça coûte pas un rond)


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par Roger le Vendredi 13/10/2006 à 16:35

Même position pour moi.
Je voterai blanc, si Ségolène devient la reine du PS!


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par myriam saduis le Dimanche 22/10/2006 à 01:24

Bonjour, moi aussi, je me pense d'abord comme " simple citoyenne",

"je serais curieux de connaitre les propositions concrètes de madame Royal sur : les privatisations, la santé, les retraites, les salaires, la fiscalité, l'environnement... " les débats donnent déjà des réponses, non ?

Curieux de nature, je suis un lecteur réguliers de : Le Monde, charlie Hebdo, le Canard enchainé, Marianne, Le monde Diplo, Courrier International ainsi que des quotidiens régiionaux (j'ai la chance d'avoir accés à la presse gratuitement). je visite aussi différents sites dont "désirs d'avenir". Moi aussi !! et c'est plutôt fabius qui me laissent pantoise, sarkozy, qui m'inquiète et grandement, une re-candidature de chirac qui ne serait pas à exclure, bayrou qui creuse son sillon... et le pen qui ne dit mot pour l'instant mais saura flatter au plus bas...  comme en 2002 !!!

Elle navigue au grés des sondages d'opinion et flatte les réactions épidermiques. ( ça c'est le discours d'une certaine presse, qui n'aime rien tant que monter des idoles à démolir... je vous recommande à ce sujet, si ce n'est fait, la lecture des " nouveaux chiens de garde" d'halimi - journaliste au monde diplo  ( edit. raisons d'agir)  " cela nettoie le regard des pressophages que nous sommes vous et moi!

.Vous écrivez : C'est une femme qui a choisi la gauche par pure stratégie de carrière.

vous écrivez cette phrase, extraite de la vidéo de Bourdieu, comme si elle était un fait avéré, le produit d'une connaissance... Bourdieu aurait, en vous lisant, la preuve de la pertinence de ses analyses, en fait c'est une phrase qui est répétée, dite sur le mode d'une vérité vraie, alors qu'elle est juste l'indice d'un goût, dont la racine n'est pas/plus consciente...

extrait d'un interview de Bourdieu :

- Très souvent, je dis : " là vous m'interrogez en tanrt que sociologue et je ne peux répondre qu'en tant qu'individu, parce que je n'ai pas travaillé, je n'ai pas élaboré. Très souvent le problème  se pose quand on intervient sur le plan politique, c'est une très grande difficulté; si je me dépouille de l'autorité qui peut êttre attachée au fait que j'ai écrit des livres, que je suis au Collège de France, je perds toute efficacité

- Votre nom seul suffit... 

- pour donner de la force à des idées qui souvent sont intrinsèquement très faibles (...) je suis obligé de me servir des forces sociales qu'au fond de moi-même je peux critiquer, dont je peux ricaner dans mon intimité...

Extrait de " Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner" -  édit. de l'aube. (Tout es formidable dans ce livre, comme l'est l'oeuvre de Bourdieu)

Si Bourdieu était vivant, peut-être aurait -il eu envie de "penser" ce qui a lieu aujourd'hui sous une autre forme que la conversation de bistrot auquel la Toile nous a convié. et qui a eu un type de  répercussions qu'il a disséqué et analysé. franchement si on reste dans la conversation de bistrot, question  habitus de gauche... Laurent Fabius se pose là!!!!

Le savoir est la seule chose qui s'accroit en se partageant. (et ça coûte pas un rond)

Ah oui!!! voilà bien quelque chose auquel je crois et je tiens, tout comme vous....!!!

Très amicalement (et que toute cette bataille change un tout petit le monde, hein!! )

Myriam Saduis - section de  Bruxelles ( non, non !!!  je ne travaille pas à la commission européenne malgré mon lieu d'habitation!!


Re: Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par jacques le Mardi 24/10/2006 à 11:34

Chapeau, quelle culture subliminale! J'en reste baba. J'ai encore la faiblesse de croire que de s'exprimer sur un blog permet d'échanger en toute simplicité.

J'ai constaté depuis des années que toutes les initiatives pour intéresser le simple citoyen à la politique rencontrent toujours les mêmes obstacles.

Simplifier ce qui est compliqué dérangent de nombreux professionnels de la pensée politique.

Sinon comment interpréter le zèle que déploient ces derniers à chaque tentative de dialogue sur tel ou tel sujet ?

Si j'estime que "S.R a choisi la gauche par pure stratégie de carrière", c'est que Bourdieu l'a dit. Ah, bon! C'est bizarre, en 1982, je pensais la même chose de Fabius lorsqu'il était Ministre des Finances. Et je n'avais pas vu la vidéo de Bourdieu (étonnant, non ?).

A chaque élection, les "idiots utiles" se flatte l' égo et dénoncent le taux d'abstention.

Paradoxalement, à chaque fois qu'un élu ou un intellectuel (les deux parfois) s'intéresse aux préoccupations des gens, il se fait incendier et traiter de populiste.

La critique serait acceptable que si elle fait référence à tel ou tel observateur patenté.

"Tas pas lu " Les propagandes silencieuses" d'Ignacio Ramonet (édit. Galilée). T'as tort, hector, j'vais t'expliquer.

Expliquer, ça évite de chercher à comprendre.

Etre de gauche, c'est accepter le débat avec humilité, sans discours grandiloquent, sans suffisance et être à l'écoute.

C'est aussi vouloir changer le monde, et pas un petit peu, hein !!


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par myriam saduis le Dimanche 22/10/2006 à 09:32

Bonjour, moi aussi, je me pense d'abord comme " simple citoyenne",

"je serais curieux de connaitre les propositions concrètes de madame Royal sur : les privatisations, la santé, les retraites, les salaires, la fiscalité, l'environnement... " les débats donnent déjà des réponses, non ?

Curieux de nature, je suis un lecteur réguliers de : Le Monde, charlie Hebdo, le Canard enchainé, Marianne, Le monde Diplo, Courrier International ainsi que des quotidiens régiionaux (j'ai la chance d'avoir accés à la presse gratuitement). je visite aussi différents sites dont "désirs d'avenir". Moi aussi !! et c'est plutôt fabius qui me laissent pantoise, sarkozy, qui m'inquiète et grandement, une re-candidature de chirac qui ne serait pas à exclure, bayrou qui creuse son sillon... et le pen qui ne dit mot pour l'instant mais saura flatter au plus bas...  comme en 2002 !!!

Elle navigue au grés des sondages d'opinion et flatte les réactions épidermiques. ( ça c'est le discours d'une certaine presse, qui n'aime rien tant que monter des idoles à démolir... je vous recommande à ce sujet, si ce n'est fait, la lecture des " nouveaux chiens de garde" d'halimi - journaliste au monde diplo  ( edit. raisons d'agir)  " cela nettoie le regard des pressophages que nous sommes vous et moi!

.Vous écrivez : C'est une femme qui a choisi la gauche par pure stratégie de carrière.

vous écrivez cette phrase, extraite de la vidéo de Bourdieu, comme si elle était un fait avéré, le produit d'une connaissance... Bourdieu aurait, en vous lisant, la preuve de la pertinence de ses analyses, en fait c'est une phrase qui est répétée, dite sur le mode d'une vérité vraie, alors qu'elle est juste l'indice d'un goût, dont la racine n'est pas/plus consciente...

extrait d'un interview de Bourdieu :

- Très souvent, je dis : " là vous m'interrogez en tanrt que sociologue et je ne peux répondre qu'en tant qu'individu, parce que je n'ai pas travaillé, je n'ai pas élaboré. Très souvent le problème  se pose quand on intervient sur le plan politique, c'est une très grande difficulté; si je me dépouille de l'autorité qui peut êttre attachée au fait que j'ai écrit des livres, que je suis au Collège de France, je perds toute efficacité

- Votre nom seul suffit... 

- pour donner de la force à des idées qui souvent sont intrinsèquement très faibles (...) je suis obligé de me servir des forces sociales qu'au fond de moi-même je peux critiquer, dont je peux ricaner dans mon intimité...

Extrait de " Si le monde social m'est supportable, c'est parce que je peux m'indigner" -  édit. de l'aube. (Tout es formidable dans ce livre, comme l'est l'oeuvre de Bourdieu)

Si Bourdieu était vivant, peut-être aurait -il eu envie de "penser" ce qui a lieu aujourd'hui sous une autre forme que la conversation de bistrot auquel la Toile nous a convié. et qui a eu un type de  répercussions qu'il a disséqué et analysé. franchement si on reste dans la conversation de bistrot, question  habitus de gauche... Laurent Fabius se pose là!!!!

Le savoir est la seule chose qui s'accroit en se partageant. (et ça coûte pas un rond)

Ah oui!!! voilà bien quelque chose auquel je crois et je tiens, tout comme vous....!!!

Très amicalement (et que toute cette bataille change un tout petit le monde, hein!! )

Myriam Saduis - section de  Bruxelles ( non, non !!!  je ne travaille pas à la commission européenne malgré mon lieu d'habitation!!


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par Komoku le Vendredi 27/10/2006 à 23:53


Idem pour moi. Le cas échéant, on pourra fonder un club de pêche !


Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par Roger le Vendredi 13/10/2006 à 17:10

Comme vous, Myriam,  je me suis beaucoup interrogé sur l'inflexion à gauche de L.Fabius, et dans le fond je comprend qu'on puisse avoir des doutes sur les raisons de ce tournant.
Le fait est qu'il est le seul candidat PS à avoir voté NON au TCE.
Mon intime conviction se fonde essentiellement sur cet ACTE.
D'autant plus ,que ce sera sous présidence Française qu'en 2008 on reviendra sur un projet de Traité...
Si Mme Royal sait aujourd'hui identifier et nommer un des problèmes des électeurs (l'angoisse de la perte du lien social, devant la violence et la délinquance ), L.Fabius a su  anticiper et identifier le refus du "totalitarisme du capitalisme financier de marché"qui s'est exprimé fortement  ausi bien le 29/05/05 qu'avec le rejet de l'abject projet de CPE.
Cette intelligence Politique  couplée à son appartenance de toujours au PS et à sa riche expérience des institutions politiques, me convaincquent plus que ce qu'exprime jusqu'ici Mme Royal.


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par myriam saduis le Dimanche 22/10/2006 à 00:34

Merci pour votre réponse, pour ma part, je crois vraiment à une pure stratégie d'appareil avec le Non au TCE de Fabius. son altermondialisme nouveau me laisse fort dubitative. Mais je respecte le fait que vous y engagiez votre conviction la plus profonde.

Je vis à l'étranger, il y a des inconvénients à vivre la france de plus loin, aussi des avantages. De là, je suis frappée par le fait que le soutien à Fabius se situe principalement autour de ce Non. c'est vrai, j'attends autre chose que ce retournement tardif, eu égard à sa politique des années précédentes... pour battre la droite... c'est l'idée, non ?

Si il devait être désigné, cas de figure qui me paraît très improbable, je voterai pour lui plutôt que pour sarkozy, bien sûr... mais comme avec Jospin, avec la sale intuition que c'est décidément la drôle de voie, la moins pire... et à court terme. 2002 a infligé un terrible démenti à ce type de vue.

J'attends autre chose du Politique, du monde, celui où je vis, celui que  nous laisserons à ceux qui viendront après nous*

Myriam  saduis 

* poème de Bertold Brecht.


Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par Arnaud le Samedi 21/10/2006 à 00:05

Monsieur Généreux,

Moi non plus, je ne suis pas d'accord avec votre argumentation, et je partage bon nombre d'idées exprimées pas Myriam.

Je passe sur les effets de dramatisation, petites tentatives d'intimidation, ton protecteur pour aider les pauvres "nouveaux adhérents" déboussolés à se repérer dans le monde mystérieux et fort compliqué de la politique ! sic, j'ai du mal.... ça doit être mon "manque de culture politique"...

Sur le fond, vous tentez de nous persuader que les élections obéissent à des lois immuables : les mécanismes de la physique électorale et électoralistes. Comment démontrez "ces lois de la physique électorale et électoraliste" ? En étudiant l'histoire des dernières élections et en les généralisant. Bien sur "ça marche", et surtout quand c'est fait avec un grand talent oratoire et pédagogique. Est-ce pour autant la seule démarche et les seuls critères résultants à retenir pour prendre une décision à un vote d'une élection dans le présent ? Je ne le crois pas.

Pour prendre une image cette démarche revient à étudier dans le rétroviseurs les sinuosités et la topographie de la route que l'on vient de franchir pour décider de la conduite à tenir sur la nouvelle route sur laquelle on s'engage... ça marche sur 10 mètres, au delà c'est très risqué...

Pour prendre une autre image (osée sur un tel blog) : la connaissance fine des cours de bourse passés, aussi fine soit elle, ne permet absolument pas de garantir la connaissance sur les cours de bourse futurs...

Pourtant cette démarche (la votre) remplit certains objectifs. En cas de victoire de votre poulain... eh bien vous aurez raison quant à la prévision sur les élections, de fait. En cas de défaite, vous pourrez aisément expliquer que l'on avait que trop partiellement tiré les enseignements des "lois immuables de la physique électorale et électoralistes" pour comprendre le présent (surtout chez les "nouveaux adhérents"...), et l'essentiel de votre article porte du reste sur cet objectif : nous donner les clefs d'explication, par anticipation, une défaite potentielle de SR ou de DSK !

En synthèse vous semblez être préocupé par deux sujets prioritaires : gagner les élections ou bien "avoir raison" en cas de défaite. Quelle drôle d'agenda politique !
Telles ne sont pas mes priorités politiques.

Je souhaite, comme vous je suppose, que la société française invente son future et continue à se développer en intégrant davantage les idéaux socialistes. J'ai la croyance qu'elle ne pourra le faire qu'en créant de nouveaux cadres d'idées, de nouveaux cadres d'action, en inventant de nouvelles voies (et donc en réinventant les suposées  "lois immuables de la physique électorale et électoraliste". SR me semble particulièrement s'inscrire dans cette démarche d'ouverture de nouvelle voie (et les autres candidats également du reste dans une certaine mesure - je souhaite plus encourager une démarche qu'un candidat particulier) : elle ose poser de nouvelles questions, ose envisager de nouvelles approches (par exemple : l'homme d'état n'est plus omniscient, il n'a pas les réponses à tout, le principe de participation réelle des citoyens dans la démarche politique est affirmé, etc.). Maintenant que ces nouveaux concepts ont été énoncés avec conviction (et le seront encore d'avantage pendant la campagne j'imagine), ils influenceront fatalement nos comportements et notre société : c'est déjà un acquis pour la société. Et ces nouvelles pratiques ennoncées par SR sont nécessaires et indispensables pour réaliser les idéaux socialistes. Selon moi, c'est donc déjà faire de la politique utile et victorieuse.
Et quitte à envisager la perte des élections : je préfère vivre demain dans une société ou il y aura eu une campagne audacieuse qui laissera des traces dans les mentalités et dans la société et une victoire de Sarkozy, à une société ou y aura eu une campagne sous la contrainte exclusive du passée et qui installerait un homme emprisonné dans le passé, fut-il un ancien socialiste brillant.
Je préfère essayer d'inventer le future et assumer le risque de perdre les élections, plutôt que d'être certain d'avoir "logiquement raison" puisque je l'on a fait aucune tentative pour réinventer la société.

Trop idéaliste pour un parti qui aspire au gouvernement ? Trop "nouvel adhérent" ? Manque de real-politik ?
Peut-être, je ne le crois pas - Je crois au contraire que c'est quand on oublie l'objectif de construction de l'avenir, lorsque l'on ne place pas cet objectif au centre de la démarche politique, quand l'on se focalise exclusivement sur les calculs probabilistes basés sur les observations historiques, que l'on recherche le maintient d'une position historique par du clientélisme sans imagination, alors on s'expose à des désastres comme l'épisode Jospin-2002, surtout à une élection aussi chargée de symbolique et d'espérance que l'élection présidentielle sous sa forme actuelle.

Arnaud
Adhérent à 20€


Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par myriam saduis le Dimanche 22/10/2006 à 00:16

Bonjour Arnaud,

merci pour votre réponse de nouvel adhérent à une nouvelle adhérente mais depuis longtemps impliqués sous d'autres formes que s'inscrire à un parti... !!ce que semble oublier les caciques - pas tous, heureusement!! - mauroy, figure historique, si il en est, parle très bien de cet appel et ce renouveau qui advient... nécessaire... au vu de 2002 !! on ose le rappeller!

vous écrivez : je préfère vivre demain dans une société ou il y aura eu une campagne audacieuse qui laissera des traces dans les mentalités et dans la société et une victoire de Sarkozy, à une société ou y aura eu une campagne sous la contrainte exclusive du passé et qui installerait un homme emprisonné dans le passé, fut-il un ancien socialiste brillant."

Il n'y aura aucune installation d'un homme du passé, même brillant!! (à cet égard,  jospin aurait  passé le premier tour, sinon été élu en 2002.) Non,  il y aura la droite - sarkozy probablement -  et cinq ans pour écrire dans les blogs... !! non merci!!  

je constate qu'il faut être déterminé pour tenir au PS. Partout  des "statues du commandeur" qui nous enjoignent de rejoindre le passé...qui savent, qui voudrait nous avertir, que de  "belles âmes".s autour de notre entrée... soldée!!!   plein d'inscriptions après juin ne les réjouissent même pas... quelle désolation!  

Chaque fois qu'un évènement arrive, et la candidature de ségolène royal en est un... il y a un  choc et des levées de boucliers, ce qui nous avertit que nous devons penser : autre chose que d'avoir des opinions (même belles)  et des habitudes (même dignes) ...

Il s'es passé quelque chose en 2002 dont nous avons à prendre acte, cette année- là j'ai voté jospin, je ne me crois pas exonérée pourtant de ce questionnement urgent  et comme vous l'écrivez, nous avons là un devoir d'analyse et  de ré- invention.

De toutes mes forces, j'espère que nous serons beaucoup à le penser et à le désirer... ardemment,  afin que la gauche reprennent le pouvoir de donner d'autres orientations que celles qui se dessinent dramatiquement aujourd'hui.

Myriam  - Bruxelles




Re: Re: Re: Réponse d’une nouvelle adhérente à la lettre ouverte de Jacques Généreux par Arnaud le Lundi 23/10/2006 à 22:48

Merci Myriam pour votre réponse.

Juste un petit mot pour finir : comme étudiant j'ai beaucoup apprécié (il y a un certain nombre d'années) les livres de J. Généreux d'introduction aux idées classiques en  micro-économie et en macro-économie. Ils sont limpides, pédagogiques, exemplaires. Et je l'en remercie.
Comme citoyen je ne suis vraiment pas d'accord avec l'opinion de et même avec la manière utilisée par J. Généreux dans ces prises de position publique, ce que j'ai essayé d'exprimer plus haut. Il utilise la même manière alors que la matière est cette fois-ci toute différente !

Monsieur Généreux, cette fois il ne s'agit plus d'expliquer les comportements historiques, il s'agit d'inventer notre présent ; SVP laissez à nos enfants le soin d'être nos historiens !!


par le Lundi 16/10/2006 à 20:06


Peut-être un début de réponse sur ce site de dessins satiriques :

http://www.sarkostique.net

Mort de rire ! :D


1er débat par Ducau François le Mardi 17/10/2006 à 23:08

Je suis en train d'écouter l'après débat sur la chaîne parlementaire, quel niveau !

A croire que pour être élu il faut porter une perruque et se faire opérer :-) (je plaisante mais bon)

Mais par quel miracle il y a une telle allégeance envers Ségolène Royal de la part des journaliste, à peine ont ils pris la parole c'était pour l'encenser, elle a marqué un but, mais quel niveau messieurs les journalistes !

Le seul poitn ou je suis d'accord avec ces supporters inconditionnel c'est qu'elle s'adresse aux Français, les adhérents, elle leur passe dessus.

Quel est votre point de vue ?

amicalement

François


Re: 1er débat par malou le Mercredi 18/10/2006 à 17:39

INCOHERENCES
Elle a clairement dit que "la valeur ajoutée, c'est la production moins les charges"(oups!) et donc que "la VA augmente quand l'entreprise licencie"(re-oups) et donc en toute logique j'en déduit que  les salaires et les cotisations sociales sont des consommations intermédiaires et "des charges" (vocabulaire patronal utilisé notamment à la place de cotisations sociales  afin de pousser à diminuer le salaire indirect qui correspond à 35% du revenu national en France: retraites et prestations maladie, chômage et familiales).
 Est-ce de l'incompétence?  Peut-on être contre la valeur ajoutée c'est à dire la production et pour la croissance de la production et ses conséquences normales, la hausse du pouvoir d'achat et de l'emploi? Attention le dernier président incompétent élu qui avait parait-il de bons conseillers est G.Bush...
   Peut-on être pour un "ordre juste", expression  de St Thomas d'Aquin qui l'appliquait à son époque du  Moyen âge??. En démocratie peut-on dire aux petits salariés , retraités et chômeurs, pour lesquels Fabius a proposé des mesures précises et immédiates , que l'on est à la fois pour un "ordre juste" et pour le libre échange intégral, ce qui accroit les délocalisations, la pression à la baisse sur les salaires et le chômage; pour l'autonomie de la banque centrale européenne qui privilégie les taux d'intérêt réels relativement élevés, donc l'euro , la précarité et le chômage forts, pour le maintien ou l'extension des privatisations, toutes mesures découlant du oui au TCE.. La majorité des citoyens de gauche  veulent  d'un ordre moins injuste car ils savent que c'est possible mais ils  n'aiment  pas que l'on se fiche d'eux et  le feront savoir le jour du vote si notre candidat utilisait cette formule religieuse hypocrite.
  D'accord avec François Ducau. Les  éditorialistes de la droite dans le débat suivant  l'émission(Carreyrou TF1, D.Jeambar Le Point, F;De Closets qui a atteint un sommet de la morgue réac "tous les compétents ont appelé à voter Oui" sic) ont tous appelé à voter Ségolène. Si les éditorialistes  de la droite considèrent que leur candidate est Ségolène, c'est donc que le candidat de gauche qu'ils combattent est L.Fabius. Est ce que les socialistes doivent se faire dicter leurs choix par les media de la droite?


Re: Re: 1er débat par Denis le Mercredi 18/10/2006 à 18:19

J'ai trouvé le "débat" de plutôt bonne tenue. Laurent a été excellent sur les délocaliseurs-payeurs. Dominique a été bon sur l'energie qui n'est pas un bien comme les autres. Ségolène n'a pas été mauvaise sur les aspects négatifs des 35 heures. Au final, Laurent s'est bien positionné comme futur président. Certaines déclarations laissent pantois: les infirmieres qui deviennent medecins, le micro machin et le syndicalisme de masse... les promesses insensées ne viennent pas de Laurent, comme je l'ai lu dans la presse (qui ment).


Re: Re: 1er débat par Ducau François le Jeudi 19/10/2006 à 00:12

Je suis tout à fait de ton avis Malou, tu dis de façon plus claire et précise le fond de ma pensée.

Ce qui me scandalise c'est que sur le site du Sénat qu'a eut lieu cet après débat en tout partialité et incompétence, un journaliste sportif , un spécialiste d'émission médicale et deux journalistes politiques de droite qui de mon point de vue devraient être à la retraite. Aunce analyse sur le contenu des propositions, un réquisitoire contre Fabius puisque ses propositions étaient encrées à gauche, on comprends bien que pour des journalistes de droite des propositions de gauche cela les dérangent !

Mais enfin utiliser les moyens du Sénat à des fin de promotion d'un parti politique, d'une pensée unique, il y a là aussi matière à se poser des questions sur l'usage des deniers publics et cela démontre tout leur intérêt de la "chose publique"

L'enjeu en effet est de permettre un réel débat en interne entre les candidats sur des idées afin que chaque adhérents se fasse son opinion  tout en prenant bien conscience que les médias télévisés et la droite  font tout leur possible pour nous dicter leur candidat idéal  !

Une question me viens à l'esprit :  pourquoi a votre avis, pour que la gauche gagne les élections ?

à méditer :-)

François


Re: Re: Re: 1er débat par Roger le Mardi 24/10/2006 à 16:50

Je trouve qu'il était intéressant d'observer les réactions de ces "journalistes de propagande"...Comme en 2005 plus ils s'expriment  plus leur "insignifiance" saute aux yeux  (De Closets n'a eu qu'une idée dans sa vie et qui lui a rapporté plus que ses émoluments de journaliste: toujours plus et encore plus, plus de plus et tu meurs...! ). Ce n'est pas La France qui est arrogante mais ses journalistes de la presse mainstream.
Et puis il y a eu aussi quelques démocrates de l'UMP pour manifester clairement leur désapointement de n'avoir pas pensé à rendre public un débat interne muselé par le Ministre de l'Intérieur...
Enfin, il vient de se passer quelque chose d'intéressant (la virulence des journalistes de propagande en est un indice): contre toute attente SR lance le pavé de la démocratie participative dans la mare bien calme des enjeux de cette élection!
Le débat de ce soir risque d'être intéressant...
Ce ne sont pas les média ni les instituts de sondage qui ont pris la main dans cette pré-campagne...Ce sont les 3 candidats socialistes...
Et plus les journalistes de propagande vont s'activer plus il sera visible qu'ils travaillent pour les propriétaires de leurs média!


Re: Re: 1er débat par rynt le Mardi 24/10/2006 à 08:37

"Peut-on être pour un "ordre juste", expression  de St Thomas d'Aquin, "

référence à Aristote, référence un certain légitimisme de l'ordre en place et de la justice


Débat télévisé par présidentielle 2007 le Jeudi 19/10/2006 à 12:13

Selon vous qui de Ségolène, Fabius ou DSK a le plus tirer son épingle du jeu du débat télé de Mardi ?


Re: Débat télévisé par Roger le Samedi 21/10/2006 à 18:29

Je crois que c'est le débat démocratique!
Et chacun à contribué à mettre des idées et des perspectives dans ce débat. Ce qui nous change de la nullité abyssale des éditorialistes et  commentateurs  patentés des média "mainstreams".
Je trouve qu'il y avait une complémentarité intéressante des 3 Candidats (SR semble vouloir développer une forme de démocratie participative, DSK affirmer le contrôle Politique sur des "biens communs", LF sur une alliance à gauche).
Peut-on imaginer que le candidat désigné saura s'enrichir des autres?



Re: Re: Débat télévisé par sinant jacky le Vendredi 10/11/2006 à 12:50

extra comme réflexion. Si chacun ne voulait pas forcément être calife, (il ne décidera rien tout seul de toute manière) mais si on pensait à mettre en commun les compétences en terme d'équipe possible en cas d'élection, cela me semblerait plus juste et crédible Alors si on désignait celui qui se présentera dans le but principal de former une équipe performante, dont on pourrait évoquer la composition possible maintenant Une vrai équipe, avec des compétences reconnues, et une équipe à gauche bien sûr;( alliant des idées un peu plus à gauche que jusqu'à présent)   alors là, je suis bien tenté  mazis bon ! quel programme??


merci par Rixens le Vendredi 20/10/2006 à 11:09

Je ne suis pas adhérent au PS. Je fus jadis sympathisant et votant PS jusqu'à ce que la rose perdît de son éclat à vouloir systématiquement draguer du mauvais côté. Je devins donc infidèle voire très infidèle en gardant toutefois un oeil sur l'évolution de ce parti, on ne se refait pas. 

Comme vous l'analysez si bien M. Généreux, je fais partie de ces électeurs qui ont laché ce PS tourné ostensiblement vers des voix très hypothétiques du centre et de la droite en libéralisant le discours et les actions. Mars 2002 Barcelone, position sur le TCE, mépris pour le NON entre autres sont des cicatrices que seul un tournant véritablement à gauche pourra effacer. Si les militants PS décidaient d'envoyer une ou un tenant du OUI au TCE, j'innoverai pour ma part le "non-vote-utile" au deux tours et fermerai définitivement l'oeil cité plus haut.

M. Genereux, je vous remercie pour le plaisir que j'ai ressenti en vous lisant tellement votre propos détaillaient merveilleusement bien la mécanique qui  m'anime devant ces futures élections. Or d'autres ont dû faire la même analyse et agissent en conséquence. Les programmes qui fleurissent à la gauche du PS semblent en découler. Lors du vote, je crains pour le PS qu'il n'y ai pas photo...

Rixens


J’en appelle à tous les nouveaux adhérents ? par CHARLES le Dimanche 22/10/2006 à 13:29

Bonjour Jacques,

Tu as raison il est temps pour nous les nouveaux adhérents, de nous enrichir de réponses à nos questions, de venir à tous les débats de fond dans nos sections, car les opinions dois-je également le rappeler, prennent forme par la réflexion  et le militantisme politique et non par les sondages. Ne négligeons pas notre force en tant que nouveaux adhérents car nous tenons effectivement entre nos mains, le poids décisif d’ancrer à gauche la ligne politique du Parti, du pays et de l’Europe, car n’oublions pas qu’en 2008 notre Président, désigné par nous et ensuite par tous les français, devra prendre en charge pour quelques mois la présidence de l’Union Européenne, mais aussi porter haut et fort le résultat du référendum du 29 mai 2005, avec la charge de rassembler  derrière lui tous les français hostiles au libéralisme incontrôlé. Nous devrons faire la différence et nous le savons, une grosse pression  pèse sur nous, d’une part des membres militants du parti qui nous observent, d’autre part d’une direction nationale et même départementale (orientée Ségolène Royal ) qui aimerait  bien connaître la tendance de nos votes. 

            Mon choix camarades pour moi  est simple n'est ce pas Jacques, mot que tu as utilisé à Cuincy, oui c’est Laurent Fabius, il est sur une ligne de gauche, réhabilitant le rôle de l'État acteur, régulateur et protecteur. C'est pour moi, et pour nous aussi la seule stratégie, qui peut conduire à l'union de la gauche et à la victoire en 2007, car le Parti Socialiste, ne sera pas majoritaire seul. 

            Pour terminer je dirai, que faire de la politique, c’est avoir des convictions et les défendre jusqu’au bout. Personne ne peut avoir la certitude, six mois avant l’échéance, qu’un ou qu’une seule des candidats est en mesure de l’emporter. Je leur répondrai que l’histoire montre que rien n’est jamais écrit d’avance et que l’avenir n’est que ce que nous déciderons d’en faire collectivement.

nouvel adhérent, courant FMDS, délégué du comité de soutien de Laurent Fabius pour les nouveaux adhérents sur l'Indre et Loire.

Amitiés

Jean-Pierrick

ps: Pour ton livre la "dissociété" génial tout simplement.

 


par Guillaume, Strasbourg le Mardi 24/10/2006 à 17:00

Jacques,
je partage ton analyse relative à la stratégie et à la ligne politique de Ségolène Royal. En revache, tu ne dis rien ou si peu (et si mal) de la candidature de DSK. Dominique a lui aussi tirer des conclusions du vote du 21 avril 2002. Il a compris à quel point le Parti socialiste ne comprenait plus la société française et ses évolutions. Dans le cadre du club qu'il a fondé avec Michel Rocard, A Gauche en Europe, il a mis en oeuvre un projet de refondation idéologique du socialisme français et européen à partir d'une analyse critique du nouveau capitalisme et de ses effets sociaux et écologiques. Il a dès lors axé le projet d'une social-démocratie rénovée autour de la lutte contre les inégalités engendrées par le capitalisme. A cette fin, les services publics et le capital public doivent être orientés vers ceux qui ont le moins de capital social (je résume à grands traits, évidemment). L'objectif de la social-démocratie n'est plus seulement de procéder à une redistribution au sens classique (i.e. a posteriori) mais de lutter contre les inégalités à la racine, là où elles se forment. D'où l'idée, reprise dans le projet socialiste, d'un service public de la petite enfance, car c'est entre 2 et 6 ans que se forment et se pérennisent les inégalités sociales.
La société française est aujourd'hui travaillée par le séparatisme social des classes supérieures (cf. Eric Maurin), les straégies d'évitement social de la part de toutes les couches de la population, le déclassement générationnel (cf. Louis Chauvel). Analyser la société française en termes de blocs ("les 2 France") comme le fait L. Fabius ne me paraît pas rendre compte de la réalité des dyanmiques à l'oeuvre et du creusement des inégalités qui se développement et se "territorialisent". Je ne partage pas non plus la vision jacobine de Laurent Fabius qui consiste à la placer la Loi au coeur de l'action publique. On ne construira rien de durable sans y associer les syndicats, le patronat, voire le monde associatif en général. Il ne s'agit pas seulement de gagner en 2007 mais aussi aux échéances suivantes... C'est aussi l'une des leçons de notre expérience gouvernementale.
Comme toi, je souhaite l'unité des socialistes (militants de longue date, nouvzaux adhérents, sympathisants, électeurs) autour d'une candidature. Croire ou faire que DSK est l'incarnation d'une dérive droitière ne me paraît pas être la meilleure façon d'envisager cette unité. Ainsi, lorsque sur France Culture récemment, tu moquais le fait que DSK s'intéresse au problème de la dette, en estimant qu'il s'agit d'un problème qui ne pouvait être mis en avant que par la droite, je crois que tu commets une erreur grave. Tu as raison de dire que le déficit peut être un outil politique et économique, mais DSK a raison d'affirmer que, dans le contexte financier actuel, la dette est l'ennemie de la gauche : nierais-tu que si la gauche ne fait rien pour la résorber sinon la stabiliser, elle ne pourra pas financer correctement et durablement les politiques qu'elle entend mettre en oeuvre ?


Re: par J-Genereux le Mercredi 25/10/2006 à 02:31

Si j'ai donné l'impression de "moquer" du fait que DSK se préoccupait de la dette, je le regrette, car telle n'était pas mon intention. J'étais aggacé par le fait que, depuis le premier débat sur LCP,  les journalistes n'arrêtent pas de me demander pourquoi on ne parle pas davantage de la dette, et ce, comme par hasard, au moment même ou le gouvernement affiche la réduction de la dette comme priorité fondamentale de sa politique budgétaire. Je crois que nous n'avons pas intérêt à donner l'impression que c'est Villepin, Breton er Sarkozy qui dictent les thèmes de débats prioritaires.
J'ai beaucoup de respect pour la démarche de DSK qui mène un vrai travail de réflexion sur les instruments de la régulation publique et qui incarne un courant social démocrate trés ancien dans notre parti et avec lequel la gauche traditionnelle de notre parti peut dialoguer tant que le débat porte sur les instruments et non sur une finalité commune de transformation sociale. Je constate néanmoins que nous n'avons pas le même diagnostic sur le 21 avril 2002 et sur le 29 mai 2005. DSK et JC Cambadelis nous ont très clairement expliqué que le 21 avril n'était pas une sanction de certaines de nos politiques et orientations mais la conséquence de l'incapacité des couches populaires à comprendre et accepter les mutations du monde contemporain. DSK a repris ce même diagnostic en termes assez crus, en déclarant que le "non" français au TCE n'était qu'une "balle perdue de la colère".  Je crois au contraire le peuple de gauche moins bête. Je crois qu'il a compris le projet néolibéral et néoconservateur de la nouvelle droite et ne supporte plus la moindre proximité du PS avec cette droite là.  Par ailleurs, s'il est raisonnable de s'interroger sur la façon de réduire la charge d'une dette qui obère les marges de manoeuvres budgétaires, il est déraisonnable d'en faire un préalable nécessaire au financement d'une politique ambitieuse de transformation sociale. Nous pouvons dégager les moyens de financement nécessaires en restaurant les ressources publiques que nous n'avons cessé d'assécher en exonérant les grandes entreprises de charges sociales, en finançant une RTT sans création d'emplois, en allégeant l'impôt sur les hauts revenus et les impôts sur les revenus su capital. Nous restaurerons aussi les marges de manoeuvres par des politiques actives de l'emploi car le recul du chômage est la meilleure façon de rééquilibrer les comptes sociaux. La réduction de la dette n'est pas un instrument préalable de notre action ; elle sera la conséquence d'une croissance et d'un plein emploi retrouvés.
amitiés
Jacques


Re: Re: par Guillaume, Strasbourg le Mercredi 25/10/2006 à 10:58

Merci Jacques pour ta réponse.
L'analyse que fait DSK du 21 avril ne réside pas dans l'incompréhension des couches populaires vis-à-vis des transformations du monde, mais dans l'incapacité de la gauche à se représenter ces transformations et à répondre efficacement à l'attente des classes populaires (et moyennes) qui voient chaque jour se dégrader notre société. Il n'a de cesse de répéter que la crise que nous vivons est d'abord une crise sociale, qui se manifeste notamment par une mobilité sociale qui n'est plus ascendante, une explosion des inégalités (les inégalités de destin comme les appelle E. Maurin), une territorialisation de celles-ci selon une logique de "ghettoïsation". Il dénonce comme toi je crois une société hobbésienne de la lutte de tous contre tous.
Je crois sincèrement que votre constat sur le 21 avril est assez proche. Avons-nous commis des erreurs entre 1997 et 2002 (sans parler d'avant) ? Oui, je le crois aussi. Notamment en avalisant trop rapidement les politiques européennes de libéralisation du marché intérieur (mais avions nous les outils pour ?). La politique fiscale suivie à partir de 2000 n'est pas non plus me semble-t-il à l'honneur de la gauche...
DSK a estimé notamment que le TCE permettait de réformer le cours de la construction européenne.
S'agissant justement du 29 mai, je ne fais pas partie de ceux qui, bien qu'ils aient voté oui, pensent les partisans du non étaient tous des antieuropéens. Je sais l'attachement qui est le tien à la construction d'une Europe politique et sociale, d'une Europe fédérale. Nos objectifs sont les mêmes. notre divergence a porté sur la méthode (même si j'ai été peiné par certains arguments, comme ceux ayant trait à la soi-disante remise en cause du droit à l'avortement, à celle de la laïcité ou encore par les propos de L. Fabius sur TF1 lorsqu'il a expliqué que la Turquie était signatire du Traité... comme j'ai été attristé par les arguments de certains partisans du oui comme Ségolène Royal, pour la citer, qui expliquait que si le non passait, elle serait obligée de privatiser certains services dans sa région... passons, je ne vais pas refaire le "film").
Sur la question de la dette, enfin. Je ne pense pas que DSK ait fait de la lutte contre la dette le préalable d'une politique de gauche. Celle-ci doit accompagner celle-là. Ce n'est pas la même chose. Le préalable est de mener une politique économique qui permette de dégager des "marges de manoeuvre". Sur le plan des ressources, il propose ainsi, par exemple, d'affecter l'annulation des exonérations d'impôts aux plus riches au financement de nos politiques en matière d'enseignement supérieur.


Re: Re: Re: par Roger le Mercredi 25/10/2006 à 19:03

Le NON au TCE à de multiples explications, ce n'est pas un NON binaire, c'est un NON complexe.Donc tout le monde peut avoir partiellement raison. Mais quoiqu'il en soit les urnes ont parlé...Et pourtant la directive Bolkeistein revient, les OGM seront dans nos assiettes. Bientôt l'énergie, la santé, les transports,la poste, l'éducation seront "mercatisés"...
Cette impuissance des Politiques de gauche à empêcher d'arriver ce dont une majorité de Français ne veut pas et qui plus est s'avère dans les faits contraire aux valeurs des électeurs de toute la gauche est désespérante...Mais surtout elle démontre que le social-libéralisme en tant que version affaiblie de la logique libérale est condamné à être battu sur le terrain  économique et donc à ne jamais avoir les moyens de faire du "social"...
Ayant passé l'âge de la Révolution, je me contente de vouloir croire au candidat le plus ferme sur une orientation à gauche...Même si malheureusement je ne l'ai pas trouvé trés bon dans les précédents débats.


Re: sondage Ifop bidon mais des enseignements. par malou le Dimanche 29/10/2006 à 13:25

29 octobre 2006, par malou

Interrogé par l’IFOP entre des questions notamment sur des marques alimentaires ou des noms de sociétés d’intérim viennent les questions politiques. "Voteriez vous N.Sarkozy ou S.Royal ?" Pensant candidement que d’autres candidats socialistes seraient proposés, je répond non. "Voteriez vous Le Pen ?". Non pas du tout. "Voteriez vous Bayrou ?" Non pas du tout.

Deux jours après je lis dans le Journal du Dimanche. "Plus d’un Français sur deux (53%) pour un duel Sarkozy-Royal en 2007". Il faudrait écrire : A sept mois des élections, près d’un Français sur deux refuse de se laisser enrégimenter par le duel programmé par la majorité des média et sondages. Curieusement le résultat Sarkozy Royal n’est pas donné ! Serait il défavorable à S.Royal à trois semaines de l’investiture ? On sait que la présidente du Medef et de l’IFOP soutient S.Royal pour l’investiture socialiste, soi disant par solidarité féminine (mon c.. comme disait Zazie).

81% ne voteront en aucun cas pour le président du F.N. Mais le nom de l’interviewé étant demandé à la fin du sondage, certains ne le disent pas, tactique qui de plus leur a réussi en 2002. Si on applique le redressement de 2002, Le Pen est déjà à 22-23 et il monte pendant les campagnes... Bayrou receuille 3% sûrs de leur choix et 27% affirment qu’il y a des chances qu’ils votent pour lui.Si le candidat PS n’est pas à la hauteur, les voix risquent de se disperser vers la "gauche de la gauche" d’une part et vers le "centriste" d’autre part, entrainant un deuxième tour Sarkozy Le Pen.

Les débats télévisés et le Zénith ont montré que le meilleur candidat de très loin ést Fabius. Après le Zénith j'ai acquis l'intime conviction que ni S.Royal qui perd des points à chaque intervention de plus de dix minutes, ni DSK n'arriveront au premier tour devant Le Pen et Sarkozy. Je n'approuve pas par ailleurs la tactique de DSK de faire siffler ses compétiteurs (par exemple L.Fabius dès qu'il a prononcé le mot Europe!!!, mais Laurent sait parler aux socialistes et a été le plus applaudi).Si on veut que le PS rassemble, arrive au deuxième tour  et fasse gagner la gauche, il faut  convaincre rapidement nos camarades d'investir Laurent.


Re: Re: par Didier le Vendredi 03/11/2006 à 14:06

Comment expliquez-vous que la croissance va diminuer la dette publique ?

Ceci me pose au moins trois questions :

1) Pourquoi la dette publique c'est mal ?

2) Pourquoi la croissance c'est bien ?

3) Comment la croissance permet-elle de réduire la dette publique ?

De mes très faibles rudiments d'économie, je crois savoir que toute croissance mesurée correspond à un accroissement des échanges marchands. Pour obtenir un accroissement de ces échanges, il faut mobiliser l'épargne, ou alors augmenter la quantité de monnaie en circulation. Du chapitre du Denis Clerc sur la monnaie (et autres sources équivalentes), on lit que toute création de monnaie fait suite à une ouverture de crédit. Résumé : toute croissance entraîne des dettes supplémentaires dans le pays, tous agents confondus.


par kiyou59 le Samedi 04/11/2006 à 20:15

Je fais parti des nouveaux adhérents et je suis très étonné d'avoir reçu ce manisfeste pro Fabius.

Si je vous ai rejoins c'est bien pour faire bouger les choses ou tout au moins aider à ce qu'elles bougent.

Ségolène parle juste en abordant les sujets qui concernent les Français: l'école la sécurité ...

Même si cela bouscule vos habitudes je pense qu'elle celle dont le parti a besoin.

Aussi de grâce, considérez nous comme des adultes et non comme des enfant qui ne comprennent rien à rien.


Re: par sinant jacky le Vendredi 10/11/2006 à 09:10

je fais aussi partie de ceux qui sont très étonnés, car on voit bien que chacun défend son candidat..

Certes , je ne discuterai pas sur un plan purement politique car ma culture politique ne m'y autorise pas , mais  je réfléchis comme tout citoyen. Chacun dit: il faut battre la droite! c'est évident pour quelqu'un de gauche donc pas de message! ( des fois qu'un mec de gauche vienne dire de voter à droite! comme l'aurait dit coluche) 

ce qui me dérange c'est que battre la droite est une condition, certes, mais pas une finalité, pas un projet. La victoire est le résultat de la qualité des propositions et de la confiance qu'engendre l'attitude de chaque candidat chez le citoyen de base.  le changement peut-il être incarné par des gens qui ont eu des responsabilités au gouvernement sans rien proposer comme changement réel pour le français moyen ( que je défends puisque j'en suis un) ce français là reçoit d'autres messages qui ne sont pas ceux des hautes écoles mais bien des messages plus simples, en fonction de ce qui le touche, de ses interrogations au quotidien, de ce qu'il ressent à travers une attitude........

concernant Mr Fabius, je reste bloqué à une interrogation concernant l'époque du sang contaminé et cette interrogation m'empêche d'être en confiance avec lui.( n'y voyez aucun sous- entendu d'accusation, mais simplement l'expression de ce que peut ressentir un citoyen)

pour les sondages, certaines choses m'échappent:    ils sont niés lorsq'ils dérangent,..... mais quand même pris en considération......puisqu'ils dérangent! Ne sont-ils pas l'expresion de beaucoup de français? si oui , les nier c'est nier l'expression de ces français .....si non cela devient une vaste arnaque organisée ??? alors qu'en est-il, une arnaque ou l'expression respectable et donc digne d'être respectée des français??? de toute manière chaque politique n'en dépent-il pas puisqu'on  reconnaisse le sondage ou qu'on le nie c'est toujours en rapport à lui? 


comment répondre à la panne de la réflexion réformatrice ? par chapdelaine le Mardi 07/11/2006 à 15:35

Cher camarade,

Nos votes ne se rejoindront pas le 16 novembre. Je voterai, pour ma part, Ségolène Royal. Et je le ferai notamment car je considère qu'elle peut répondre, mieux que d'autres, aux enjeux d'une indispensable refondation socialiste. J'ai relu avec passion le débat qui, en 2003, confrontait tes analyses avec celles de Pierre Rosanvallon et Marc Lazar. La rupture dans les modes de production qui fait que la culture du compromis n'est plus naturelle et qui fait que je ne me retrouve pas dans la conception de DSK. Et la nécessité de retrouver la critique fondamentale d'une démocratie bourgeoise et oligarchique qui nécessite de "remettre le politique sous le contrôle des citoyens" (tu reconnaîtras facilement l'auteur). Oui, je pense que Ségolène Royal, mieux que Laurent Fabius, a pris la mesure de ce déficit majeur de la pensée socialiste. On peut, bien sûr, débattre des mots, des propositions, mais, très franchement, si ce combat est aussi majeur et aussi vital pour que le socialisme trouve de nouvelles réponses face à la société néolibérale, si vraiment l'émancipation du citoyen doit retrouver la place centrale du combat socialiste, je ne comprends pas comment tu trouves ton compte dans la vision étatique et finalement très classique et très notabilière de Fabius.


Re: comment répondre à la panne de la réflexion réformatrice ? par Ducau le Mercredi 08/11/2006 à 22:58

Chère camarade,

En effet nos votes ne se rejoindront pas. J'ai écouté Ségolène Royal lors des 3 débats et j'attendais avec impatience sa position sur l'Europe. Concernant la question sur la renégociation du traité elle a n'a pas répondu, elle a habilement élucidé cette question qui la dérange car il ne faut pas oublier qu'elle avait déclaré qu'elle souhaitait faire ratifier le TCE par le parlement. Pour une personne qui prône la démocratie, ne pas tenir compte du vote du peuple c'est pour le moins contradictoire.

J'ai pas compris non plus son slogan l'europe par la preuve, je ne vois pas bien ce que cela signifie.

 Si je l'ai trouvé brillante sur l'environnement, sur l'ensemble des questions de politique étrangère je l'ai trouvé légère si je peux me permettre, dire que le gouvernement irakien est un gouvernment démocratique alors qu'il a été envahit pas les USA et l'Angleterre sans aucune légitilité du point de vue du droit international et que cette armée d'occupation à mis ce gouvernement en place, je ne vois pas en quoi il peut être qualifié de démocratique lorsqu'un pays est occupé par une force d'invasion je suis dubitatif sur la soi disant liberté de voter et de s'exprimer, le nombre de morts quotidien le prouve...

Nous devons élire le futur candidat à l'élection présidentielle, dans la constitution actuelle, le président a un rôle de représentation à l'étranger, le gouvernement s'occupe des affaires du pays, de ce point de vue là je ne vois pas en quoi Ségolène est plus compétente.

Un dernier commentaire, Laurent Fabius a parlé du problème de l'indépendance des médias en France qui sont tous tenus par les groupes d'armement, il a dit qu'il s'engagerait la responsabilité de son gouvernement et ferait en sorte que les groupes choississent, soit l'armement soit les médias. Je crois que sincèrement, pour ne pas glisser doucement vers le système américain qu'il est grand temps dans notre pays de casser toutes les collusions, les pôles de pouvoir non démocratiques, la corruption.

Amitiés

François


Re: Re: comment répondre à la panne de la réflexion réformatrice ? par Malou le Vendredi 10/11/2006 à 00:11

Poher en 69, Chaban en 74, Giscard en 81, Chirac en 88, Balladur en 95, Jospin en 2002: le candidat chouchou de la majorité des media et favori des sondages six mois voire quelques jours avant l'élection a  TOUJOURS été battu depuis 1969.

La réflexion réformiste qui veut faire gagner la gauche et non la faire perdre passe par la mobilisation et le rassemblement à gauche des classes populaires et moyennes sur une ligne de gauche.  Face à une droite qui tient la grande majorité des media et qui ne fera aucun cadeau, il nous faut un candidat qui fait le moins d'erreurs possibles. De plus le non de gauche au TCE Giscard était deux fois plus fort que le oui de gauche. Compte tenu de ces trois critères, seul Laurent Fabius le 22 avril pourra passer devant Le Pen et gagner en mai.


il n'a rien compris par herry le Vendredi 10/11/2006 à 14:46

Qu’un professeur de science po soit aussi loin des réalités à lieu de me surprendre !

Je ne prends que quelques exemples de l’article « qui peut faire gagner la gauche en 2007 ?« 

1)      Dire que discours de 2002 de Jospin était une « sociologie imaginaire » c’est ne pas comprendre les attentes des Français. Ce que nos compatriotes attendaient et attendent de tout gouvernement c’est un minimum d’équité et de pouvoir vivre dans un pays pacifié et en sécurité. Le reste n’est que discours électoral pour faire croire à la gauche et l’utra gauche que tout sera meilleur dans une grande fraternité demain. Jacques nous le dit d’ailleurs lui-même en disant que le votent  pour le PS des cadres supérieurs et des ouvriers s’étaient effondrés en 2002.

2)      Pour gouverner un pays il faut pouvoir rassembler un maximum d’électeurs. Pensez que l’extrême gauche va voter pour Fabius est de la théorie qui ne se mettra jamais en pratique (cf les élections passées). Il faut donc, pour faire avancer les choses rassembler les votes de la gauche et du centre et non pas chercher les voies à l’extrême gauche

3)       Sur l’Europe Jacques n’a pas compris l’évolution du monde. La Chine, L’Inde sont à eux deux 8 fois plus nombreux que l’Europe ; et je ne parle pas de la France. Voir que nous ne sommes pas capable (l’Europe) de payer nos énergies en Euros et de nous faire payer en Euros ou de faire passer les gazoducs par les pays Européens plutôt que par l’Ukraine pour sécuriser nos approvisionnements est affligeant. Les Etats Unis sont aussi nombreux en population que l'Europe, analysons pratiquement pourquoi ils sont la 1ere puissance mondiale. Avions-nous le droit de proposer aux Français de voter contre l’Europe?. Nous sommes des nains politiques. J’aimerai que Jacques nous explique pourquoi depuis des mois L. Fabuis ne parle plus du non à l’Europe mais de renégocier (avec qui de nouveau ?) les traités Européens et surtout sur quelles bases concrètes. Les Français ont votés « non » car les politiques de gauche et de droite n’ont pas su ou voulu présenter l’Europe dans le monde de demain.

  Bref en synthèse on ne peut pas ne pas tenir compte de notre environnement pour faire avancer la France et surtout l’Europe.

Amitiés socialistes


Re: il n'a rien compris par Malou le Vendredi 10/11/2006 à 16:21

Trois remarques:

1- La rechercche prioritaire des classes moyennes supérieures a éloigné la majorité des classes populaires et des ouvriers (14%) du vote Jospin au premier tour. L'équité progresse avec la gauche quand elle reste de gauche et recule avec la droite.

2- L'extrème gauche va voter majoritairement contre la droite et Sarkozy et donc pour la gauche au deuxième tour (position de la LCR ainsi que de la majorité des électeurs LO) mais une partie plus ou moins grande peut s'abstenir, ce qui pèsera lourd.. Une fraction des électeurs de gauche est flottante et peut voter PS au premier tour, si le candidat est suffisament à gauche et unitaire donc si c'est Fabius, mais se dispersera sur d'autres listes de gauche si le candidat est trop en retrait du projet socialiste et trop mauvais (Ségolène), d'où le risque d'un deuxième tour Sarko Le Pen.

3-La Chine et l'Inde ensemble comptent pour 2,4 milliards d'habitants, l'Europe pour 400 millions , cela fait du un à six, non un à huit. Mais la puissance économique européenne, à peu près équivalente à celle des USA,  reste largement supérieure à celle des deux géants démographiques.

 Les deux tiers de la gauche qui ont voté non au TCE Giscard ont voté contre le projet de constitution néolibérale Giscard, et non contre tout projet de constitution européenne ni contre l'Europe. Il est risible d'écrire que l'Europe s'identifie avec le TCE Giscard.

En synthèse il faut faire avancer la France et l'Europe à gauche et non  les faire reculer vers le XIXème siècle et le libéralisme, ce qui aurait amené l'U.E. à son éclatement.

P.S.: n'hésite pas à lire attentivement les textes de Jacques Généreux sur l'Europe notamment qui sont très éclairants

  Amitiés socialistes


Déclaration de Pascale Gérard Pésidente de RM06 par Martinez Richard le Samedi 11/11/2006 à 12:39

J’ai soutenu les démarches de rénovation du Nouveau Parti Socialiste puis de Rénover Maintenant, à la fois parce qu’elles étaient conduites par un collectif et qu’elles ne transigeaient pas avec leurs fondamentaux. J’ai souhaité jusqu’au bout qu’Arnaud Montebourg ne transige pas et soit candidat à l’investiture pour porter nos convictions dans le débat politique public. La rénovation n’a pas de candidat. Je n’ai jamais appartenu à un fan club, ou à un club de supporters (ni dans le sport, ni dans le showbiz, ni en politique). Mes seules fidélités en politique sont les idées d’égalité réelle et de démocratie vivante (institutions, médias…). Dès lors, j’ai analysé, au-delà du Projet Socialiste qui constitue notre socle commun, la cohérence globale du positionnement des trois candidats à l’investiture, à travers leurs textes, et discours, lesquels nous engagent, de fait, auprès du camp de la Gauche dans le débat présidentiel de 2007. Je ne suis pas fabiusienne et je ne le deviendrai pas. Mais les 16 et 23 novembre, je voterai Laurent Fabius car j’estime, en conscience, que sa candidature est celle qui ouvre les meilleures perspectives en terme de réhabilitation de la primauté du Politique, de rénovation institutionnelle, de réorientation sociale de la politique européenne, de réduction des inégalités et de rassemblement à gauche pour faire gagner notre camp.
Amitités Rénovatrices et Socialistes
Pascale Gérard
présidente RM06


La roulette russe par Jean Jégu le Dimanche 12/11/2006 à 14:40

Monsieur  Jacques Généreux,
Pardonnez-moi de répondre à votre lettre qui ne m'est pas adressée. Mon humeur et ma pratique sont plus associatives que partisanes ; je n'adhère pas et n'adhèrerai pas au parti socialiste ni à aucun autre. Pourtant quand je vous entend (hier sur France Inter) et quand je vous lis (dans Alternatives Economiques ...) je partage profondément vos positions. Mais il y a un hic.

En 2002 j'appréciais Monsieur Jospin quoique l'estimant trop accommodant avec le libéralisme. Au premier tour je lui ai tiré l'oreille gauche, bien décidé à lui donner ma voix au second tour. On sait ce qu'il advint. Il fallait anticiper le deuxième tour ! Et maintenant voilà que les militants socialistes ont à anticiper sur trois coups : le vote interne, le premier tour, le second tour. C'est devenu la roulette russe ! Il nous faudrait  tous être diplômés de sciences-Po...  et encore avec option : stratégies électorales ! J'en veux beaucoup à nos hommes et femmes politiques de ne pas avoir été capables de nous mettre, nous électeurs, autrement que devant ce jeu imbécile.

Je leur en veux d'autant plus que par ignorance, prudence ou incompétence aucun d'entre eux ( sauf peut-être Monsieur Bruno Mégret ! Eh oui ...) ne semble conscient  que c'est le système bancaire qui tient nos sociétés dans un véritable « carcan monétaire » et exerce son pouvoir.  Interrogez Google qui  vous le dira !

Il serait temps de mettre au placard les vieilles méthodes  d'accès au sommet de la pyramide et de s'unir pour démasquer le véritable pouvoir illégitime en place et pour en organiser un autre qui soit digne de la société démocratique, équitable et généreusement solidaire à laquelle la très grande majorité d'entre nous aspire.

Sans aucune animosité, car je sais que la tâche est difficile. Sachez que je ne parle ainsi franchement qu'à mes amis. J.J.


appel de nouveaux adhérents du PS à voter. par saduis le Dimanche 12/11/2006 à 22:30

Appel de nouveaux adhérents du Parti Socialiste ( FFE).

 Nous sommes 89.000 personnes à avoir rejoint avant le 1er Juin le Parti Socialiste et les inscriptions continuent. La  Fédération des Français à l’Etranger a doublé le nombre de ses adhérents.

Ces adhésions, par leur nombre absolument inattendu, prennent valeur d'événement. Une soif d'agir, assurément, se dévoile, la mise en route d'un processus nouveau. Si les conséquences en sont encore incalculables à cette heure, le geste lui-même ne peut être ignoré.

Certes, nous ressentons ici et là dans certaines sections une certaine méfiance Pourtant, nous ne nous laisserons pas décourager et nous ne céderons pas sur notre volonté d'agir.

Nous resterons fidèles aux idées et à la détermination  qui nous ont conduits à rejoindre le Parti socialiste.   

C'est avec le souvenir encore vif de 2002 et habités par une conscience politique de longue date que nous avons rejoint le Parti Socialiste.

 Nous, les nouveaux adhérents, entendons participer pleinement aux débats et à la désignation du ou de la candidat(e) du Parti Socialiste à l’élection présidentielle de 2007..

 Nous remercions  les nombreux et anciens militants qui nous accueillent avec espoir et une grande attente pour porter haut le Parti Socialiste dans ses idées de solidarité, de combat citoyen et de justice sociale.

Mobilisons nous en masse le 15 novembre dans notre section ! et le 16 novembre en France

Chaque voix comptera !

Premiers signataires : Myriam Saduis, Florence Gerard, Colette Aussedat, Farid Jeddi, Alex Papanastassiou, Frederic Ciafferi, Nadia Brelaz, Bernard Brelaz, Marie- Laure Botella, Benoît Lévêque, Gilles Revelin. François Wakenhut ( Section de Bruxelles ) Pascale Seux (Section de Varsovie, Annie Fratoni (Thaïlande - isolée) Delphine Salkin ( section de Genevilliers))

 

Merci de soutenir la participation au vote en diffusant cet appel, vous pouvez y ajouter votre signature, en indiquant votre section, par courrier électronique à : nouveauxadherentsps2006@hotmail.com nouveauxadherentsps2006@hotmail.com

nouveauxadherentsps2006@hotmail.com


presque d'accord, et pour SR ! par marc.sevres le Lundi 13/11/2006 à 23:23





Bonjour Mr Généreux,

j'ai beaucoup apprécié votre campagne pour le non au TCE, et cela m'a amené à voter "non", alors que j'étais parti pour le "oui".

En ce qui concerne votre lettre, je suis d'accord sur presque tout, et pourtant, je vais peut-être voter pour SR.

En 2002, je trouvai L Jospin pas top, je n'ai pas voté pour lui au premier tour, et j'ai eu Raffarin et Villepin. Je reste persuadé que L Jospin aurait fait moins mal (pour être précis, aurait conduit une politique moins "régressive").

Cela m'a changé (d'ou mon adhésion au PS que je trouvais un peu mou, désolé de le dire ici).
Et maintenant je fais attention. je cherche à savoir qui a le plus de chance de gagner, car même si SR a certaines prises de positions un peu à droite, elle fera moins de mal, avec l'appui du PS, que Sarkozy.

Qui donc a le plus de chance ?
Votre analyse me paraît esquiver la "crédibilité" des candidats.

La crédibilité de SR est bonne, compte tenu de sa stratégie, avec sa grande proximité idéologique, réthorique avec la droite. Il y a donc de bonnes chances qu'elle conquiert beaucoup plus sur les couches moyennes, qu'elle ne perde sur sa gauche, compte tenu de l'effet "2002", dont je suis un exemple.

Malheureusement la crédibilité de L Fabius me paraît faible pour 2007, compte tenu de son passé. Il faudrait attendre 2012 pour que l'électorat populaire, si il gardait le cap, se dise "oui, il a vraiment changé". Dommage, mais on ne peut réécrire le passé.

De plus, à votre différence, je ne crois pas que le programme du PS puisse permettre de regagner les couches populaires, ou moyennes en difficulté. En effet ceux qui souffrent savent qu'ils ne s'en sortiront pas sans une politique protectioniste (intelligente) et sans l'arret de l'immigration (qui concurrence directement ceux qui ont une faible qualification, et pas seulement eux). D'ou le retrait de l'UE, ou une reconstruction sur un noyau protectionniste (la "préférence nationale ou communautaire" du début de l'UE). On en est loin au PS (pour ceux qui pensent que c'est impossible, voir la Suisse, la Norvège ...)

De plus j'observe que la grande majorité des "responsables" du PS soutiennent SR. Il me semble clair qu'ils la soutiennent car ils pensent qu'elle a le plus de chance de gagner. Comme la pluspart sont des élus, qu'ils ont une grande expérience, qu'ils connaissent le terrain, qu'ils ont envie d'être réélus, comment imaginer qu'ils se trompent ?

Pourquoi moi, nouvel adhérent, je serai plus perspicace qu'eux ?

Un contre-argument serait que les cadres d'un parti (PS ou autre) peuvent se tromper "en masse".
Mais je n'ai pas de culture politique, et je vois mal.

Ainsi je n'étais pas au PS au moment du référendum, et je crois que les cadres du PS ont soutenu le "oui" par conviction (aveuglement ?) pro-européen, et non par calcul électoral, même si à ce moment là les deux semblaient aller ensemble. Il me semble même qu'au départ ils étaient électoralement pour le "non", et que c'est Hollande qui les a convaincu du "oui" (je dis cela sur la base d'un dessin de Plantu au Monde). Cela plaiderait en faveur de leur perspicacité.

Cordialement


Re: Finalement LF par marc.sevres le Mardi 14/11/2006 à 10:29

finalement, j'ai changé d'avis et je vais voter pour L Fabius

Pourquoi ?

parce que j'ai vu sur le site de G Filoche, Démocratie & Socialisme, qu'en fait les élus socialistes étaient partagés, contrairement à ce que je croyais.

http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=966&titre=Une-idee-des-vrais-rapports-de

Du coup, je me sens libéré, et légitime à exprimer mon sentiment "de coeur"

Cordialement


Re: Re: Finalement LF par rosay le Mercredi 15/11/2006 à 21:35

Bien sur!
Rater la désignation de Laurent Fabius en qualité de candidat à la Présidentielle pour le parti Socialiste serait pardonnez moi l'expression  "Une grosse connerie Socialiste" et de surcroît une aberration telle que le Oui au TCE par un référendum interne dont la moralité atoujours laissé pantois bon nombre de socialistes au vu du résultat public.

Salut et Fraternité

Rosay


Re:Vote Fabius=0,4% du non de gauche, vote PS=1,3% des voix de gauche par Malou le Vendredi 17/11/2006 à 08:52

Si on compare  aux résultats du référendum sur 27,8 millions d'exprimés, 50% de voix étaient de gauche soit 13,9 millions. Sur ces 13,9 millions 60% étaient non de gauche soit 8,34 millions de citoyens. Le vote Fabius: a été 18,5% de 178000 soit environ 33000 voix. Le vote socialiste  a représenté 178000 voix sur 13,9 millions soit 1,28% des voix de gauche et le vote Fabius a représenté 33000 sur 8,34 millions soit 0,4% du non de gauche. Le vote Ségolène +DSK en enlevant quelques ralliés du non de gauche a représenté 75% de 178000 = 133500 voix sur 5,5 millions de Oui de gauche , soit 2,4% du oui de gauche.

Conclusions de ces calculs approximatifs: même si on ajoute 0,2% du non de gauche qui a été sur Ségolène, la mobilisation du non de gauche dans le PS a été quatre fois plus faible que celle du Oui de gauche : 0,6% et 2,4%.

Deuxièmement: la réserve de voix d'un candidat socialiste du non de gauche est théoriquement de 8,3 millions, sans doute de plusieurs centaines de milliers, mais il faut convaincre la gauche noniste d'investir 20 euros là où ça se joue. Nous n'avons pas su mobiliser le non de gauche.  La prochaine élection interne de ce type se jouera aussi par la mobilisation sur Internet.


Re: Re:Vote Fabius=0,4% du non de gauche, vote PS=1,3% des voix de gauche par jacques le Vendredi 17/11/2006 à 09:25

Depuis aujourd'hui, je connais le prix de la démocratie : 20 euros.


Re: Re: Re: Finalement LF? Non, Sarko! par Roger le Vendredi 17/11/2006 à 15:21

La "grosse connerie" est donc largement faite!La leçon du TCE n'a servi à rien !
La droite se frotte les mains (discrètement). Les média sont contents (ça leur refait une petite santé!).
Un électeur de gauche comme moi ne "peut" pas voter SR, je voterai donc nettement à gauche du PS au 1er tour, au risque assumé de voire un 2ème tour encore plus glauque qu'en 2002 (Sarkozy/Le Pen). Ce dimanche là, je mettrai un bulletin blanc. Aux légilsatives je voterai quand même pour faire gagner le candidat de gauche le mieux placé.
Après tout, Sarko prendra le Pays dans un piteux état, et l'on sait que l'économisme ultra libéral, la Politique autoritaire, et l'atlantisme de Sarko, n'arrangeront rien...Rendez-vous donc dans 6 ans pour espèrer une vraie gauche au pouvoir! En attendant , les jeunes, les vieux, les précaires, les chômeurs, les fonctionnaires, les ouvriers et employés, bon courage! Il vous en faudra!


Bravo Ségolène par Leroy JP le Samedi 18/11/2006 à 08:31

Bravo Ségolène !!!

La victoire est nette après un débat qui fut fourni et de bonne tenue au cours duquel chacun des trois protagonistes a fait entendre sa « petite musique » sur fond de programme socialiste.

Les militants (les adhérents) ont tranché. Nous avons une candidate nous sommes derrière elle et quelles que soient nos options nous aurons à soutenir sa candidature.

Néanmoins nous ne sommes pas adhérents d’un parti stalinien. Si l’on annonce se porter candidate pour le respect des citoyennes et citoyens il faut commencer par respecter les adhérents. La tâche première de Ségolène est donc de rassembler les socialistes et cela ne se décrète pas mais s’obtient.

Si l’engagement induit le respect de la loi majoritaire, il est en droit d’attendre le respect, mieux que lors du référendum du 29 mai 2007. Ségolène est donc en devoir de dire comment elle honore les adhérent(e)s qui ont portés leurs suffrages sur le nom de ses concurrents.

La question sociale reste à traiter.
La relance de l’Europe reste d’actualité.
De plus, Ségolène aura certainement entendu qu’elle ne fait pas l’unanimité sur la question de la prévention de la délinquance comme sur la démocratie participative, la carte scolaire et le service des enseignants. En attendant que la liste s’allonge. Elle ne pourra demander à l’ensemble des adhérent(e)s de la suivre sur ces questions. La question personnelle de la fidélité à ses engagements obligera certain€s d’entre nous à la combattre officiellement si elle persiste dans ce registre de la provocation. Cela n’exclut pas qu’il faille mettre chacun de ces sujets en débat y compris et tout d’abord au sein du Parti.

Nous sommes un certain nombre à constater que le vote d’hier soir a consacré la fin d’une période. Nous avons cédé à une certaine forme d’américanisation de la vie politique de notre parti. Nous avons, en effet, consacré plus d’efforts à débattre publiquement sur des personnes qu’à débattre sur des idées. Imaginons qu’une telle énergie démocratique ait été mise en œuvre pour élaborer le Projet socialiste. Quelle leçon de pédagogie politique c’eût été ! Au lieu de cela nous avons, par le biais d’exposés type grand oral avec fond documentaire commun, le Projet socialiste (élaboré sans recensement véritable des ressentis des adhérent(e)s et dans certains lieux sans aucune réunion sauf celle du vote) donné dans le genre constitution de clubs de supporters avec des leaders tenant compte de l’opinion public ou ballottés par elle. Nous voilà donc insensiblement passés du Parti d’Epinay à un parti de type Démocrate à l’américaine. Dans ce cas une adhésion à 20 € suffira effectivement amplement.

Autre aspect des choses.
La désignation de Ségolène ouvre un champ d’action éclairé différemment pour la candidature unique de la gauche anti-libérale si elle sait s’entendre. Nous le saurons les 9 et 10 décembre. A cet égard, il serait urgent et déterminant que Ségolène apporte une ouverture sur l’Europe afin que les militants socialistes des collectifs du NON aient de bonnes raisons de ne plus militer dans ces collectifs. De toutes les façons Ségolène aura à rassembler toute la gauche au deuxième tour et à s’adresser à ces collectifs si elle veut bénéficier de leur ardeur militante pour le 2ème tour.

En conclusion,Ségolène Royal est maintenant la candidate de notre parti.
Nous devons tout faire pour qu’elle gagne en 2007 face à Sarkozy ou tout autre candidat de droite.
Nous savons tous, en effet, ce que seraient les conséquences d’une défaite de la gauche pour le salariat de notre pays : le droit de grève serait vidé de son contenu et le patronat et la droite auraient les mains libres pour mettre à mal tout ce qui reste de nos acquis sociaux (assurance maladie, retraite, sécurité sociale, assurance chômage, allocations familiales, droit du travail..) et de nos services publics. Nous devons tout faire, aussi, pour que nos candidats aux législatives puissent l’emporter. Il est question de remplacer une majorité UMP qui aura mis à mal notre modèle social sans jamais tenir compte des alertes envoyées par le mouvement social.

Courage Ségolène.
La mobilisation ça se construit au prix d’efforts en direction de celles et ceux qu’on veut rassembler mais pour gagner cela s’impose.


Re: Et maintenant... par Malou le Dimanche 19/11/2006 à 10:16

Beaucoup de socialistes et citoyens de gauche sont inquiets. Où Ségolène veut-elle aller, elle qui a commencé sa carrière politique derrière Delors dont la politique de stabilisation social libérale nous a mené aux trois millions de chômeurs.? Quelle place accorde t'elle au projet socialiste? La dérive droitière accélérée du Labour, du SPD, du PSOE etc..., elle semble l'approuver contrairement à Jospin qui a affronté Blair quand ce dernier était haut dans les sondages. Ne nous rejoue t'on pas en plus grand le coup de l'Europe qu'on voulait sociale aux Européennes et dont la majorité de la direction PS demandait d'approuver le projet Giscard de constitution néo-libérale quelques mois plus tard?  

 Le choix en fonction du sexe (degré zéro de la politique) pourrait permettre d'avaliser certains choix néo-libéraux de l' oligopole financier. 

La capacité de l'altergauche à s'unir sur un candidat "apartidaire", cad. non assimilé à un parti et compétent se pose pour toute la gauche. En effet malheureusement on ne peut exclure une chute de Ségolène dans les dernières semaines, quand les sondages se rapprochent de la réalité du résultat. Le risque a été pris en la choisissant  qu'il y ait au deuxième tour zéro, un ou deux candidats de gauche.

 La carte à 20 euros, Hollande nous l'a  imposé. La politique demande de savoir s'adapter ou de ne plus compter. Il semble que 80% des nouveaux socialistes étaient pour le oui de gauche ( à vérifier) alors que 60 à 65 % des citoyens de gauche ont voté non. A nous d'aller les voir , particulièrement ceux du non de gauche qui n'approuvent pas les mesures néo-libérales favorables aux rentiers de la finance, et de leur dire. Si vous vouler défendre les droits sociaux, investissez 20 euros et ça restera valable dans les années qui viennent. Combien les citoyens des classes populaires et moyennes vont perdre en plus du délitement du lien social (lire absolument Jacques Généreux , La dissociété) si les droits sociaux diminuent et la précarité augmente ?


Sarkozy, l'hymne ! par le Jeudi 23/11/2006 à 23:53

Découvrez en exclusivité l'hymne de campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy sur http://www.leputois.com

Nicolas Sarkozy aurait présenté à quelques "happy-fews" cet hymne spécialement dédicacé aux enfants sans papiers, qui l'accompagnera tout au long de la campagne présidentielle de 2007.

Enfin, si on croit tout ce qui se dit…


par aaa le Vendredi 23/05/2008 à 11:19

ses laid


Re: par aaa le Vendredi 23/05/2008 à 11:20

tu et nulle toi



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