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Pourquoi je quitte le PS

Par Jacques Généreux • Parti de Gauche-Socialisme • Lundi 24/11/2008 • 40 commentaires • Version imprimable

La ligne politique que je crois la plus adaptée aux défis du XXIe siècle, et la plus susceptible de s’opposer à la grande régression engagée par la droite, reste irréductiblement minoritaire au sein du PS. Ce constat, trop de fois confirmé, me conduit à quitter ce parti pour m’engager dans la construction d’un nouveau parti de gauche, socialiste, républicain, démocratique et résolument décidé à refonder l’union des partis de gauche autour d’un programme de gouvernement.

 

Tout au long des années 2000, au côté d’autres socialistes, je me suis engagé contre la dérive du PS et de ses homologues européens vers les politiques et les valeurs néolibérales : privatisation et mise en concurrence des services publics, baisse des impôts sur les revenus du capital et les hauts salaires, dérégulation des marchés financiers, généralisation du libre-échange, philosophie de la responsabilité individuelle, culte de la compétitivité, abdication devant la mutation de l’Union européenne en espace de guerre économique. Face à cette dérive, bien des militants découragés ont déjà quitté le PS, tandis que d’autres, dont je fus, n’ont jusqu’ici pu se résoudre à abandonner le parti de Jaurès sans combattre pour sa renaissance. Le courage politique commandait de ne pas se résigner, car les seules batailles perdues d’avance sont celles que l’on renonce à mener. Mais voici venu le temps où la lucidité politique commande de reconnaître la défaite.

 

Les résultats du congrès de Reims sont à cet égard peu équivoques : la ligne résolument socialiste que j’ai défendue aux côtés d’Henri Emmanuelli et de Benoît Hamon est soutenue par moins d’un militant sur 5 ; en votant pour Ségolène Royal malgré l’opposition de tous les autres leaders du PS, 50% des militants estiment que le clivage gauche-droite est dépassé, et que l’avenir de la transformation sociale passe par la mutation du PS en un parti démocrate allié au centre-droit ; enfin, si la courte victoire de Martine Aubry est confirmée, c’est celle d’une coalition ambiguë intégrant les plus ardents défenseurs des options libérales, celle d’un front construit sur le rejet de Ségolène Royal, et non sur une ligne commune concernant des questions aussi essentielles que le libre-échange ou le traité de Lisbonne. La vieille direction du PS, celle qui a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002, celle qui a creusé le divorce entre le PS et son électorat lors du référendum européen du 29 mai 2005, aura peut-être « sauvé les meubles » en se liguant contre une personne. Mais le PS sort de cette manœuvre tout aussi illisible qu’avant et laisse ses électeurs tout aussi orphelins d’une représentation politique claire et efficace.

 

Je garde intactes mon amitié et mon estime pour les camarades qui, face à ce constat d’échec, pensent que la bataille interne au PS demeure l’engagement le plus utile au pays. Pour ma part, devant l’urgence qu’il y a à proposer une alternative politique à la régression sociale en cours, devant l’exigence immédiate d’une représentation politique du « non » socialiste aux prochaines élections européennes, je ne crois pas utile de dépenser mon énergie à convaincre 50 % des militants du PS de redevenir « socialistes », et j’entends l’exaspération des électeurs qui attendent d’un responsable politique qu’il s’occupe enfin davantage du pays que de son parti.

 

Je n’ai plus d’illusion sur la capacité de la « gauche du PS » à constituer rapidement l’axe central de ce parti sur les questions économiques, sociales ou européennes. Qui plus est, même quand elle parvient à inscrire ses propositions dans le programme du PS, ce peut être en pure perte. Ainsi, en 2004, pour les élections européennes, au nom de l’unité et sous l’impulsion de François Hollande, le conseil national, unanime, a accepté en bloc la ligne défendue par Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, ligne selon laquelle la Constitution européenne était en l’état inacceptable et n’aurait le soutien du PS qu’à un certain nombre de conditions. Mais cette ligne, qui valut au PS une grande victoire en juin 2004, était, dès le mois de juillet, piétinée par le Premier secrétaire. Ce dernier entrait en campagne pour le « oui », engageant à sa suite une majorité de militants, quand bien même aucune des prétendues « conditions » proclamées devant le peuple français n’avait été seulement discutée.

 

Non contente de cette première trahison du suffrage universel, la direction du PS ne s’est pas dressée d’un seul bloc contre Nicolas Sarkozy quand celui-ci imposait la ratification parlementaire du traité de Lisbonne (traité strictement identique à celui que 55% des Français et les deux tiers des électeurs de gauche avaient rejeté). Le président de la République commettait un crime contre la démocratie, doublé d’un crime de haute trahison puisqu’il s’entendait avec des puissances étrangères pour imposer un traité contre la volonté clairement exprimée par le peuple français. Face à pareille forfaiture, pouvait-on imaginer, que nous, les socialistes, les héritiers de Jaurès et de la promesse d’une « démocratie jusqu’au bout », nous ne serions pas, cette fois au moins, unis du premier au dernier, pour mobiliser le peuple contre la droite antidémocratique ?  Eh bien, pire qu’une simple réticence à mener ce combat, nous eûmes quelques leaders visiblement satisfaits que, grâce à Sarkozy, on ait sauvé leur cher traité, contre le peuple ! Quelques leaders qui participeront peut-être à une direction du PS, d’ores et déjà décidée à construire un programme européen commun avec le PSE, c’est-à-dire avec tous les plus ardents défenseurs du traité de Lisbonne, qui ont désormais en tête une seule obsession : convaincre les Irlandais que leur « non » à ce traité n’est pas recevable, qu’ils doivent dire « oui » à ce qu’ils refusent, car désormais, dans l’Union européenne, il n’est de place que pour les peuples qui renoncent à leur souveraineté.

 

Un tel entêtement à bafouer la démocratie, une telle application à mépriser le choix des peuples, ne peuvent que nourrir un ressentiment antisocialiste et antieuropéen, dont le principal débouché politique sera la montée d’un populisme gauchiste ou nationaliste, au détriment d’une gauche de gouvernement proeuropéenne. C’est pour combattre cette funeste perspective que, en 2005, j’ai mené une campagne nationale pour un « non » de gauche et proeuropéen, un tour de France du « non » socialiste aux côtés de Marc Dolez et Gérard Filoche, une campagne unitaire avec les communistes, avec Attac, avec toutes les forces de gauche engagées pour une Europe du progrès social. Je ne vois pas avec qui d’autre que ceux-là je pourrais, en 2009, mener à nouveau une campagne pour cette Europe-là. 

 

Le PS, en quête de renouveau et de reconquête de l’électorat populaire, pouvait prendre une autre voie. À la faveur du « non » français en 2005, il aurait pu entendre que ceux qui, dans ses rangs, étaient restés aux côtés de la gauche (c’est-à-dire du côté de ses électeurs) avaient fait le bon choix politique. À la faveur de la nouvelle crise financière enclenchée dès l’été 2007, il pouvait reconnaître que tous les socialistes qui, inlassablement depuis les années 1990, avaient fait le bon diagnostic sur la mutation du capitalisme, n’étaient pas d’archaïques gauchistes mais, au contraire, des socialistes vraiment au fait du monde présent. Or, ces socialistes qui avaient « un monde d’avance », aucun autre courant au PS n’a voulu entrer dans le congrès avec eux, dans une motion commune à laquelle ils étaient disposés sans autres conditions que celles relatives à la ligne politique, concernant notamment la réorientation de la construction européenne et la remise en question du dogme du libre-échange. Je prends acte de ce refus. Je prends acte de ce que la seule motion qui, selon moi, aurait dû arriver en tête dans un Congrès « socialiste », et dans ce moment de l’histoire qui lui donne raison, est arrivée en queue avec 18,5% des votes.

En conséquence, à la suite de Marc Dolez et de Jean-Luc Mélenchon, je m’engage dans la construction du « Parti de Gauche ». J’appelle tous ceux qui m’ont fait jusqu’ici l’honneur de manifester leur soutien à mes engagements à nous rejoindre dans cette entreprise.




Commentaires

pourqoi je quitte le ps par Hardy Pierre le Lundi 24/11/2008 à 11:32

Bravo!!!
ET enfin  !!!!
 car c'est ce que nous vous demandions de faire il y a déjà quelques années .

Nous allons pouvoir nous retrouver avec des porte-paroles dans la droite ligne de nos idées .

Hors de la " guerre des personnes " .

Nous espérons que bon nombre de français notamment ceux qui avaient pris parti pour le non au traité constitutionnel européen ,( gràce à l'éclairage de vos ouvrages et de votre campagne ) et qui se sont sentis floués par la position du PS vont vous rejoindre en masse , ainsi que ceux qui malmenés par la crise économique actuelle ne se sentent plus représentés par ce même PS.

Bon courage 
Bernadette et Pierre


Retrainé ( Adhérent P.S.) par Cuisinier le Lundi 24/11/2008 à 13:40

Le coup d'état de Martine Aubry
Que soudainement ce soit Martine Aubry qui s'autoproclame Premier Secrétaire du P.S. alors que quelques minutes plus tôt Ségolène Royal était donnée gagnante à 52 % dans presque toute la France, cela n'a rien de démocratique et relève à mon avis des méthodes staliniennes. 

C'est un coup d'état interne dans un parti qui se veut démocrate et républicain. Il montre bien que les dinosaures* du P.S. sont prêts à tout, semble –t-il, pour éliminer Ségolène Royal et garder le pouvoir à tout prix.
Si j'en avais les moyens, je diffuserais sur Internet, à l'intention de tous les adhérents ou sympathisants de Désirs D'avenir, et pourquoi pas à tous les socialistes, une mise en garde contre cette "mainmise" en force sur le parti, et la suggestion de faire parvenir au Premier Secrétaire, par exemple, une pétition pour exiger de recommencer l'élection !
M.C.
 
*L'Homme se lève à Gauche. A Droite, il se couche.
                                                          Confucion
 


Ravi d'apprendre... par Jean - Claude le Lundi 24/11/2008 à 14:14

...que vous avez quitté le PS pour rejoindre Le Parti de Gauche.C'est la seule chose à faire pour tous ceux qui croient encore aux idées socialistes: parce que si c'est pour avoir la droite au gouvernement et une pseudo-droite à la tête du PS,autant encarter tout le monde dans un grand parti unique et sarkozyste!.Certains ont déjà franchi le pas (je pense au Maire de ma chère ville de Mulhouse) et d'autres comme Vals et consort ne devraient pas hésiter plus longtemps,vu qu'ils n'ont plus rien de socialiste ni dans les idées ni dans le comportement.
Encore bravo à vous!


re : post n°4 (effacer les 2 autres. merci) par la fourmi rouge le Mardi 25/11/2008 à 22:21

La motion Hamon a essuyé une érosion :

1°) car certains ont préféré "un vote utile" Aubry d'entrée. 
Chacun est libre de son analyse politique....

2°) pour d'autres, le 20 novembre, ce fut au contraire une vraie rebellion, et donc 
un "vote utile" pour rénover le PS, ....en faveur de Royal.

* Dans les 2 cas, la responsabilité de BH est entière :

le comportement d'apparatchik de Benoît Hamon, qui a prévalu dans ses combinazzionnes avec Cambadélis et Bartolone ( non seulement dans ses réactions TSSR où l'affect a prévalu, mais aussi pour "se placer" avec certains de ses compagnons, d'une inculture rare, tel R.Hammadi, ...qui fut préféré à Jacques Généreux ...ce qui en dit très long sur BH ! .) . Aussi certains rêveurs tombent de haut.

* Par ailleurs, des enjeux locaux ont parfois joué :
des mandataires de la motion C avaient l'opportunité dans certains départements, d'être associés à la gestion d'une Fédération.


Re: re : post n°4 (effacer les 2 autres. merci) par J-Genereux le Mercredi 26/11/2008 à 16:52

Je ne vois pas en quoi mes camarades Hamon et Hammadi sont responsables du vote pour Aubry ou pour Royal. L'amertume de la défaite ne soit pas ne doit pas conduire vers des ressentiments non fondés envers des camarades qui depuis longtemps ont mené la bataille pour l'ancrage à gauche du PS, et qui ont en outre une culture politique bien au-delà de la moyenne dans ce parti. Pour ma part je suis honoré d'avoir pu mener ce combat à leur côté, et je leur garde mon estime et mon amitié. S'il faut chercher des responsables sur l'état du parti aujourd'hui, cherchonc plutôt du côté de ceux qui l'on dirigé depuis les années 2000 !


Re: re : post n°4 (effacer les 2 autres. merci) par la fourmi rouge le Mercredi 26/11/2008 à 21:38

Tout à fait d'accord sur la responsabilité de ceux qui gèrent le PS depuis 2000, dont ....Hamon, passé de Rocard à Emmanuelli puis Hollande et à présent Aubry.
Quant au pauvre R.Hammadi, l'écrabouillé d'Orly, on peut lui préférer d'autres militants de valeur : 
en quoi ce choix serait dicté par de l'aigrititude ??? Je ne lui donne pas du tout l'importance que vous semblez lui accorder.
Bien à vous.


le chagrin et la colère par Roselyne le Lundi 24/11/2008 à 14:27

Bonjour, M. GENEREUX,

Militante du PS, je suis écoeurée, fatiguée, de ce qui s'y passe. J'y ai tellement cru, pour ma part, à la remontée de la gauche du PS... Je ne comprends pas que son score ait été si faible, que la candidature de Benoït HAMON n'ait pas, jeudi dernier, recueilli davantage de voix. Ni que des voix m'ayant encouragé aient pu, le vendredi, se reporter sur S. ROYAL.

Et je n'aime pas plus que vous l'union hétéroclite contre cette dernière....

Alors, je ne sais plus... Lutter à l'intérieur du PS ? A l'extérieur ?

De toute façon,tous les militants de gauche se retrouveront dans la lutte, c'est sûr. Mais avec quelle efficacité ? Les partis, les syndicats, les associations même perdent des forces dans ces abandons successifs (je ne parle pas de votre choix, mais de ceux, que vous avez soulignés, du PS et des autres "socialistes" européens), ces divisions obligées, ces recompositions improbables.

Je suis encore au PS pour l'instant. Je continuerai d'ajouter ma présence et ma voix aux manifestations - toujours trop maigres, toujours trop divisées - de ceux qui n'acceptent pas les coups portés par la droite aux plus faibles, aux moins chanceux, aux "losers" d'une société inique. Mais je ne préjuge pas de l'avenir de cette décision toute provisoire.

Bon courage à vous et à ceux qui tentent l'aventure.


Le PG par Eugène le Lundi 24/11/2008 à 14:41

Bonjour .

Je viens de vous entendre sur Europe 1 , vous rejoignez le PG c'est un bon renfort pour JLM .

J'ai écrit ce matin sur le site de JLM dans la rubrique " La lueur du jour aussi " post 31 eugène ( 1 ) .

il serait bon que vous écrivez quelques mots sur ce site !

Attention à la composition de la future équipe ( pas que des ex - PS ) 

                                                                 Cordialement   E.H


le congrés de tour 1920/2008 par Bourdin le Lundi 24/11/2008 à 14:46

 Tout cela finis comme cela à commencer  Jaurés bourgeois qui a eu la chance de ne pas gouverner et d'être assassiné a fait 1905 et rester dans nos pensées comme quelqu'un de merveilleux .En 1920 après la belle saignée de 1914 Les élites  de gauche de l'époque ont choisi les modernes  et ce fut la création du PC les autre toujours trés Bourgeois trés trés minoritaires et ce fut la  SFIO .En 2007 le PC ne fait pus que 1 à5% et nos moderne du PS qui regardent à droite et au centre qui en France est toujours à droite sont prêts à une nouvelle coupure à pourquoi ai je adhérer  et voter et soutenue tel motion qui me semblait à gauche tout en sachant ce que représentaient les élites qui la  défende . Je vous ai entendu monsieur ce midi à Europe vous avez sans doute raison . Mais je suis fatigué j'espère simplement que tous les députés sénateurs président et  te maire conseiller municipale  PS.ect;;; seront derriere  la manifestation que vont organiser les syndicats qui pour une fois sont réunis  car les militants de base comme moi juste bon à distribuer des tracts ne voulant pas être ceci et cela  eux sont toujours dans les manifestation perde souvent leur salaire ou se leve de bonheur comme moi qui suis à la retraite


Re: le congrés de tour 1920/2008 par J-Genereux le Lundi 24/11/2008 à 14:51

En tout cas, les représentants du PG (Parti de Gauche) seront dans la rue avec le mouvement social. pour les autres... j'espère qu'ils y seront aussi.


renversant par martin le Lundi 24/11/2008 à 15:00

 Cher monsieur,

Né tout comme vous à Saint-Brieuc mais dix ans plus tôt et ancien de Sciences Po, je suis stupéfait par l'archaisme de votre pensée, votre manque de lucidité, et surtout votre volonté mortifère à refuser d'exercer le pouvoir pour changer le cours des choses... vous en avez peur... l'opposition est toujours plus confortable...la gauche va crever debout de son manque de désir politique... Jaures est mort, et vous ne le savez pas.
Bien à vous
Jean-Luc Martin 


Re: renversant par Bourdin le Lundi 24/11/2008 à 15:35

Exercer le pouvoir pourquoi faire ?Après avoir travaillé de 14 a 60 ans dont trente ans dans la marine marchande au personnel d'execution je peux sans probléme connaitre les avancements non intelectuels
pour le gens de mon niveau et ils sont des millions  comme moi et pour des marins de ma condition vous de Saint Brieuc vous avez peu de pas à faire Les grandes conquétes sociales ne ce sont faites que par de grands mouvement ouvrier même les congés payés n'étaient pas au programme de la SFIO de l'époque . et comme disait Monsieur Fraisinnet Député et Armateur de son état :"Len'ai donné a mes marins que ce qu'ils m'ont arraché" il faut reconnaitre au moins à la majorité du PS Archaïque que Roccard 2008 nous a rejoint Cette gauche de 81 a apporté la Retraite à 60 ans ,les 39 heures et la 5 cinquième semaine de congé  et ,les nationalisations de 1981 ont permis de sauver de grandes industries type Saint Gobain Péchiney et même refaire une sidérurgie que notre droite a délocaliser aux Luxembour pour pouvoir la vendre en pleurant .Mais entre les deux la gauche non archaïque est revenue au pouvoir et a laissé faire .Aussi pourquoi  le pouvoir  pour les 35 heures ou pour l'état ne peut pas tout faire faire, voter la loi pour le vote des étrangers àla chambre en première lecture et faire en sorte que le sénat ne la vote pas  favoriser les pavillons de complaisance en 1988 en ne revenant pas sur ce qu'avait fait Chirac en 87  puis pleurer pour l'erika . Au plaisir de vous lire


par le Lundi 24/11/2008 à 21:41

Bravo! Quitter un parti, quitter aussi des certitudes, encore bravo :-)
 
D' autres vont vous suivre certainement
 
Un peu de pub pour le PG
 


Merci, je me sentais seul depuis... 1990 par Thomas Rudolf le Lundi 24/11/2008 à 22:47

Merci.

Il y a eu depuis 19 ans une vide cognitif, qui nous plonge à présent dans la débâcle
et le casse commis sur le PIB des pays de l'hémisphère riche comme sur les Pays ACP et les PED.

J'avais pu observer dès 1990 à Iéna, en Thüringe, l'adoration subite pour la Volatilité, terminologie nouvelle pour l'époque et déjà en vogue dans les nouveaux Länder de l'ex-RDA.

Quand j'avais lu un livre de Lothar de Maizière, le 1er président élu démocratiquement de la RDA non encore réunifiée, sur l'adoration subite pour ce genre d'économie de marché qui laisse une telle place pour la volatilité, j'avais tout compris.

Depuis 1990 j'avais tout vu et prévu ce qui nous arrive aujourd'hui.

Je me sentais seul à me battre dans mon coin et je me demandais si je parlais le vestique, le roman ou le français. Bien sûr, je savais que je n'étais pas dans le faux.

Mais si les influenceurs en place et en vue ne prennent pas le relai de ce que les petits pensent et veulent, nous ne pouvons rien mettre dan sles urnes de bon.

Je vous observe depuis des années. Je nous souhaite que vous sachiez convaincre.

Bien à vous

Thomas Rudolf, Strasbourg

site: Rénovez Maintenant 67, journal d'un Cimbre


BRAVO ++++ par Mani le Mardi 25/11/2008 à 10:41

Cher Monsieur Généreux,
Bravo et merci pour votre décision....vous nous donnez là une raison d'espèrer.
Nous sommes avec vous.
Mani


Re: BRAVO ++++ par J-Genereux le Mardi 25/11/2008 à 16:26

"Une raison d'espérer", comme vous dites, c'était le titre d'un livre que j'ai publié en 1997 et rééedité en poche en 2000 (aujourd'hui épuisé). Son sous-titre était 'L'horreur n'est pas économique, elle est politique". Poursuoi diable, le fait de savoir que tous nos malheurs viennent de la politique serait une "raison d'espérer" ? Tout simplement parce que cela signifie que la politique est agissante, puissante, et qu'elle transforme le monde. Si c'est bien elle qui transforme notre société en champ de bataille économique, alors, c'est elle aussi qui peut nous remettre sur la voie du progrés humain, de l'égalité sociale, de la vie bonne dans une société pacifiée par la qualité et la solidité des liens sociaux, etc. La politique, c'est le pouvoir de dire non au monde que l'on refuse et de transformer ce non en "oui" pour un autre monde... voilà la "raison d'espérer".


Re: BRAVO ++++ par Creanymnata le Samedi 28/11/2009 à 11:17

Hello.
more links for that topic?
And Bye.


Déflétrir, semer, résister par JR le Mardi 25/11/2008 à 16:48

Commentaire très bref.
Juste pour vous féliciter de cette sage et courageuse décision, la seule (à mon humble avis) digne dans ce moment de pitoyable pantalonnade où se délite définitivement le ps et où tombe le masque.
Bonne route.
A bientôt


Bravo enfin - reste à prendre le temps de construire solide par laerte le Mardi 25/11/2008 à 20:02

Bravo et enfin.

Premier pas. Il reste à reconstruire une opposition crédible, faire un peu plus puissant électoralement que par exemple le PSU et autre petits partis de gauche, car le risque est bien de risquer de demeurer un parti microscopique, invisible donc inutile.

Faire un parti populaire est très difficile, les médias peu coopératifs, quelques bonnes volontés ne suffisent pas.

Quelles perceptions auront nous (grand public) de ce que nous connaîtrons de ce parti à travers de rares informations... ?

Il y a le positionnement dans le paysage politique (et le cirque médiatique), avec d'une part  la clarté des prises de position et d'autre part la capacité de convaincre de la possibilité de faire, alors que la propagande nous a conditionné pour nous faire admettre qu'on ne peut presque rien faire, que c'est trop compliqué ou "utopique", que le marché est naturel et le capital plus libre que les personnes. Chance, le capitalisme vient de se flanquer par terre par trop de boulimie frénétique. Vous avez, nous avons quelques mois pour trouver une place dans le paysage.

Crédibilité : Comment trouver les mots qui disent que telle action est non seulement possible mais encore souhaitable car ceci-cela. Après deux phrases, l'exposition de la démonstration devient inextricable pour la plupart de nos contemporains. C'est une réalité qu'il ne faut pas négliger, sans vouloir être méprisant. Nous connaissons vos grandes capacités de vulgarisation (et le plaisir de vous entendre disserter si aisément), c'est prometteur.

 

Bon courage, et probablement

à bientôt
Laerte
 


Re: Bravo enfin - reste à prendre le temps de construire solide par Thomas Rudolf le Mardi 25/11/2008 à 22:20

Excusez-moi, c'est bourré de fautes de frappe. Je recommence

_________________________________________

 

Il n'est pas obligatoirement nécessaire de faire un parti dont les activités sont couvertes par les médias.

Lors de la campagne pour le NON, il n'y en avait dans les médias que pour le OUI.

Le refus est venu des chaumières et du site d'Etienne Chouard. Ce n'était que sur le tard, et bien en retard sur cette énorme interrogement populaire et organisé de manière totalement autonome et dans une grande maturité de réflexion citoyenne,  que quelques voix au PS s'en était épris et emparé.

La peur face à la démocratie avait été vite muselée par les Résolutions Leinen qui demandaient aux gouvernements hollandais et français de "faire passer d'une manière ou d'une autre le oui".

Je m'étonne même que l'abstention des députés et sénateurs ps au Congrès de Versailles du 4 février 2008 pour faire passer le TSE, n'avait pas déclenché une vague de restitutions de cartes de membres de ce parti.

Je m'étonne que les bourrages d'urnes et que le système de vraies-fausses cartes relatif au fonctionnement normal et habituel du ps, ne fasse toujours pas fuir les moins malhonnêtes ou les plus conscients.

Donc, si le PG est cohérent et intellectuellement stable sur le temps, il sera tout simplement crédible.
En Allemagne l'OCDE prévoit +700.000 chômeurs avant 2010. En France, tout va bien...

Et ce n'est pas la crise qui n'est pas encore là, mais celle qui s'annonce pour l'été 09 avec la banqueroute d'Etat des USA, qui conférera automatiquement au PG sa légitimité.

Donc il faudra bien s'entourer, au PG.


Re: Bravo enfin - reste à prendre le temps de construire solide par laerte le Mercredi 26/11/2008 à 14:34


Concernant la visibilité de tout parti, il est indispensable d'être entendu.
Certes, le non au référendum fut inattendu et une heureuse surprise. Mais regardez ce qui se passe maintenant. Le traité de Lisbone a été voté sans qu'une révolution n'éclate. Alors que c'est une forfaiture évidente, une grave attaque contre des principes démocratiques. Qui défend des idées de gauche ? Quasi uniquement de multiples groupuscules inconnus et quelques personnalités sans appareils, donc sans actions possibles. Pourtant chacun a des idées de gauche (pour simplifier le propos) que le parti socialiste aurait pu défendre. Chacun a fortement lutté contre ce traité portant ce libéralisme débridé qui vient, une fois de plus, de faire des dégâts d'autant plus sévèrement ressentis que l'on est pauvre – preuve triviale que notre société reste embryonnaire, peu solidaire, dont les améliorations sont faciles à voir – et non à faire.
Le PS n'a pas été capable de profiter de cette vague inespérée du 'non'. Pourquoi donc croyez-vous que ces idées de société pourtant partagées par le plus grand nombre, n'émergent pas ? C'est évidement l'absence de force organisée et crédible qui fait défaut, de canaux d'information de masse dénonçant la spoliation de la richesse du monde. Le PS gagne toutes les élections locales contre ce monde fou qui ne pense et ne voit que rentabilité de biens privés oubliant tout le reste. Pourtant le PS n'a pas de ligne claire face à ce scandale. Nous voyons bien que le vote PS est un pis-allé électoral. Le PC n'en fini pas de ne pas se rénover, la LCR n'a aucune visée à gouverner, le parti écologiste est tellement désorganisé qu'il ne produit rien de compréhensible pour faire un gouvernement. Il vient logiquement de ces énonciations le besoin de visibilité d'un ou d'une coalition de partis forts, cohérents clairement positionnés dans ce monde déstabilisé. C'est le moment et c'est la seule manière de changer le monde, c'est à dire de faire de la politique – organiser une société et non une jungle de pouvoirs égoïstes et délétères.

Seul un parti ou une coalition forte peut nous sauver de la féodalisation envahissante d'un capitalisme avide, égoïste et finalement destructeur.
 


Re: Bravo enfin - reste à prendre le temps de construire solide par Thomas Rudolf le Mercredi 26/11/2008 à 18:42

Vous avez raison.

J'avais rédigé une contribution pour Reconquêtes, quand il s'agissait de rédiger la-dite Motion C qui n'était qu'à des monde de retard. Elle a été tout simplement filtrée.

Il faudra intégrer les solidarités locales, régionales et globales sinon on est pas une personne de gauche.

J'ai aussi fait partie d'un groupuscule, qui s'est cherché, mais qui n'ose pas quitter ses vieilles lunes.

Thomas Rudolf, Strasbourg

site: Rénovez Maintenant 67, journal d'un Cimbre


Félicitations par FAUQUET le Mercredi 26/11/2008 à 09:40

Membre de P.R.S.(association trans-gauche avec Jean-Luc Melenchon) et de la section Petit-Montrouge du P.S. à Paris , j'ai assisté à la réunion du 21 novembre(je ne peux être au meeting du 29) et j'approuve totalement ton texte : entre anciens militants du P.S. et nouveaux du P.G., le tutoiement est possible !
La pente sera dure à monter , mais je souhaiterai que le P.G. dépasse les restes du P.S. pour les prochaines élections européennes !


Bravo par Martial le Mercredi 26/11/2008 à 18:10

Bravo et félicitations. C'est avec vous, et sur les bases que vous avez déjà construites, qu'une nouvelle économie pourra être pensée, et mise sur pied.


A quand ce nouveau parti ? par Lagarrigue le Mercredi 26/11/2008 à 20:20

Bravo,
je viens de vous écouter sur Europe 1, je suis ravie que vous quittiez le PS, ingérable. Personnellement, j'attends beaucoup de ce nouveau parti. C'est celui qui me manque, de gauche, et pas utopique. 

J'espère que beaucoup de politiques vont vous rejoindre, je pense que c'est le bon moment pour le lancer, même si cela va être difficile. Mais maintenant, nous manquons d'un vrai parti de gauche, et nous en avons plus que jamais besoin. Le PC est moribond, et c'est dommage, car depuis quelques années, ses idées étaient bonnes, mais il n'arrive pas à refaire surface. Olivier  de la LCR est très bon orateur, et a des idées, mais ce refus de participer à tout gouvernement ne le rend pas crédible.

L'idéal serait une mixité de la ligne nouvelle du PC, des partisans de la LCR qui veulent bien accepter une gestion concrète, et toute l'aile gauche du PS.

J'ai 62 ans, je rêve de voir ça.

Danielle


Re: A quand ce nouveau parti ? par J-Genereux le Mercredi 26/11/2008 à 22:38

A quand ce nouveau Parti ? Samedi prochain !

Meeting de lancement du Parti de Gauche à Saint-Ouen le samedi 29 novembre,

Centre sportif Ile-des-Vannes
15 bd Marcel Paul
L’Ile-Saint-Denis (93)

Accès par la route : Accès par le périphérique : porte de Saint-Ouen.
Direction mairie de Saint-Ouen par la rue Gabriel-Péri.
Direction centre sportif Ile-des-Vannes.

Accès par les transports en commun : Métro ligne 13
Station : Mairie de Saint-Ouen
Prendre la direction centre sportif Ile-des-Vannes
RER C - Station : Gare des Grésillons
Prendre la direction centre sportif Ile-des-Vannes

Le programme

Tables militantes, films, buvette, fanfare… et les interventions de Raquel GARRIDO, Christophe VENTURA, Michael YOULTON, Jean ZIEGLER, Robert GUEDIGUIAN, Hayat DHALFA, Alexis CORBIERE, Audrey GALLAND, Franck PUPUNAT, Danielle SIMONNET, Jacques GENEREUX, Elisa MARTIN, Claude DEBONS, Corinne MOREL DARLEUX, Eric COQUEREL, Pascale LE NEOUANNIC, Marc DOLEZ, Oskar LAFONTAINE, Jean Luc MELENCHON


plus d'infos : http://www.lepartidegauche.fr/


Merci et vigilance par Escoffier le Jeudi 27/11/2008 à 19:21

 Cher Monsieur Généreux,
Je lis vos livres avec plaisir et profit depuis des années et j'attendais, un peu surpris de votre silence, que vous vous prononciez après la décision de Jean Luc Mélanchon.
Je suis heureux de votre décision, qui m'encourage à faire de même, mais quelles garanties aurons nous d'un fonctionnement démocratique de ce nouveau parti, avec d'ancien dirigeants du PS, et éventuellement du PC, à sa tête ?
L'habitude de convoquer toutes les membres de la famille pour bourrer les urnes de congrès en congrès ne se perd pas facilement. L'habitude de décider d'en haut pour la base non plus.
Mais toute résistance à l'intérieur du PS est vaine, l'appareil social-libéral, même repeint en rouge pour le moment, nous conduira aux mêmes dérives. Souhaitons que ce nouveau parti ait assez de poids électoral pour convaincre cet appareil de ne pas désigner Ségolène Royal comme candidate comme elle s'y emploie si habilement, les gens de gauche n'auraient alors plus le choix et auraient perdu leur temps.
G. Escoffier



Re: Merci et vigilance par la fourmi rouge le Jeudi 27/11/2008 à 20:16

Allons bon!

Vous suspectez le comportement éventuel d'élus PS et PC dans ce nouveau Parti de gauche, qui pourraient être corrompus par des pratiques frauduleuses de bourrages d'urnes, ....et en fin de post, vous en appelez "à l'appareil du PS" qui....que....doit empêcher les militants de s'exprimer (?) finalement.

glups !?


Re: Merci et vigilance par Pink seo le Jeudi 29/04/2010 à 18:49

C'est une décision personnelle que nous ne pouvons que respecter.


Merci! par klein france le Samedi 29/11/2008 à 00:15

Nous avons été si longtemps orphelins, merci à vous et à tous ceux qui vont permettre de faire revivre la gauche!


SURSAUT par FIMBEL Denis le Samedi 29/11/2008 à 18:55

Bravo et merci pour cette très bonne synthèse sur la situation du PS.
Depuis des années je pense que le retour au pouvoir partiel en 1997, n'est que le résultat de la bourde politique du duo Villepin-Chirac après l'onde de choc des manifestations contre les projets Juppé, mais pas le fruit d'un travail en profondeur du PS.

Je souscris entièrement et je pense que l'annonce de la décision Mélenchon-Dollez a été trop tardive.
Mieux vaut tard que jamais, je l'attendais au congrès du Mans, après le vote mémorable du 29 mai 2005.

Personnellement je suis prêt à apporter mon soutienau Parti de Gauche à défaut d'être un actif militant comme je le fus dans le passé.
Les années sans doute et peut-être les anciennes déconvenues.

Cordialement,

Denis FIMBEL
Citoyen ordinaire de GAUCHE.


Une très utile analyse par Eric Jamet le Lundi 02/02/2009 à 23:57

Jacques,

J'ai  lu avec beaucoup d'intérêt le texte publié. C'est la raison pour laquelle j'ai quitté le PS après le congrès du Mans. Ton adhésion au PG confirme mon propre choix. On va avoir du boulot !
Bien cordialement,
Eric


amitiés camerounaise par couly le Jeudi 03/12/2009 à 23:03

 En 1982 etait scolarisé au college dominique savio ... eà à Douala etant un ele ve incontournable on ne peut que s'etre croisé.... aitiés christian couly
Vstime d'un accident de moto en 1979 à douala


amitiés camerounaise par couly le Jeudi 03/12/2009 à 23:05

 En 1982 etait scolarisé au college dominique savio ... à à Douala etant un ele ve incontournable on ne peut que s'etre croisé.... amitiés christian couly
Vstime d'un accident de moto en 1979 à douala


J'ai quitté le PCF par khalid le Mardi 23/02/2010 à 19:18

 J'ai quitté le PCF en novembre dernier ;-)

Par ailleurs un conseil si tu veux parler d'ouvrièrisme dis le clairement, ça évitera les malentendus avec certains plutôt que de dire "tout ouvrier" ! Ciao


une révolution :) par sami le Mardi 23/02/2010 à 19:22

 une révolution qui créerait une société flicarde : je croyais que c'était en train de se mettre en place doucement mais sûrement déjà avec la multiplicité des cameras de surveillance, la prolifération de fichiers, même dès l'âge de la maternelle, la prise d'ADN pour des personnes qui n'ont normalement pas à le faire -au départ c'était pour les délinquants sexuels ou autres. Regardez ce qui se met en place au lieu d'être obsédé par ce qui se mettrait en place.


par Jeux le Lundi 05/04/2010 à 07:22

Bon courage, bravo!


Pas d'accord par D HIB le Mercredi 19/05/2010 à 09:36

Mme Royal n'incarne pas une ligne politique, elle n'incarne que l'expression désespérée des citoyens privés de démocratie (Cf Traité de Lisbonne) de voir leur voix & choix pris en compte. Or en n'intégrant pas ce phénomène "spontané" constaté et qui a perduré, vous portez une part de responsabilité lourde dans l'échec que vous décrivez., et à ce titre l'alliance avec Mme Aubry est incompréhensible... sauf si de considérations tactiques, par exemple  intégrant votre départ du PS ont prévalu. 
En d'autre terme, vous ne pouvez parler d'accord avec M Hamon quand aux objectif au vu des moyens que vous vous êtes donnés avec lui à l'époque.


DE LA NECESSITE D'UN FRONT DE GAUCHE "ELARGI". par CANTON le Mercredi 04/08/2010 à 14:05

Bonjour,

ayant contament voté à gauche (LO ou LCR), militant NPA depuis sa création en février 2009, militant associatif depuis longtemps et militant syndical depuis...toujours, je crois en l'urgence d'un regroupement des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes de gauche.

Certains partis (PS, PC...) n'ont de gauche que le nom, que proclament des "barons-notables" plus accroché-e-s à leurs "pouvoir-hochet" qu'à la préparation d'une alternative populaire plus juste au capitalisme.

Qu'est-ce qu'être de gauche aujourd'hui ? Affirmer la primauté de l'être sur la finance ? Beaucoup s'en réclament... Avoir comme objectif la construction d'une société basée sur la redistribution équitable des RESSOURCES sans distinction de race, sexe, lieu d'existance, ou autres distinctions de classes ? Quelques uns s'en prévalent...

La difficulté (LES DIFFICULTES) survient (surviennent) rapidemment dans le débat. Tel parti brandit alors SA bible, telle tendance affirme sa juste ligne (LA JUSTE LIGNE !) au delà de laquelle on devient "déviant-e" ; les anathèmes, apostrophes et affirmations remplacent alors la réflexion. Etre de gauche c'est encore appartenir à une minorité "éclairée"...! Hélas.

Etre de gauche ça devrait commencer par un respect. Sur quelle base ? Au lieu de penser à la solution, constatons les dégâts. Commençons donc par l'analyse de la situation de millions de gens (de milliards de par le monde) ; là se situe le consensus entre "gens de gauche".

Posons les problèmes : services publiques (santé, enseignement/éducation, aides à la personne, solidarités, vie de proximité...), répartition des ressources liée à une réflexion sur la durabilité des ressources naturelles, développement des moyens technologiques au service des gens, vision globale (mondiale, car le capitalisme a réussi l'internationale !!!) de la politique (la fameuse vie de la cité !). Etc.

Alors, qu'en pense t-on ? Pas photo, non ? Là, on devine bien les différences, les priorités dans les réponses entre gauche et droite.

Allez, aujourd'hui le problème des retraites concentre nos préoccupations. Mais ce dossier cristallise juste la fameuse "ligne" entre droite et gauche. Les dossiers sont en fait multiples. Il faut s'en saisir. Débattre et être offensif en la matière ; pas attendre les coups pour réagir mais affirmer une volonté.

Pour un front de gauche multiple, révolutionnaire et ouvert.

Un militant de gauche.


L’illusion du vote et de la démocratie parlementaire par noway le Samedi 20/08/2011 à 05:31

Croyez-vous encore qu’il existe une différence fondamentale quant au choix de société dans laquelle nous voulons vivre entre le PS et l’UMP en France, entre les démocrates et les républicains aux États-Unis, entre les travaillistes et les conservateurs au Royaume-Uni ? Il n’existe pas d’opposition car les partis politiques dominants sont d’accord sur l’essentiel qui est la conservation de la présente société marchande. Il n’existe pas de partis politiques susceptibles d’accéder au pouvoir qui remette en cause le dogme du marché. Et ce sont ces partis qui avec la complicité médiatique monopolise l’apparence.  Ils se chamaillent sur des points de détails pourvu que tout reste en place. Ils se disputent pour savoir qui occupera les places que leur offre le parlementarisme marchand. Ces pauvres chamailleries sont relayées par tous les médias dans le but d’occulter un véritable débat sur le choix de société dans laquelle nous souhaitons vivre. L’apparence et la futilité dominent sur la profondeur de l’affrontement des idées. Tout cela ne ressemble en rien, de près ou de loin à une démocratie.

    La démocratie réelle se définit d’abord et avant tout par la participation massive des citoyens à la gestion des affaires de la cité. Elle est directe et participative. Elle trouve son expression la plus authentique dans l’assemblée populaire et le dialogue permanent sur l’organisation de la vie en commun. La forme représentative et parlementaire qui usurpe le nom de démocratie limite le pouvoir des citoyens au simple droit de vote, c'est-à-dire au néant, tant il est vrai que le choix entre gris clair et gris foncé n’est pas un choix véritable. Les sièges parlementaires sont occupés dans leur immense majorité par la classe économiquement dominante, qu’elle soit de droite ou de la prétendue gauche social-démocrate.

tiré de "La servitude moderne" de Jean-François Brient



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